SURVIVRE en ORTHODOXE‼️

🔥ULTIMES MESSAGES : pour un SURVIVALISME ORTHODOXE

(NOUVELLE VERSION ACTUALISÉE) AIDE-TOI, LE CIEL T'AIDERA !« Ne mettez pas votre confiance dans les princes qui n'ont pas en eux le salut »

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« Ne mettez pas votre confiance dans les princes, ni dans les enfants des hommes, qui n'ont pas en eux le salut. » Un autre texte : « Dans celui qui ne peut vous sauver. » Ecoutez ce conseil, cet avertissement, vous tous qui regardez avec admiration les choses humaines, appui fragile et périssable. Mais que veut dire, « qui n'ont pas en eux le salut ? » Ils n'ont pas même en eux leur propre salut; ils ne peuvent pas se défendre eux-mêmes; arrive la mort, ils se coucheront plus muets que des pierres. Car, voilà ce qu'exprime le Psalmiste en disant : « Son âme sortira, et il retournera dans la terre d'où il est sorti. En ce jour-là, périront toutes leurs pensées. » Un autre texte « Tous leurs projets. » Ce que dit le Psalmiste, revient à ceci : Celui qui ne peut pas se défendre lui-même, comment sauvera-t-il les autres ? Rien, en effet, n'est aussi faible et fragile qu'une telle espérance, et c'est ce que montre la nature même des choses. Aussi Paul, parlant de l'espérance en Dieu, disait « Cette espérance n'est point trompeuse. » (Rom. V, 5.)
Ce qu'on ne peut pas dire des choses humaines, plus vaines que l'ombre. Ne me dites pas : c'est un prince.
Un prince n'a rien de plus que le premier homme venu; il est également soumis à une condition incertaine; et tenez, dût cette parole vous surprendre précisément parce que c'est un prince, ayez encore moins de confiance. Ce sont là en effet des choses bien sujettes à l'écroulement, que ces principautés. Supposez qu'on ne le précipite pas du haut de son pouvoir, c'est lui qui se précipite dans les emportements de la colère, dans les abus de pouvoir, attendu qu'il ne se croit pas comptable envers celui qui a reçu ses promesses.
Et si ce prince est sage, il sera encore plus exposé aux chutes que les particuliers, parce qu'il est entouré d'ennemis plus redoutables, plus nombreux; parce qu'il est d'autant plus facile à prendre, qu'il y a plus de gens pour lui tendre des pièges.
Que signifient ces gardes du corps ? Que signifient toutes ces escortes qui veillent sur lui ? Et
comment celui qui, au milieu d'une ville bien policée, n'est pas même sûr de défendre sa personne, mais se trouve là comme au milieu d'un peuple ennemi, exposé à tant de combats et de dangers, pourra-t-il sauver les autres ? Celui qui, en pleine paix, a plus à craindre que ceux qui font la guerre, comment pourra-t-il mettre les autres en sûreté, au-dessus de tous les périls ?

Certes, il n'est pas difficile de compter ceux qui pouvaient vivre en toute sécurité chez eux, et qui se sont perdus, pour avoir mis leur confiance dans les princes.

St Jean Chrysostome (né au Ciel en 407)

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« … Comme des brebis au milieu des loups ; soyez donc prudents comme les serpents et simples comme les colombes. Et soyez en garde contre les hommes… » [Mat. 10;16]

Constater les yeux grand ouverts, nous informer les uns les autres, nous indigner, pétitionner auprès des autorités (au fait, lesquelles ? quand déjà au plus bas niveau de notre vie sociale, un maire censé être le représentant de l'État dans la commune et, à ce titre, officier d'état civil et officier de police judiciaire, ne fait pas respecter la loi !) attendre de voter aux prochaines élections, en espérant à peine des bribes de jours de liberté, d’égalité et de justice, de restauration du respect de notre culture, de nos valeurs et de notre patrie qui rencontreront contre eux forcément tous les imbéciles utiles qui ont déjà voté comme un seul homme pour le gouvernement handicapé qui n’est compétent que pour nous asservir davantage à tout ce qui n’est pas nous, et nous enfoncer encore un peu plus… tout cela n’est-il pas vain ou du moins bien insuffisant ?

Nous avons au moins trois raisons principales d’être plus que vigilants :

La première est bien celle de l’islamisation croissante de nos pays d’Europe qui n’attend que l’inversion du rapport de forces en sa faveur – auquel elle travaille sans relâche, étape après étape – pour pouvoir laisser libre cours à son caractère impitoyable envers tout ce qui n’est pas musulman. La deuxième est le risque de guerre mondialeavec utilisation possible des armes nucléaires, et tous ceux qui soutiennent – aveuglément jusqu'à prôner la guerre contre telle ou telle nation (qui paraît-il ne respecterait pas les droits de l'homme) ou en attendant sagement à l'abri d’évaluer le pour et le contre – sans se rendre compte le moins du monde de nos intérêts réels, économiques, stratégiques, culturels et religieux participent à rendre ce risque de plus en plus réel. La troisième et non des moindres est l’effondrement bancaire suivi d'un effondrement économique mondial prévisible qui se fait progressivement mais risque de devenir de plus en plus rapide et inéluctable.

N’est-il pas venu (depuis longtemps d’ailleurs pour les plus lucides et les plus critiques…) le temps de s’occuper de nous-mêmes sans attendre la moindre sollicitude, le moindre soutien, la moindre compréhension de tous ceux qui se sont hissés à tous les niveaux jusqu’au seuil de leur incompétence ( selon le fameux « principe de Peter ») pour satisfaire, sans scrupule, leur appétit de vaine gloire, leur cupidité, leur soif de jouir de privilèges (dont on nous a fait croire qu’ils avaient été définitivement abolis) le plus tôt possible, sans le moindre souci réel d’un avenir désormais plus qu’incertain, qu’ils maquillent pour conserver leur place le plus longtemps possible (même s’ils savent que ce n’est pas pour longtemps, c’est pour eux toujours ça de pris) et qu’ils aggravent inconsidérément, sans le moindre souci d’un peuple dont ils ne connaissent rien de la vie.

Certains s’occuperont d’eux-mêmes en quittant le pays avant (car ils le peuvent – parce que sans attache, ou bien suffisamment à l’aise financièrement, ou bien avec déjà de nouvelles perspectives professionnelles). Mais le peuple, lui, que fera-t-il pour prendre soin des siens – hommes, femmes, enfants et vieilles personnes ?

Eh bien il aura intérêt à se préparer au pire, s’équiper, s'informer, se former, s’entrainer et se positionner dans tout domaine pour s’organiser, résister et survivre. Chacun – selon ses compétences, ses dispositions, son tempérament, sa situation, sa localisation, le groupe social auquel il est attaché – trouvera ce qui lui convient. Il sera nécessaire de communiquer et de nouer des liens forts de solidarité entre tous.

Le confinement imposé, pour une "épidémie" supposée dangereuse, restreignant drastiquement la liberté de culte — ou bien simplement l'éloignement géographique des lieux de culte offrant une nourriture spirituelle consistante — nous incite à une pratique de notre foi moins glorieuse mais pas moins profonde et communautaire. Nous avons certes besoin de pasteurs et de saints pasteurs, mais pas de hiérarques dont la fonction est plus diplomatique voire politique et géopolitique, que de défense de la foi et de transmission de notre tradition spirituelle, et dont on peut s'attendre à toutes les compromissions voire les pires trahisons. La religion mondiale s'organise étape après étape, à notre insu. Et l'eau tiède, dont la température augmente insensiblement mais irrésistiblement, dans laquelle le peuple des grenouilles orthodoxes se complait dans un doux rêve œcuméniste, procède à notre cuisson mortelle jusqu'à notre transformation en ingrédients de la soupe religieuse universelle, inodore, incolore, sans saveur et sans grâce, qui sera servie aux consommateurs d'opium des peuples. L'Orthodoxie des catacombes a existé et s'est renouvelée à différentes périodes, en divers lieux, depuis les origines du Christianisme. Il faudra y revenir. Les "Vieux Croyants" par exemple ont fait preuve d'une telle résilience. face à la persécution. Les juridictions seront moins importantes que la solidarité des communautés ayant la même foi chevillée au corps avec ou sans guide spirituel. La créativité, l'adaptabilité, la (re)lecture des Saintes Écritures et des œuvres des Saints Pères qui figureront en bonne place avec les livres des offices dont nous aurons besoin dans nos bibliothèques. Juste à côté des divers manuels de survie.

Avoir une foi forte sera plus que nécessaire. Celui qui n’en a pas fera bien de s’y mettre… en comptant en un premier temps que l’appétit vient en mangeant et en fréquentant ceux qui pourront l’aider à l’alimenter et la conforter. De toute façon la nature a horreur du vide, tout le monde peut le constater et quand les églises se vident les minarets poussent, et pour ceux qui ont eu une mauvaise expérience de l'Église et qui ne veulent plus entendre parler de rien de religieux, il ne faut pas dire que c'est du pareil au même parce que, même si les préceptes chrétiens les ont empêché de jouir comme ils le voulaient, ils peuvent constater facilement que ce qui les attend est bien pire.

Action et prière. Là où nous sommes et dès maintenant :


· Prier sans cesse dans l'action,

· agir pour nos frères et pour Dieu,

· transformer toute action en prière,

· orienter tout ce que nous faisons vers Dieu,

· prendre toute action pour prétexte à la prière,

· profiter de toute action pour s'en servir de support à notre prière

· nous organiser, former des réseaux, des fraternités

· et être certain qu'avec la prière DIEU EST AVEC NOUS.

Mourir en martyr, si Dieu veut, est une chose envisageable pour nous sans problème, voire avec gloire pour les plus ardents, mais l’empire chrétien d’orient a bien montré également qu’il n’était pas du tout interdit, en premier lieu, de se défendre quand c’était nécessaire. Fidèle en cela à l’empire romain plus antique : Si vis pacem para bellum. Rien à voir avec le militantisme, encore moins avec le djihad.

Foi et courage, vigilance et sagacité, discrétion et ténacité, solidarité et fraternité.« Aide-toi et le Ciel t’aidera » énonce le dicton. C’est bien là où nous en sommes.

Maxime le minime

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L'autolimitation (самоограничение)

par A. SOLJENITSYNE

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«Seule l’autolimitation permettra à l’humanité, toujours plus nombreuse et plus dense, de continuer à exister. Et sa longue évolution aura été vaine si elle ne se pénètre pas de cet esprit : tous les animaux possèdent en effet la liberté de happer des proies et de se remplir le ventre. La liberté humaine, elle, va jusqu’à l’autolimitation volontaire pour le bien d’autrui. Nos obligations doivent toujours dépasser la liberté dont nous jouissons»

- Des voix sous les décombres
- L'erreur de l'Occident

L'ULTIME ET VITALE RÉSISTANCE CHRÉTIENNE par Le moine Moïse de la Sainte Montagne/var/folders/z5/7m32prvs0cjb78y_r44jfvvm0000gn/T/com.microsoft.Word/WebArchiveCopyPasteTempFiles/ICXCNIKA.gif

"La Communauté du désert et la solitude des villes

par Le moine Moïse de la Sainte Montagne"
"Le seul refuge est pour chacun d’entre nous…"

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Moine Moïse l'Athonite (1952-2014) prie Dieu pour nous !

Dans cette solitude sacrée l’homme se trouve face à face avec sa pauvreté existentielle et la peur de la mort qu'elle provoque. Pourtant, même ici, il y a danger qu'il puisse choisir la procrastination comme solution et, pour un temps calmer son état de panique. Il peut reprendre sa course avec ses allées et venues sans fin, augmenter ses activités sociales et chercher à varier ses divertissements : un programme d’occupation maximale. D'autres personnes, d'autres choses, du travail et des implications tous azimuts peuvent servir de couverture à son appauvrissement spirituel – pour un temps. Et il peut continuer à errer sans but, poussé par les circonstances, tourmenté, papillonnant d’une chose à une autre, luttant, étant déchiré – et finalement anéanti.

Une vie de travail sans la libération de la communion avec Dieu est de l'esclavage. La lutte excessive pour la richesse est une maladie incurable source de souffrances. La peur de l’avenir peut stimuler la cupidité, l'avarice, la thésaurisation et Dieu peut être facilement oublié.

Voici ce que dit Abba Markos sur comment l'homme peut éviter l'esclavage d’un travail sans discernement et à la place devenir un libre serviteur de Dieu : «
Celui qui se débarrasse du soin anxiogène pour les choses éphémères et est libéré de tout ce que cela nécessite, mettra toute sa confiance en Dieu et dans les bonnes choses éternelles. Le Seigneur n'a pas interdit les nécessaires soins quotidiens pour notre bien-être physique, mais Il a indiqué que l'homme ne devait se sentir concerné que pour chaque jour [auquel suffit sa peine]. Limiter nos besoins et nos soucis de ce qui est absolument nécessaire est tout à fait possible par la prière et la maîtrise de soi, mais les éliminer est tout à fait impossible. »

Dans les judicieuses remarques d’Abba Markos qui suivent, permettez-moi d'attirer votre attention sur un point subtil qui s’applique à de nombreux fidèles. «
Les tâches nécessaires que nous sommes obligés d’accomplir, nous devons bien sûr les accepter et les assumer, mais nous devons lâcher ces autres activités sans but et préférer plutôt passer notre temps dans la prière, en particulier lorsque ces activités nous conduisent à la cupidité et au luxe de l’argent et de la richesse. En effet, plus on pourra, avec l'aide de Dieu, limiter, ces activités mondaines, plus on pourra préserver son esprit de ces errances anxieuses. Si à nouveau quelqu'un, de peu de foi ou ayant quelque autre faiblesse, ne peut pas faire cela, alors, au moins, qu'il comprenne bien la vérité et qu’il essaye, autant qu'il peut, de se blâmer de demeurer dans cette faiblesse et dans cet état immature. Car il est beaucoup mieux d'avoir à rendre compte à Dieu de ses omissions que de sa faute et de son orgueil

Un drame se joue dans l'homme, dans lequel il cherche, à l’extérieur, continuellement et intensément, la paix et la connaissance Mais quand il revient à lui-même, il se rend compte qu’une véritable hospitalité existe dans un endroit inattendu. C’est en effet précisément en lui-même qu’il découvre et expérimente la particularité de cette personnalité. C’est ici que se trouve la divine solitude libératrice, fondée sur la connaissance de sa personnalité. C’est ici, dans la quiétude mystique, qu'il mesure, décide, et prend ses responsabilités.

La réalisation de l'expérience mystique de ce que nous sommes, de ce que nous devrions chercher, et de ce que nous pouvons faire, implique un effort pénible qui, néanmoins, est crucial. C’est en nous que nous nous arrachons à la solitude de l’ego et où nous trouvons le chemin de la lumière et de la joie de la communion.

Une grande partie du monde est gouvernée par des sophismes, la sagesse a été mise à l'écart, et la décence a été perdue. Mensonges et trahison abondent, le révisionnisme a contrefait l'histoire, l'Évangile est mal interprété, les manuels scolaires sont des outils politiques au service de l'idéologie de ceux qui sont au pouvoir. Il y a une tendance à imiter les idéologies occidentales erronées, y compris le piétisme sentimental et le néo-christianisme social indolore. La vie de l’Église et ses traditions sacrées et vivifiantes sont ignorées.

Le seul refuge est pour chacun d’entre nous, de mettre en place notre propre sanctuaire où nous le pouvons. À un monde qui considère la tromperie comme de l'intelligence et l'honneur comme de la faiblesse, il faut oser dire «Ne me touchez pas! »

Nous devons choisir de rester seuls, volontairement et en assumant la responsabilité même si cette solitude nécessite un grand courage dans une société qui cherche agressivement nos applaudissements et nous pousse à nous y amalgamer. La lassitude de ces vanités, l’amertume, le mouvement constant et les joies sans joie qui ont rempli nos vies nous aident à venir à la réalisation que c’est la meilleure résistance à la désorientation générale.

En rétablissant notre monde intérieur, nous augmentons notre résistance, et dans le temps devenons invincibles aux attaques organisées du mal. En plaçant toute notre vie aux pieds de Dieu et dans la recherche de la vie authentique qu’Il veut que nous vivions, nous commençons à avoir un avant-goût de l’immortalité, où nous ne sommes jamais seuls, mais en compagnie du Christ et de ses saints. Toute solitude est dissipée par l'autosuffisance intérieure.

Et
cela peut vous aider de savoir qu’ils sont nombreux, sans que vous les voyiez, ceux qui vous aident par leurs prières. Ce sont les moines, totalement consacrés à Dieu, qui veillent sans cesse. Même si vous ne les avez pas rencontrés, ils prient pour vous, leurs bras levés, leurs genoux et leurs articulations couverts de cal de par leurs prosternations.

(version française par Maxime le minime de la source)

dimanche 29 septembre 2013

Vertu personnelle et Miséricorde divine par St Jean Chrysostome


St Jean Chrysostome

"Même si nous avons à notre crédit des milliers d'actes de grande vertu, notre confiance à nous faire entendre doit être fondée sur la miséricorde de Dieu et son amour pour les hommes. Même si nous sommes au sommet de la vertu, c'est par miséricorde que nous serons sauvés."

mercredi 18 septembre 2013

Avec crainte de Dieu, foi et amour, approchez !

"Que la participation à tes saints Mystères, Seigneur, ne me soit ni jugement, ni condamnation, mais la guérison de mon âme et de mon corps. Amin"

jeudi 12 septembre 2013

прелесть : L’illusion spirituelle selon l'enseignement ascétique orthodoxe [1]

"Le concept de прелесть, une des clés de l'enseignement ascétique orthodoxe, est complètement absent dans le monde protestant et catholique qui a produit le mouvement "charismatique" ; et ce fait explique pourquoi une illusion si évidente peut prendre une telle influence sur des cercles formellement "chrétiens" et aussi pourquoi un "prophète" comme Nicolas Berdiaïev, venu d'un horizon orthodoxe, peut regarder comme absolument essentiel que "dans le nouvel âge du Saint-Esprit" "il n 'y aura plus rien de la vision ascétique du monde". La raison en est évidente : la vision du monde ascétique orthodoxe donne les seuls moyens par lesquels les hommes, ayant reçu le Saint-Esprit à leur baptême et à leur chrismation, peuvent vraiment continuer à acquérir le Saint-Esprit dans leurs vies ; et il enseigne comment reconnaître et se garder de l'illusion spirituelle. La "nouvelle spiritualité" dont rêvait Berdiaïev et que le "renouveau charismatique pratique en réalité, a un fondement entièrement différent et est vue comme une fraude à la lueur de l'enseignement ascétique orthodoxe. Par conséquent, il n'y a pas de place pour les deux conceptions dans le même univers spirituel ; pour accepter la "nouvelle spiritualité" du "renouveau charismatique", on doit rejeter le christianisme orthodoxe ; et inversement, pour rester un chrétien orthodoxe, on doit rejeter le "renouveau charismatique" qui est une contrefaçon de l'Orthodoxie."  (à suivre)
Père Seraphim Rose (in "L'Orthodoxie et la religion du futur"
 traduit par Laurence Guillon) (à suivre)

vendredi 6 septembre 2013

L'habillement liturgique de l'évêque orthodoxe

St Nectaire d'Egine





Le fidèle n'a pas toujours la "chance" d'assister à l'habillement du premier des pasteurs soit parce qu'il n'a pas eu le courage de se lever assez tôt pour être dans l'église avant l'arrivée de l'évêque (ce qui est fort dommage...) soit parce que l'évêque préfère le "court" : courte barbe, office raccourci, venues dans les paroisses réduites à l'essentiel etc. (ce qui est encore plus dommage malheureusement...) Mais quand le fidèle est à l'heure et que l'évêque donne toute son importance à sa fonction symbolique, mystérique, liturgique autant que pastorale, on peut alors percevoir à quel point l'Orthodoxie a su conserver à travers les siècles, les épreuves, les vicissitudes et le martyre, son sens profond du sacré dans les moindres détails et tout à la fois dans ses traditions mystériques et ascétiques, sans contradiction. Rien n'est en effet trop beau pour Dieu*, et tout ce que l'homme peut offrir à Dieu (prière continue, longs offices, liturgies sacrées, objets, ornements et lieux du culte) doit être l'expression de ce que l'homme est capable de donner de meilleur de lui-même, de plus beau, de plus précieux, avec tout son coeur, toute son âme, toutes ses forces, toute sa créativité pour rendre simplement  à Dieu ce qu'Il lui a donné... jusqu'à sa vie même ! pourtant la plus précieuse aux yeux de la miséricorde infinie du divin Amour.
Regardez cette vidéo et rappelez-vous qu'il n'y a aucun détail de rituel qui n'ait un sens profond et sacré dans nos offices orthodoxes en lisant ci-dessous le nom et  la signification de chaque ornement de l'évêque.


             Visite de Mgr Tikhon le 27 Mars 2011 à la modeste paroisse des Saint Apôtres
                                                            en Colombie de l'Ouest


Le sticharion – Il s’agit de la longue robe intérieure qui est appelée « la robe du salut et le vêtement de la joie. » Il est le symbole de la pureté, d’une  vie sans taches  et de  la joie spirituelle.

L’epitrachelion – C’est un ornement long porté autour du cou et qui descend sur la poitrine vers le bas jusqu’à  presque toucher le sol. Ιl symbolise la grâce, la puissance et l’autorité de la prêtrise. Ιl symbolise aussi la croix portée par le  Christ et sur laquelle Il a été crucifié. Les petites franges au bas de l’Epitrachelion symbolisent les âmes confiées à la garde et la guidance de l’évêque.

La zoni  C’est la  ceinture qui est mise par dessus le sticharion et l’epitrachelion. Elle se porte autour de la taille. Elle symbolise la force – en  rappelant que Dieu accorde au prêtre le don de la force dans l’exécution de sa tâche difficile et sainte. Elle symbolise aussi la corde utilisée par les soldats pour lier les mains du Christ.

Les epimanikia  Ils sont  portés autour des poignets. Ils symbolisent les liens utilisés pour  attacher  les mains du Christ quand il a été flagellé. Ils servent également à rappeler à l’évêque que Dieu a tout créé de ses mains et que l’évêque doit mettre sa confiance en Dieu.

L’Epigonation – L’Epigonation symbolise l’épée de l’Esprit – la Parole de Dieu. Il symbolise aussi la serviette que le Christ a utilisée et placée autour de Lui-même quand il a lavé les pieds de ses disciples.

Le Saccos – Similaire au sticharion du diacre, avec de larges manches. Il est symbolique de la robe sans couture portée par le Christ durant son procès et juste avant sa crucifixion.

L’Omophorion – Ce vêtement très large pend à l’avant et à l’arrière. Il symbolise la brebis égarée. L’évêque le porte sur ses épaules comme un symbole du Bon Pasteur qui, quand il découvre la brebis perdue, la place sur ses épaules et la ramène au troupeau.

La Mitre – La couronne sur la tête. C'est le symbole de l’autorité  de l’évêque.

La Croix pectorale et l’Engolpion – La Croix pectorale et l’Engolpion (médaillon où est représentée  l’icône de la Toute Sainte tenant l’enfant Jésus) sont portés sur le cœur comme un rappel vivant que le cœur de l’évêque doit toujours être gardé pur. Le Christ, son sacrifice pour nous et la Vierge Marie doivent toujours être présents dans le cœur et l’âme de l’évêque.

La Pateritsa – C’est le bâton pastoral. C’est un symbole de la responsabilité de l’évêque qui doit garder, protéger et diriger le troupeau qui lui a été confié. Les serpents sur la partie supérieure du bâton symbolisent l’évènement lors duquel Moïse a érigé un serpent d’airain sur un poteau pour aider à sauver le peuple juif quand ils ont été mordus par des serpents venimeux ( livre des Nombres 21,6-9). Il dit au peuple de regarder le serpent d’or en cas de morsure de sorte que quiconque qui aurait été mordu et le regarderait aurait la vie sauve.

Lorsque les diacres, les prêtres et les évêques s’habillent, ils font une prière chaque fois qu’ils mettent un de leurs vêtements. Quand ils ont fini, ils se lavent les mains, offrant à nouveau une autre prière pour se préparer à commencer la Divine Liturgie.

  *6 Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux,7 une femme s'approcha de lui, tenant un vase d'albâtre, qui renfermait un parfum de grand prix; et, pendant qu'il était à table, elle répandit le parfum sur sa tête.8 Les disciples, voyant cela, s'indignèrent, et dirent: A quoi bon cette perte? 9 On aurait pu vendre ce parfum très cher, et en donner le prix aux pauvres.10 Jésus, s'en étant aperçu, leur dit: Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme? Elle a fait une bonne action à mon égard;11 car vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m'avez pas toujours. 12 En répandant ce parfum sur mon corps, elle l'a fait pour ma sépulture. 13 Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu'elle a fait. Matthieu 26:6-13

dimanche 1 septembre 2013

Cimetière roumain - Les jours de commémoration des défunts


Sapanta "Happy" Cemetery / Cimitirul Vesel de la Sapanta - Maramures, Romania from Adrian Lupascu on Vimeo.



Selon la Tradition de l'Église Orthdoxe, pendant quarante jours après la mort, l'âme du défunt se prépare au Jugement divin.
Du 1er au 3e jour, l'âme reste dans les lieux de la vie terrestre fréquentés par le défunt.
Du 3e au 9e jour, le paradis lui est présenté.
Du 9e au 40e jour, ce sont les souffrances des pécheurs se trouvant dans l'enfer qui lui sont présentées.
Le 40e jour est prise la décision divine à l'égard de l'âme, qui déterminera l'endroit où se trouvera l'âme jusqu'au Jugement dernier.
C'est pour cela que l'Église prescrit de marquer d'une commémoration particulière les 3e, 9e et 40e jours. Puis, chaque année, le jour du décès du défunt.