mercredi 22 avril 2015

La nourriture spirituelle s'avère plus nécessaire que la nourriture corporelle par St Syméon le Nouveau Théologien

« Nous les hommes, nous devons être sur nos gardes et veiller sur nous, nous tous fidèles et infidèles, petits et grands: infidèles, nous avons à parvenir à la connaissance et à la foi du Dieu qui nous a faits; fidèles, à nous montrer par notre bonne conduite agréables à ses yeux en toute oeuvre bonne (cf. Hb 13, 21); petits, à être soumis aux grands à cause du Seigneur et, grands, disposés envers les petits comme envers de véritables enfants à cause du commandement du Seigneur qui dit: « Tout ce que vous avez fait à l'un quelconque de ces tous petits, c'est à moi que vous l'avez fait » (Mt 25, 40) Ce n'est pas seulement pour les indigents, comme d'aucuns le croient, et pour ceux à qui manquent la nourriture du corps, que le Seigneur a dit cela, mais encore pour tous nos autres frères que consume non pas la disette de pain et d'eau, mais la disette de l'inertie et de la désobéissance aux commandements du Seigneur. Car autant l'âme est plus précieuse que le corps (Mt 6, 25; Lc 12, 23), autant la nourriture spirituelle s'avère plus nécessaire que la nourriture corporelle; et c'est même d'elle, je pense, que le Seigneur dit: « J'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger, j'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire » (Mt XXV:42), pour elle et non pour la nourriture périssable du corps. Car c’est une soif véritable qu’il éprouve pour le salut de chacun d’entre nous, une soif et une faim ; or, notre salut consiste à nous abstenir de tout péché ; mais cette abstention de tout péché, en dehors de la pratique des vertus et de l’accomplissement de tous les commandements, c’est un idéal irréalisable, puisque c’est par l’accomplissement des commandements que, normalement, se nourrit en nous notre Maître et Dieu, le Seigneur de l’Univers. Car, selon ce que disent nos Pères saints, de même que nos mauvaises actions nourrissent et fortifient les démons contre nous, mais que, si nous renonçons au mal, ils souffrent d’inanition et perdent toute vigueur, de même aussi, à ce que je pense, celui qui s’est appauvri pour notre salut (II Cor 8,9) trouve chez nous sa nourriture ou au contraire est délaissé, (réduit) à la disette. Et c’est de quoi nous pouvons nous instruire et nous renseigner par la vie même des saints […] »
Saint Syméon le Nouveau Théologien
Catéchèse IX, 27-60)

mercredi 8 avril 2015

OFFICE DE L'HUILE SAINTE


"Comme modèle de générosité dans l'épreuve et de patience, prenez, frères, les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. 11 Voyez, nous proclamons bienheureux ceux qui ont souffert. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu quelle fin le Seigneur lui a ménagée; car le Seigneur est plein de compassion et de miséricorde. 12 Surtout, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, ni par quelque autre serment; mais que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le coup du jugement. 13 Quelqu'un pareil vous est-il dans l'affliction? qu'il prie. Est-il dans la joie? qu'il chante des cantiques. 14 Quelqu'un parmi vous est-il malade? qu'il appelle les prêtres de l'Eglise et que ceux-ci prient sur lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur. 15 Et la prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le rétablira, et s'il a commis des péchés, ils lui seront pardonnés. 16 Confessez donc vos fautes l'un à l'autre, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris; car la prière fervente du juste a beaucoup de puissance." 

Épitre catholique de Jacques 5,10-16

lundi 6 avril 2015

PODVIG


Un  soldat blessé Mikhail Nesterov

Il y a de grands exploits dans la bataille,
il y a de grands exploits dans la lutte,

mais les plus grands exploits sont
la patience, l'amour, et la supplication.

Aleksei Khomyakov

lundi 30 mars 2015

N'abandonnez pas ! St Jean Climaque


"Ne soyez pas surpris de retomber tous les jours; n'abandonnez pas, mais tenez bon avec courage. Et assurément, l'ange qui veille sur vous honorera votre patience.." Saint Jean Climaque

jeudi 12 mars 2015

Le territoire des loups, des démons, c'est partout …

Les démons sont des bêtes sauvages, des loups prédateurs. Ils connaissent vos points faibles, ils sentent le sang qui suinte des blessures que vous vous êtes infligées, vous-même, à votre âme, par vos chutes répétées. Ils pressentent ce qui va vous faire chuter et quand, et dans quelle occasion cela peut se produire. Et ils tournent constamment autour de vous à bonne distance, dans l’ombre, se tenant à l’affût, attendant le moment propice pour vous sauter dessus, vous traîner à terre et vous mordre et vous déchiqueter. 
Qui plus est, il faut le savoir, plus vous vous dévouez sincèrement pour vos frères, plus vos prières sont ferventes, plus vous consacrez de moments privilégiés à converser avec votre Seigneur ou à vous tenir simplement en sa présence dans le silence, plus cela excite leur hargne, plus cela attise leur colère, plus croît leur désir de dévorer votre âme … et ils ne vous lâcheront plus tant que vous n’aurez pas cette grâce des saints ascètes qui vivent en permanence dans l’intimité de Dieu, dans la prière perpétuelle. 
 Mais comment y parvenir dans cette vie, dans ce monde ? Rien n’est plus difficile. Cependant si vous conservez la foi, l’espérance et l’amour, tout en ayant toujours humblement à l'esprit votre faiblesse, alors vous tomberez, encore et encore, mais vous vous relèverez, avec vos faibles forces, et cependant avec l’aide de Dieu, en y mettant le temps qu’il faudra, couvert de vos blessures sanglantes, pantelant, mais toujours prêt à combattre à nouveau… Et alors ce n’est pas encore cette fois que les démons, ces loups,  vous auront vaincu. Et Le Seigneur vous couvrira à nouveau de sa miséricorde, vous redonnera des forces et vous repartirez au combat ! Courage mes frères ! Et prions les uns pour les autres !
Maxime le minime


samedi 7 mars 2015

De la complaisance à soi-même par St Maxime le Confesseur


Garde-toi de la mère des vices, la complaisance à soi-même, l'égoïsme, qui est l'affection déraisonnable que nous portons au corps. Car c’est évidemment d’elle que naissent les trois premières pensées folles, passionnées, fondamentales, je veux dire 1a gourmandise. la cupidité et la vaine gloire, qui ont apparemment leur origine dans les exigences du corps. C'est d’elles que vient toute la suite des vices. Il faut donc nécessairement se garder de la complaisance à soi-même, et la combattre par beaucoup de vigilance car lorsqu'elle disparaît, toutes les pensées qui viennent d'elle disparaissent avec elle. 
St Maxime le Confesseur
[Diagnostics sur l'Amour - Centurie II sur l'Amour 59]