TRAVERSER CES TEMPS MAUVAIS EN ORTHODOXE

TÉLÉCHARGER LE pdf

vendredi 7 mars 2014

C'est au Seigneur que le pénitent se confesse réellement... l'επιτίμια


La confession des péchés se fait devant la croix et l'Évangile sur l'analoï.  La croix et l'Evangile symbolisent la présence invisible de Dieu Lui-même, et c'est au Seigneur que le pénitent se confesse réellement. Le prêtre est seulement un témoin à ce sacrement. 

Voyant un repentir sincère de la personne, le prêtre met son epitracheleion  sur la tête baissée du pénitent et lit la prière d'absolution, lui pardonnant ses péchés au nom de Jésus-Christ Lui-même, et il fait le signe de la croix sur lui. Ayant embrassé la croix et l'Evangile, la personne qui vient de confesser ses péchés reçoit la bénédiction du prêtre pour recevoir les Saints Mystères. (source)


L' " Epitimia "(επιτίμια) ou pénitence doit être comprise comme un remède selon les canons de l'Église , le prêtre en tant que médecin spirituel doit l'appliquer dans certains cas afin de traiter les maladies morales de ses enfants spirituels. Par exemple, il peut imposer un jeûne au-delà ce que les autres font, des prières supplémentaires de repentir, une certaine quantité de prosternations, des œuvres de charité, la lecture de l'Écriture Sainte et d'autres exercices justes. 
L'epitimie imposéev parfois par le prêtre - confesseur n'est pas une punition, mais représente une action de correction ou de guérison pédagogique. Le but est d'approfondir la contrition et de soutenir la volonté de correction. L'apôtre Paul dit , « Car la tristesse qui est selon Dieu opère une repentance à salut dont on n’a pas de regret, mais la tristesse du monde opère la mort. » (2 Corinthiens 7:10 ) . 

L'un des canons du sixième Concile œcuménique déclare : «le pouvoir de lier et de délier est reçu de Dieu, le prêtre doit évaluer la nature du péché et favoriser la repentance, et donc utiliser les moyens appropriés de guérison. Mais s'il applique des moyens non appropriés, le salut ne sera pas disponible pour le pécheur car tous les péchés ne sont pas semblables, mais différents et spécifiques, et représentent de nombreux aspects des dommages causés par lesquels le mal se développe et se propage davantage, et doivent être arrêtés par le pouvoir de guérison. " Dans l'Église ancienne la confession s'accomplissait quelque peu différemment de la pratique contemporaine russe. A cette époque, les chrétiens avaient la communion tous les dimanches, ou en tout cas souvent, de sorte que la confession n'était pas nécessaire à chaque fois. Les chrétiens venaient se confesser, quand ils en avaient ressentaient le besoin car  ils avaient commis un péché grave et si leur comportement était une occasion de chute pour les autres chrétiens. Habituellement, la confession des péchés était faite à voix haute devant le prêtre et l'assemblée. 


A l'heure actuelle dans l'Église orthodoxe grecque , la confession n'est pas faite avant chaque communion et est séparée de la liturgie. La confession est entendue par le prêtre dans un endroit spécifiquement désigné à cet effet. Plus près de nous, en Russie, Saint  Jean de Cronstadt, n'avait pas l'occasion d'entendre des confessions individuelles, car des confessions publiques avaient souvent lieu, auxquelles des milliers de personnes participaient. Au cours de ce sacrement beaucoup confessaient leurs péchés à haute voix et se repentaient devant toute l'assemblée. Ces aveux publics avaient un effet très bénéfique sur ceux qui y participaient. 

 Quelle que soit la forme extérieure de la confession effectuée, il est nécessaire de se rappeler que c'est un grand Mystère qui nécessite de notre part une attitude sérieuse et respectueuse. Son but est de parvenir à la guérison véritable de l'âme. C'est la raison pour laquelle une confession rapide juste avant la présentation du calice n'est pas la bonne attitude envers ce sacrement. Il est impératif de se présenter à la confession à l'avance, et il faut se repentir avec un chagrin sincère et la foi en la puissance de la grâce de Dieu qui guérit. (version en français de la source par Maxime le minime)

mercredi 12 février 2014

La famille, petite église de Dieu

La famille et la Bible
 
  • Moi et ma maison nous servirons le Seigneur (Josué 24 15)
  • Honore ton père et ta mère, comme le Seigneur, ton Dieu, te l'a ordonné, afin que tes jours se prolongent et que tu sois heureux dans le pays que le Seigneur, ton Dieu, te donne.(Deutéronome 5:16)
  • Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne. (Exode 20:12)
  •  Chacun de vous respectera sa mère et son père, et observera mes sabbats. Je suis le Seigneur votre Dieu. (Lévitique 19:3)  
  •  Car Dieu a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.…(Matthieu 15:4-6) 
  • Enfants, obéissez en toutes choses à vos parents, car cela est agréable dans le Seigneur. (Colossiens 3:20) 
  • Et observe ses lois et ses commandements que je te prescris aujourd'hui, afin que tu sois heureux, toi et tes enfants après toi, et que tu prolonges désormais tes jours dans le pays que le Seigneur, ton Dieu, te donne.  (Deutéronome 4:40) 
  • Maudit soit celui qui méprise son père et sa mère! -Et tout le peuple dira: Amen! (Deutéronome 27:16 )
  •  Enfants, obéissez à vos parents, selon le Seigneur, car cela est juste.…(Éphésiens 6:1-3)

mardi 4 février 2014

Sur le Blog de Claude : PODVIG le combat spirituel

Tout chrétien orthodoxe qui fait même la moindre lecture spirituelle rencontrera le mot "podvig."  Bien que ce mot puisse être décrit, il ne peut pas être traduit en un seul mot [en français], ce qui est la raison pour laquelle nous continuons à l'utiliser, et nous devons donc apprendre à comprendre ce terme russe.
Le mot lui-même a été défini comme "combat spirituel."  Comme beaucoup de choses dans l'orthodoxie, en pratiquant, nous le comprenons dans nos âmes, même si nous ne pouvons pas l'expliquer. En effectuant un podvig, nous trouvons comme un moyen de nous rapprocher du Christ tandis que nous cheminons le long de la voie du salut.
Nous portons les cicatrices du péché dans notre corps, ce qui nous entraîne en bas vers la terre, comme un aimant, mais notre âme aspire à monter vers les hauteurs. Comme homme, composé de corps et d'âme, nous trouvons ces deux choses opposées l'une à l'autre. Même Saint Paul dit "Car je ne sais pas ce que je fais; le bien que je veux, je ne le fais pas; mais le mal que je hais, je le fais. Or, si je fais ce que je ne veux pas, je consens à la loi, reconnaissant qu'elle est bonne. Ainsi ce n'est plus moi qui fais cela, mais c'est le péché qui habite en moi. Car je sais que le bien n'habite pas en moi, c'est-à-dire, dans ma chair: en effet, vouloir est à ma portée; mais accomplir ce qui est bon, je ne le puis. Car je ne fais pas le bien que je veux; mais je fais le mal que je ne veux pas". ( Romains 7:15-20)
En tant que chrétiens orthodoxes, nous savons que nous devons travailler à la purification, l'illumination, la theosis (déification). La première étape de notre purification des passions, de tout ce qui nous éloigne de Dieu et qui nous enchaîne de monter sur les hauteurs, nécessite l'utilisation du podvig. LIRE LA SUITE ICI

vendredi 31 janvier 2014

Les frères, un documentaire sur les moines du monastère Trifonov Pechengsky dans la région de Mourmansk

Les frères est un documentaire sur les moines du monastère du nord du monde - le monastère Trifonov Pechengsky qui est situé dans la péninsule Kolsky, en Russie. C'était un avant-poste du Nord de la Russie il y a quelques siècles. Plus tard, il a été détruit et aboli, et maintenant il est en cours de restauration. Les frères de ce monastère sont en petit nombre: 4 hiéromoines et 2 moines. Ils sont jeunes, et chacun d'eux a eu sa façon personnelle de venir à l'ordination monastique. Toutes les histoires de leur vie ne sont pas banales et même paradoxales. Ils tentent non seulement de restaurer les bâtiments du monastère, mais de construire un temple dans leur cœur. Le film met en scène les images inédites de la vie intérieure du monastère. 



jeudi 5 décembre 2013

Petit miracle : l'oiseau et la pierre de la foi

 Nous sommes toujours émerveillés par le récit de grands miracles obtenus par l'intercession de nos saints. C'est pour nous une occasion d'édification, notre foi en est confortée et c'est un rappel que le Royaume est déjà là, que les Saints le perçoivent et le vivent ici et maintenant. Mais il n'y a pas lieu de nous désoler sur notre incapacité à vivre nous aussi dans ce Royaume déjà-là car si nous sommes attentifs, nous pouvons percevoir et vivre une multitude de petits miracles qui pour être moins spectaculaires que ceux des grands saints n'en sont pas moins les signes que pour nous aussi Dieu est proche, qu'une autre réalité que celle de la triste et cruelle réalité de la vie de ce monde est là à portée de main. Chacun de nous fait l'objet de la grande miséricorde de notre Dieu et reçoit en temps opportun le message, le signe qui va le soutenir, le réconforter, l'éclairer, le guider. Il suffit d'y être attentif et réceptif, comme cette personne dont voici l'histoire :


http://www.lesinvasionsephemeres.com/2131-thickbox/sautoir-oiseau-argent-et-pierre-de-lune.jpg


"Une de mes amies était assise dans le jardin avec un moral assez bas car sa santé était en déclin. Elle était née avec une malformation cardiaque, et toute sa vie elle avait lutté contre la fatigue et le manque d'énergie. Sa foi était très importante pour elle, elle la réconfortait et lui donnait la force et le courage de lutter. Mais ce jour-là sa foi semblait avoir disparu et elle se sentait complètement déprimée et dans une solitude totale. Quand un moineau a atterri près de ses pieds et a laissé tomber une petite pierre devant elle. Puis il s’est envolé. Le mot pierre s’est étrangement imposé alors à son esprit et a aussitôt évoqué pour elle ce passage de l’Evangile où l'apôtre Pierre a dit au Christ : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant», et le Seigneur lui a répondu que, sur cette déclaration de foi qu'Il est Dieu, Il construirait son Église. Ainsi, le Christ l’a appelé Pierre, en grec " Petros", parce que sur le rocher, en grec " petra ", de cette déclaration de foi, qui était inspirée par Dieu le Père, le Christ bâtirait son Église. Sa foi a alors jailli à nouveau en elle, et elle a remercié Dieu pour ce rappel de la petite pierre lancée par le moineau." Olga Giel. February, 1993. East House, Beech Hill, Mayford, Woking, Surrey
(Version française par Maxime le minime de la source)

lundi 18 novembre 2013

Le pouvoir du diable est limité

"D’une part, celui-ci ne peut accomplir que ce que Dieu lui permet de faire ; d’autre part il n’a pas d’accès dans l’âme du chrétien dont la volonté n’entre pas en connivence avec lui.

 Saint Jean Chrysostome montre que les véritables causes du mal ne sont pas le diable ni la nature (sur ce second point, il vise le manichéisme), mais la négligence (ραθυμία rathumia) et le mauvais choix. Dieu a créé l’homme libre, et c’est la façon dont ce dernier use de son libre arbitre qui est déterminante pour l’accomplissement du bien ou du mal. Pour cette raison le diable est impuissant devant le libre choix humain, et son existence n’a d’autre but que de l’éprouver, ce dont le fidèle peut tirer un grand profit spirituel en faisant, chaque fois qu’il est tenté, le choix de Dieu."

(extrait de la recension par J-C Larchet du livre Jean Chrysostome , « L’impuissance du diable ». Introduction, texte critique, traduction et notes par Adina Peleanu (moniale Antonia, du monastère orthodoxe roumain Protection de la Mère de Dieu, Limours, Essonne), Éditions du Cerf, 2013)

vendredi 15 novembre 2013

Lorsque vous approchez des mystères sacrés de la table sainte par St Jean Chrysostome

Lorsque vous devez approcher des sacrés mystères de la table sainte et redoutable, ne le faites qu'avec un pieux effroi, avec une conscience pure, avec le jeûne et la prière, sans bruit et sans tumulte, sans frapper des pieds, sans vous pousser les uns les autres, car c'est la marque d'un dédain superbe et d'un mépris extrême. Une pareille conduite attire les plus grandes punitions sur ceux qui se la permettent. Pensez, ô mon frère ! pensez à la victime que vous allez toucher, pensez à la table dont vous approchez ! Songez que vous qui êtes cendre et poussière, vous participez au corps et au sang de Jésus-Christ ! Si le prince vous invitait à un repas, vous ne vous présenteriez qu'avec crainte, vous ne toucheriez aux mets qui vous seraient servis qu'avec respect et circonspection; et lorsque Dieu lui-même vous invite à sa table, une table où il vous sert son propre Fils, lorsque les puissances angéliques ne se tiennent en sa présence qu'avec une frayeur respectueuse, lorsque les chérubins se voilent la face, et que les séraphins s'écrient avec tremblement: Saint, Saint, Saint, le Seigneur (Apoc. IV, 8), vous, qui le croirait? vous approchez du banquet spirituel avec tumulte et en poussant des clameurs ! Ne savez-vous donc pas que votre âme, dans cette circonstance, doit être calme et paisible! qu'il faut alors une paix profonde, une tranquillité parfaite, et non ce mouvement et ce tumulte qui rendent impure l'âme de celui qui approche de la table sainte. Quelle excuse nous resterait-il, si nous ne pouvions au moins purifier des passions qui nous souillent le moment où nous en approchons? Qu'y a-t-il pour nous de plus essentiel que les mets qu'on nous y sert? qu'est-ce qui nous trouble et nous inquiète? qu'est-ce qui nous presse d'abandonner l'Eglise pour retourner dans le monde? N'excitez pas, je vous supplie, n'excitez pas contre vous-mêmes la colère divine. Le mets qu'on vous sert est le remède efficace de vos blessures, une source inépuisable de richesses, la clef spirituelle qui vous ouvre le royaume des cieux. Ne le prenons donc, ce mets, qu'avec crainte et avec actions de grâces; jetons-nous aux pieds de Dieu en confessant nos fautes, pleurons sur nos péchés, adressons-lui de ferventes prières; et, après avoir purifié nos consciences, approchons-nous tranquillement et avec la modestie convenable, comme devant nous présenter au souverain Roi du ciel. Vénérons les purs et très saints dons que nous recevrons; embrassons-les des yeux, enflammons notre coeur, afin de venir à la table sacrée, non pour y prendre notre jugement et notre condamnation, mais pour y trouver la tempérance de l'âme, la charité, la vertu, la réconciliation avec Dieu, une paix ferme et solide, un moyen de nous sanctifier nous-mêmes et d'édifier nos frères.
St Jean Chrysostome
(source)