lundi 22 juin 2015

Pourquoi donc baisons-nous la main du prêtre?

sur le blog de CLAUDE


La vraie question est: "Pourquoi n'embrassons-nous pas les mains de plusieurs autres personnes?" Baiser la main du prêtre n'est pas une chose exceptionnelle, mais c'est plutôt un reste de ce qui était autrefois une coutume parfaitement normale: montrer de la révérence à nos aînés en embrassant leur main droite.

 Il y a certainement beaucoup de gens qui vivent aujourd'hui en Grèce qui se souviennent que le baiser sur la main était le moyen normal et attendu pour montrer du respect non seulement au clergé, mais aussi aux parents, grands-parents, parrains et marraines, et à d'autres personnes qui ont autorité sur nous ou détiennent une position importante dans nos vies.

 La disparition de cette coutume fait partie de la désintégration de la société chrétienne traditionnelle, qui était basée sur la hiérarchie, l'humilité et le respect.

Et elle était basée, bien sûr, sur l'amour, ce qui ne va pas sans le respect. Lorsque nous nous embrassons la main de l'évêque ou d'un prêtre, nous ne montrons pas d'égard pour la personne du prêtre, mais pour son rôle sacré. Le prêtre comme homme est un pécheur, mais le prêtre comme prêtre représente le Christ; il est une icône du Christ. Aussi, bien que sa main soit indigne, il touche cependant les choses les plus saintes - les Précieux Corps et Sang du Seigneur.

 En outre, en dépit de son indignité, par la sainte ordination, il a reçu la Grâce de Dieu pour conférer dons et bénédictions spirituelles. Pourquoi devrions-nous nous priver de la bénédiction de notre Seigneur Lui-même, en ne cherchant pas la bénédiction du prêtre?

 Alors, quand pourrions-nous demander une bénédiction? Nous cherchons généralement cette bénédiction chaque fois que nous saluons et disons adieu à nos pères spirituels. Nous embrassons également leur main droite lorsque nous recevons la prière d'absolution à la confession ou lors d'autres prières.

 Nous ne baisons cependant pas la main du prêtre lors de la réception de la Sainte Communion, de peur que nous risquions de créer un accident avec le Saint Calice.

mardi 26 mai 2015

Déceptions, chagrins, malheurs, épreuves par l'Ancien Thadée


" Le Seigneur permet que de nombreuses déceptions, chagrins et malheurs, arrivent dans cette vie terrestre afin que nous puissions cesser de placer notre confiance dans le monde, qui nous nuit beaucoup et que nous puissions réaliser qu'Il est seul source de toute consolation, toute paix et tout calme." - Ancien Thadée

mercredi 22 avril 2015

La nourriture spirituelle s'avère plus nécessaire que la nourriture corporelle par St Syméon le Nouveau Théologien

« Nous les hommes, nous devons être sur nos gardes et veiller sur nous, nous tous fidèles et infidèles, petits et grands: infidèles, nous avons à parvenir à la connaissance et à la foi du Dieu qui nous a faits; fidèles, à nous montrer par notre bonne conduite agréables à ses yeux en toute oeuvre bonne (cf. Hb 13, 21); petits, à être soumis aux grands à cause du Seigneur et, grands, disposés envers les petits comme envers de véritables enfants à cause du commandement du Seigneur qui dit: « Tout ce que vous avez fait à l'un quelconque de ces tous petits, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 40) Ce n'est pas seulement pour les indigents, comme d'aucuns le croient, et pour ceux à qui manquent la nourriture du corps, que le Seigneur a dit cela, mais encore pour tous nos autres frères que consume non pas la disette de pain et d'eau, mais la disette de l'inertie et de la désobéissance aux commandements du Seigneur. Car autant l'âme est plus précieuse que le corps (Mt 6, 25; Lc 12, 23), autant la nourriture spirituelle s'avère plus nécessaire que la nourriture corporelle; et c'est même d'elle, je pense, que le Seigneur dit: « J'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger, j'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire » (Mt XXV:42), pour elle et non pour la nourriture périssable du corps. Car c’est une soif véritable qu’il éprouve pour le salut de chacun d’entre nous, une soif et une faim ; or, notre salut consiste à nous abstenir de tout péché ; mais cette abstention de tout péché, en dehors de la pratique des vertus et de l’accomplissement de tous les commandements, c’est un idéal irréalisable, puisque c’est par l’accomplissement des commandements que, normalement, se nourrit en nous notre Maître et Dieu, le Seigneur de l’Univers. Car, selon ce que disent nos Pères saints, de même que nos mauvaises actions nourrissent et fortifient les démons contre nous, mais que, si nous renonçons au mal, ils souffrent d’inanition et perdent toute vigueur, de même aussi, à ce que je pense, celui qui s’est appauvri pour notre salut (II Cor 8,9) trouve chez nous sa nourriture ou au contraire est délaissé, (réduit) à la disette. Et c’est de quoi nous pouvons nous instruire et nous renseigner par la vie même des saints […] »
Saint Syméon le Nouveau Théologien
Catéchèse IX, 27-60)