dimanche 15 mai 2016

“La confession. Actes de l’université d’été 2015″ de la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale

  “La confession. Actes de l’université d’été 2015″

Confession
Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale, La confessionActes de l’université d’été 2015, Éditions Apostolia, Limours, 2016.
Ce volume contient les actes de l’université d’été tenue en 2015 à l’intention du clergé de la Métropole roumaine. Les exposés, faits, à l’exception d’un seul, par des clercs ou des moines et moniales appartenant au patriarcat de Roumanie, comportent quatre études bibliques, canoniques et patristiques, et par ailleurs des réflexions pastorales, le plus souvent propres au contexte spécifique de l’Église roumaine, sur la nature de la confession, son rapport avec la paternité spirituelle, son rapport avec la psychothérapie, son aspect thérapeutique ou son lien avec la communion en relation avec le problème de la fréquence de celle-ci.
Sommaire :
— Introduction, par le métropolite Joseph
— La paternité spirituelle, par l’évêque Silouane
— Expérience du renouveau de la confession dans une paroisse urbaine, par le père Ciprian Negreanu
— Le repentir chez saint Jean Climaque et saint Jean Cassien, par l’archiprêtre Marc-Antoine Costa de Beauregard
— Confession et psychothérapie – la guérison de l’âme et du corps, par la moniale Siluana Vlad
— Comment sensibiliser les jeunes à la confession, par la moniale Sofronia
— La confession en Roumanie – Historique et situation actuelle, par l’archimandrite Nichifor Horia
— Le ministère de la paternité spirituelle selon l’archimandrite Sophrony, par le hiéromoine Melchisedec
— Une perspective canonique sur la confession, par le père Patriciu Vlaic
— Le sacrement de la confession selon la Sainte Ecriture, par le père Vasile Mihoc
— Dimension psychosomatique de la confession, par le père Jean Boboc
— La dimension thérapeutique de la corifession, par le père Philippe Dautais
— Contrition, repentir et confession, selon l’enseignement de saint Jean Chrysostome, par le père Gérard Reynaud
— Conclusion, par le métropolite Joseph
— En guise de postface: Quand l’amour répond à l’amour, par le métropolite Joseph

lundi 7 mars 2016

L'illusion de pouvoir changer sans l'aide de Dieu par Mère SILOUANA VLAD

D’un autre côté, nous devons assumer cette responsabilité de ce travail en synergie avec Dieu.

 "Quand quelqu’un est sur le point de mourir, on ne peut pas dire qu’il assume la responsabilité qu’on lui mette un masque dbxygène sur le visage. Non, il respire tout simplement. Donc, quand nous comprenons notre faiblesse, quand nous nous rendons compte combien nous sommes formatés à être impuissants, nous allons pouvoir dire : << Viens, Seigneur ! >> C’est là où on doit arriver, on doit prendre conscience de sa propre faiblesse. Et on n’aura pas besoin qu’on nous ap-prenne à prier car en arrivant "chez soi” on va le faire tout naturellement. Mes talents, ce sont aussi tous ces défauts, cet héritage, cette levure du calice de la vie qui est arrivé à moi ; le calice avec la lie (Ps 75,8) de mes péchés, du péché intérieur hérité de mes parents comme impuissance de la nature humaine, ainsi que le péché qui vient de l'extérieur, par l’apprentissage des mauvaises habitudes. On doit donner à Dieu cette lie afin qu’Il la transforme en vin pur. Mais cela signifie que je dois moi aussi boire avec Lui, jusqu’à la lie, le calice de ma vie. La pression qui vient autant de l’intérieur, que de l’extérieur, a fait que mon sang, ma vie, sont chargés de misère, et lorsque je dis << Mon Dieu, je ne peux rien faire >>, le simple fait de vivre cette conviction est déjà une prière, c’est le début de la prière. C’est la descente dans l’enfer qui est en moi, la prise de conscience de mon impuissance et de la souffrance que me donne l'illusion que je pourrais faire quelque chose sans Dieu, ou bien que je pourrais faire quelque chose par moi-même : << Mon Dieu, attends un peu, je vais d'abord arrêter de fumer et après je viendrai à l’Église. » C’est l’illusion de l'ego qui nous y plonge car il ne veut pas renoncer aux plaisirs qu’il substitue à notre soif de joie."

EXTRAIT de
Ma première véritable rencontre avec le Christ .. au coeur de mon enfer de  aux éditions Apostolia. de Mère Silouana (Vlad) du Monastère de Saint-Silouane-l'Athonite à Iassy



dimanche 6 mars 2016

Règle d’attention pour celui qui vit dans le monde

Saint Ignace (Briantchaninov) (1807-1867)

Écrit pour le laïc pieux ayant le désir de mener dans le monde une vie attentive.

L’âme de tous les exercices spirituels est l’attention. Sans l’attention, ces exercices sont stériles et morts. Celui qui désire être sauvé doit se mettre dans une attitude qui lui permette de garder l’attention vers soi non seulement dans la solitude mais également dans la distraction provoquée parfois par les circonstances. Que le poids de la crainte de Dieu surpasse toutes les autres impressions dans son âme : alors il lui sera facile de garder l’attention à soi que ce soit dans la solitude de sa chambre comme au milieu du bruit du monde.
La prise de nourriture mesurée, la diminution de l’échauffement du sang contribuent beaucoup à l’attention à soi ; tandis que l’échauffement du sang – qui provient d’une alimentation excessive et de mouvements exagérés, de l’inflammation de la colère, de l’ivresse de la vanité et d’autres causes encore - engendre une quantité de pensées et de rêveries, autrement dit, la dispersion. Les saints pères prescrivent à celui qui veut pratiquer l’attention de commencer par une tempérance mesurée, égale et constante dans l’alimentation.
Au réveil – à l’image du réveil de la mort, qui attend toute personne – dirige tes pensées vers Dieu, apporte Lui en sacrifice tes pensées naissantes…



lundi 29 février 2016

Comme la lune croît et décroît, le pécheur… par St Jean de Karpathos


La lune qui croît et décroît illustre la condition de l'homme : 
parfois il fait ce qui est juste, parfois il pèche, puis par le repentir il revient à une vie sainte. L'intelligence de celui qui pèche n'est pas détruite (comme certains le pensent), tout comme la taille physique de la lune ne diminue pas, mais seulement sa lumière. Par le repentir un homme retrouve sa véritable splendeur, juste comme la lune après la période de déclin  se revêt une fois de plus de sa pleine lumière. Si un homme croit en Christ, «quand il serait mort, il vivra» (Jean 11:25); il saura que « Moi, le Seigneur, je l’ai dit, et je le ferai » (Ézékiel,17: 24).
St Jean de Karpathos

samedi 16 janvier 2016

Les passions inguérissables ? "non pas faute de pouvoir, mais faute de vouloir" par St Jean Chrysostome



"Comme il y a des blessures incurables qui ne cèdent ni aux remèdes énergiques ni à ceux qui ont pour effet d'adoucir; de même quand une âme est une fois devenue captive du démon, qu'elle s'est livrée à quelque péché et qu'elle ne veut plus même comprendre son intérêt, alors on a beau lui prodiguer les instructions et les conseils, c'est peine perdue, et elle ne retire pas plus d'utilité de l'exhortation que si le sens de l'ouïe était mort en elle, ce qui arrive non pas faute de pouvoir, mais faute de vouloir. C'est en quoi les vices de la volonté diffèrent des infirmités du corps. Car pour ce qui est du corps les affections qui viennent de la nature sont la plupart du temps inguérissables; il en est tout autrement de la volonté libre. Si mauvais que l'on soit, on peut, si l'on veut, changer et devenir bon, et l'on peut également, quoique bon, glisser au mal si l'on se néglige." 
S JEAN CHRYSOSTOME
(Homélie XIX sur la Genèse)