dimanche 29 septembre 2013

Vertu personnelle et Miséricorde divine par St Jean Chrysostome


St Jean Chrysostome

"Même si nous avons à notre crédit des milliers d'actes de grande vertu, notre confiance à nous faire entendre doit être fondée sur la miséricorde de Dieu et son amour pour les hommes. Même si nous sommes au sommet de la vertu, c'est par miséricorde que nous serons sauvés."

mercredi 18 septembre 2013

Avec crainte de Dieu, foi et amour, approchez !

"Que la participation à tes saints Mystères, Seigneur, ne me soit ni jugement, ni condamnation, mais la guérison de mon âme et de mon corps. Amin"

jeudi 12 septembre 2013

прелесть : L’illusion spirituelle selon l'enseignement ascétique orthodoxe [1]

"Le concept de прелесть, une des clés de l'enseignement ascétique orthodoxe, est complètement absent dans le monde protestant et catholique qui a produit le mouvement "charismatique" ; et ce fait explique pourquoi une illusion si évidente peut prendre une telle influence sur des cercles formellement "chrétiens" et aussi pourquoi un "prophète" comme Nicolas Berdiaïev, venu d'un horizon orthodoxe, peut regarder comme absolument essentiel que "dans le nouvel âge du Saint-Esprit" "il n 'y aura plus rien de la vision ascétique du monde". La raison en est évidente : la vision du monde ascétique orthodoxe donne les seuls moyens par lesquels les hommes, ayant reçu le Saint-Esprit à leur baptême et à leur chrismation, peuvent vraiment continuer à acquérir le Saint-Esprit dans leurs vies ; et il enseigne comment reconnaître et se garder de l'illusion spirituelle. La "nouvelle spiritualité" dont rêvait Berdiaïev et que le "renouveau charismatique pratique en réalité, a un fondement entièrement différent et est vue comme une fraude à la lueur de l'enseignement ascétique orthodoxe. Par conséquent, il n'y a pas de place pour les deux conceptions dans le même univers spirituel ; pour accepter la "nouvelle spiritualité" du "renouveau charismatique", on doit rejeter le christianisme orthodoxe ; et inversement, pour rester un chrétien orthodoxe, on doit rejeter le "renouveau charismatique" qui est une contrefaçon de l'Orthodoxie."  (à suivre)
Père Seraphim Rose (in "L'Orthodoxie et la religion du futur"
 traduit par Laurence Guillon) (à suivre)

vendredi 6 septembre 2013

L'habillement liturgique de l'évêque orthodoxe

St Nectaire d'Egine





Le fidèle n'a pas toujours la "chance" d'assister à l'habillement du premier des pasteurs soit parce qu'il n'a pas eu le courage de se lever assez tôt pour être dans l'église avant l'arrivée de l'évêque (ce qui est fort dommage...) soit parce que l'évêque préfère le "court" : courte barbe, office raccourci, venues dans les paroisses réduites à l'essentiel etc. (ce qui est encore plus dommage malheureusement...) Mais quand le fidèle est à l'heure et que l'évêque donne toute son importance à sa fonction symbolique, mystérique, liturgique autant que pastorale, on peut alors percevoir à quel point l'Orthodoxie a su conserver à travers les siècles, les épreuves, les vicissitudes et le martyre, son sens profond du sacré dans les moindres détails et tout à la fois dans ses traditions mystériques et ascétiques, sans contradiction. Rien n'est en effet trop beau pour Dieu*, et tout ce que l'homme peut offrir à Dieu (prière continue, longs offices, liturgies sacrées, objets, ornements et lieux du culte) doit être l'expression de ce que l'homme est capable de donner de meilleur de lui-même, de plus beau, de plus précieux, avec tout son coeur, toute son âme, toutes ses forces, toute sa créativité pour rendre simplement  à Dieu ce qu'Il lui a donné... jusqu'à sa vie même ! pourtant la plus précieuse aux yeux de la miséricorde infinie du divin Amour.
Regardez cette vidéo et rappelez-vous qu'il n'y a aucun détail de rituel qui n'ait un sens profond et sacré dans nos offices orthodoxes en lisant ci-dessous le nom et  la signification de chaque ornement de l'évêque.


             Visite de Mgr Tikhon le 27 Mars 2011 à la modeste paroisse des Saint Apôtres
                                                            en Colombie de l'Ouest


Le sticharion – Il s’agit de la longue robe intérieure qui est appelée « la robe du salut et le vêtement de la joie. » Il est le symbole de la pureté, d’une  vie sans taches  et de  la joie spirituelle.

L’epitrachelion – C’est un ornement long porté autour du cou et qui descend sur la poitrine vers le bas jusqu’à  presque toucher le sol. Ιl symbolise la grâce, la puissance et l’autorité de la prêtrise. Ιl symbolise aussi la croix portée par le  Christ et sur laquelle Il a été crucifié. Les petites franges au bas de l’Epitrachelion symbolisent les âmes confiées à la garde et la guidance de l’évêque.

La zoni  C’est la  ceinture qui est mise par dessus le sticharion et l’epitrachelion. Elle se porte autour de la taille. Elle symbolise la force – en  rappelant que Dieu accorde au prêtre le don de la force dans l’exécution de sa tâche difficile et sainte. Elle symbolise aussi la corde utilisée par les soldats pour lier les mains du Christ.

Les epimanikia  Ils sont  portés autour des poignets. Ils symbolisent les liens utilisés pour  attacher  les mains du Christ quand il a été flagellé. Ils servent également à rappeler à l’évêque que Dieu a tout créé de ses mains et que l’évêque doit mettre sa confiance en Dieu.

L’Epigonation – L’Epigonation symbolise l’épée de l’Esprit – la Parole de Dieu. Il symbolise aussi la serviette que le Christ a utilisée et placée autour de Lui-même quand il a lavé les pieds de ses disciples.

Le Saccos – Similaire au sticharion du diacre, avec de larges manches. Il est symbolique de la robe sans couture portée par le Christ durant son procès et juste avant sa crucifixion.

L’Omophorion – Ce vêtement très large pend à l’avant et à l’arrière. Il symbolise la brebis égarée. L’évêque le porte sur ses épaules comme un symbole du Bon Pasteur qui, quand il découvre la brebis perdue, la place sur ses épaules et la ramène au troupeau.

La Mitre – La couronne sur la tête. C'est le symbole de l’autorité  de l’évêque.

La Croix pectorale et l’Engolpion – La Croix pectorale et l’Engolpion (médaillon où est représentée  l’icône de la Toute Sainte tenant l’enfant Jésus) sont portés sur le cœur comme un rappel vivant que le cœur de l’évêque doit toujours être gardé pur. Le Christ, son sacrifice pour nous et la Vierge Marie doivent toujours être présents dans le cœur et l’âme de l’évêque.

La Pateritsa – C’est le bâton pastoral. C’est un symbole de la responsabilité de l’évêque qui doit garder, protéger et diriger le troupeau qui lui a été confié. Les serpents sur la partie supérieure du bâton symbolisent l’évènement lors duquel Moïse a érigé un serpent d’airain sur un poteau pour aider à sauver le peuple juif quand ils ont été mordus par des serpents venimeux ( livre des Nombres 21,6-9). Il dit au peuple de regarder le serpent d’or en cas de morsure de sorte que quiconque qui aurait été mordu et le regarderait aurait la vie sauve.

Lorsque les diacres, les prêtres et les évêques s’habillent, ils font une prière chaque fois qu’ils mettent un de leurs vêtements. Quand ils ont fini, ils se lavent les mains, offrant à nouveau une autre prière pour se préparer à commencer la Divine Liturgie.

  *6 Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux,7 une femme s'approcha de lui, tenant un vase d'albâtre, qui renfermait un parfum de grand prix; et, pendant qu'il était à table, elle répandit le parfum sur sa tête.8 Les disciples, voyant cela, s'indignèrent, et dirent: A quoi bon cette perte? 9 On aurait pu vendre ce parfum très cher, et en donner le prix aux pauvres.10 Jésus, s'en étant aperçu, leur dit: Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme? Elle a fait une bonne action à mon égard;11 car vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m'avez pas toujours. 12 En répandant ce parfum sur mon corps, elle l'a fait pour ma sépulture. 13 Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu'elle a fait. Matthieu 26:6-13

dimanche 1 septembre 2013

Cimetière roumain - Les jours de commémoration des défunts


Sapanta "Happy" Cemetery / Cimitirul Vesel de la Sapanta - Maramures, Romania from Adrian Lupascu on Vimeo.



Selon la Tradition de l'Église Orthdoxe, pendant quarante jours après la mort, l'âme du défunt se prépare au Jugement divin.
Du 1er au 3e jour, l'âme reste dans les lieux de la vie terrestre fréquentés par le défunt.
Du 3e au 9e jour, le paradis lui est présenté.
Du 9e au 40e jour, ce sont les souffrances des pécheurs se trouvant dans l'enfer qui lui sont présentées.
Le 40e jour est prise la décision divine à l'égard de l'âme, qui déterminera l'endroit où se trouvera l'âme jusqu'au Jugement dernier.
C'est pour cela que l'Église prescrit de marquer d'une commémoration particulière les 3e, 9e et 40e jours. Puis, chaque année, le jour du décès du défunt.