jeudi 5 décembre 2013

Petit miracle : l'oiseau et la pierre de la foi

 Nous sommes toujours émerveillés par le récit de grands miracles obtenus par l'intercession de nos saints. C'est pour nous une occasion d'édification, notre foi en est confortée et c'est un rappel que le Royaume est déjà là, que les Saints le perçoivent et le vivent ici et maintenant. Mais il n'y a pas lieu de nous désoler sur notre incapacité à vivre nous aussi dans ce Royaume déjà-là car si nous sommes attentifs, nous pouvons percevoir et vivre une multitude de petits miracles qui pour être moins spectaculaires que ceux des grands saints n'en sont pas moins les signes que pour nous aussi Dieu est proche, qu'une autre réalité que celle de la triste et cruelle réalité de la vie de ce monde est là à portée de main. Chacun de nous fait l'objet de la grande miséricorde de notre Dieu et reçoit en temps opportun le message, le signe qui va le soutenir, le réconforter, l'éclairer, le guider. Il suffit d'y être attentif et réceptif, comme cette personne dont voici l'histoire :


http://www.lesinvasionsephemeres.com/2131-thickbox/sautoir-oiseau-argent-et-pierre-de-lune.jpg


"Une de mes amies était assise dans le jardin avec un moral assez bas car sa santé était en déclin. Elle était née avec une malformation cardiaque, et toute sa vie elle avait lutté contre la fatigue et le manque d'énergie. Sa foi était très importante pour elle, elle la réconfortait et lui donnait la force et le courage de lutter. Mais ce jour-là sa foi semblait avoir disparu et elle se sentait complètement déprimée et dans une solitude totale. Quand un moineau a atterri près de ses pieds et a laissé tomber une petite pierre devant elle. Puis il s’est envolé. Le mot pierre s’est étrangement imposé alors à son esprit et a aussitôt évoqué pour elle ce passage de l’Evangile où l'apôtre Pierre a dit au Christ : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant», et le Seigneur lui a répondu que, sur cette déclaration de foi qu'Il est Dieu, Il construirait son Église. Ainsi, le Christ l’a appelé Pierre, en grec " Petros", parce que sur le rocher, en grec " petra ", de cette déclaration de foi, qui était inspirée par Dieu le Père, le Christ bâtirait son Église. Sa foi a alors jailli à nouveau en elle, et elle a remercié Dieu pour ce rappel de la petite pierre lancée par le moineau." Olga Giel. February, 1993. East House, Beech Hill, Mayford, Woking, Surrey
(Version française par Maxime le minime de la source)

lundi 18 novembre 2013

Le pouvoir du diable est limité

"D’une part, celui-ci ne peut accomplir que ce que Dieu lui permet de faire ; d’autre part il n’a pas d’accès dans l’âme du chrétien dont la volonté n’entre pas en connivence avec lui.

 Saint Jean Chrysostome montre que les véritables causes du mal ne sont pas le diable ni la nature (sur ce second point, il vise le manichéisme), mais la négligence (ραθυμία rathumia) et le mauvais choix. Dieu a créé l’homme libre, et c’est la façon dont ce dernier use de son libre arbitre qui est déterminante pour l’accomplissement du bien ou du mal. Pour cette raison le diable est impuissant devant le libre choix humain, et son existence n’a d’autre but que de l’éprouver, ce dont le fidèle peut tirer un grand profit spirituel en faisant, chaque fois qu’il est tenté, le choix de Dieu."

(extrait de la recension par J-C Larchet du livre Jean Chrysostome , « L’impuissance du diable ». Introduction, texte critique, traduction et notes par Adina Peleanu (moniale Antonia, du monastère orthodoxe roumain Protection de la Mère de Dieu, Limours, Essonne), Éditions du Cerf, 2013)

vendredi 15 novembre 2013

Lorsque vous approchez des mystères sacrés de la table sainte par St Jean Chrysostome

Lorsque vous devez approcher des sacrés mystères de la table sainte et redoutable, ne le faites qu'avec un pieux effroi, avec une conscience pure, avec le jeûne et la prière, sans bruit et sans tumulte, sans frapper des pieds, sans vous pousser les uns les autres, car c'est la marque d'un dédain superbe et d'un mépris extrême. Une pareille conduite attire les plus grandes punitions sur ceux qui se la permettent. Pensez, ô mon frère ! pensez à la victime que vous allez toucher, pensez à la table dont vous approchez ! Songez que vous qui êtes cendre et poussière, vous participez au corps et au sang de Jésus-Christ ! Si le prince vous invitait à un repas, vous ne vous présenteriez qu'avec crainte, vous ne toucheriez aux mets qui vous seraient servis qu'avec respect et circonspection; et lorsque Dieu lui-même vous invite à sa table, une table où il vous sert son propre Fils, lorsque les puissances angéliques ne se tiennent en sa présence qu'avec une frayeur respectueuse, lorsque les chérubins se voilent la face, et que les séraphins s'écrient avec tremblement: Saint, Saint, Saint, le Seigneur (Apoc. IV, 8), vous, qui le croirait? vous approchez du banquet spirituel avec tumulte et en poussant des clameurs ! Ne savez-vous donc pas que votre âme, dans cette circonstance, doit être calme et paisible! qu'il faut alors une paix profonde, une tranquillité parfaite, et non ce mouvement et ce tumulte qui rendent impure l'âme de celui qui approche de la table sainte. Quelle excuse nous resterait-il, si nous ne pouvions au moins purifier des passions qui nous souillent le moment où nous en approchons? Qu'y a-t-il pour nous de plus essentiel que les mets qu'on nous y sert? qu'est-ce qui nous trouble et nous inquiète? qu'est-ce qui nous presse d'abandonner l'Eglise pour retourner dans le monde? N'excitez pas, je vous supplie, n'excitez pas contre vous-mêmes la colère divine. Le mets qu'on vous sert est le remède efficace de vos blessures, une source inépuisable de richesses, la clef spirituelle qui vous ouvre le royaume des cieux. Ne le prenons donc, ce mets, qu'avec crainte et avec actions de grâces; jetons-nous aux pieds de Dieu en confessant nos fautes, pleurons sur nos péchés, adressons-lui de ferventes prières; et, après avoir purifié nos consciences, approchons-nous tranquillement et avec la modestie convenable, comme devant nous présenter au souverain Roi du ciel. Vénérons les purs et très saints dons que nous recevrons; embrassons-les des yeux, enflammons notre coeur, afin de venir à la table sacrée, non pour y prendre notre jugement et notre condamnation, mais pour y trouver la tempérance de l'âme, la charité, la vertu, la réconciliation avec Dieu, une paix ferme et solide, un moyen de nous sanctifier nous-mêmes et d'édifier nos frères.
St Jean Chrysostome
(source)

vendredi 8 novembre 2013

La vie dans le Christ

"La tâche sacrée qui se trouve aujourd’hui en face de l’Orthodoxie et en particulier de sa jeunesse qui se détache souvent du libéralisme des générations passées, est de redécouvrir la victoire pascale dans la vie quotidienne de l’Eglise. La foi commune et le culte des Apôtres et des Pères demeurent essentiellement inchangés dans nos livres liturgiques et canoniques, mais en pratique, dans l’esprit du clergé et des fidèles, règne une grande confusion, due sans aucun doute à un manque de compréhension spirituelle de la nature même de l’œuvre du Christ dans l’Eglise. C’est ainsi que de nombreuses gens qui prétendent être orthodoxes et qui veulent sincèrement l’être, conçoivent la vie de l’Eglise conformément à de vagues sentiments personnels et non à l’esprit des Apôtres et des Pères de l’Eglise. Ce qui manque, c’est une acceptation vivante de ce que présuppose la vie sacramentelle de l’Eglise.

Ce manque de compréhension explique dans une grande mesure les faiblesses de l’Eglise dans le monde occidental et en particulier celle qui caractérise son attitude à l’égard des différentes variantes de schisme et d’hérésie. Ceux qui ne peuvent comprendre que » l’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu » (Rom 8,16) ne peuvent prêcher la Vérité, mais doivent se poser la question: ne sont-ils pas eux-mêmes en dehors de la Vérité et, par conséquent, membres morts de l’Eglise ?" Protopresbytre Jean Romanides
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mercredi 6 novembre 2013

PROCESSION ORTHODOXE EN RUSSIE



Quelqu'un vous avait dit que l'Orthodoxie ne concernait qu'une minorité en Russie et que l'ex URSS était surtout peuplée d'anciens du KGB ou de nouveaux riches... ?



Du 2 au 7 juin 2012 en Russie : Environ 35.000 pèlerins ont participé à la Procession de Velikoretsky, organisée chaque année dans la région de Kirov. Le cortège est associé à l'icône de Saint Nicolas le Thaumaturge " Non-faite-de mains-d’homme" Selon la tradition, un paysan local nommé Semyon Agalakov a trouvé cette icône en 1383 sur les rives de la rivière Velikaya. Par la suite un villageois, incapable de marcher, a été guéri par l'icône, elle a été ainsi reconnue comme miraculeuse et est devenu l'objet d’un pèlerinage. Plus tard, le clergé et les dirigeants de la ville de Khlynov, la capitale de la région de Viatka, ont lancé un appel aux habitants des lieux. Ils ont demandé aux habitants du village de Krutitsy, où l'icône était gardée, de la transférer à Khlynov. Les habitants de Khlynov ont promis de faire revenir l'icône chaque année sur son lieu d'apparition sur la rivière Velikaya. Depuis ce temps, chaque année des milliers de pèlerins portent cette icône sur un parcours de 150 kilomètres de la Sainte Cathédrale de la Dormition du monastère Trifonov au village de Velikoretsky.(source)



 

Photography: RIA Novosti / Vladimir Astapkovich

De l'horreur du Bolchévisme à la Renaissance spirituelle de la Russie


jeudi 17 octobre 2013

La différence entre une vie naturellement bonne et une vie chrétienne

 Vous vous demandez quelle est la différence entre une vie naturellement bonne et une vie chrétienne ?
St Théophane archevêque de Poltava
 le nouveau reclus
 «La différence est grande. Le Chrétien vit une vie de grâce, alors qu'une personne qui est simplement bonne par nature, est sans grâce. Nous voyons à quel point est importante cette condition par le fait que nous sommes sauvés par la grâce de Dieu, et non pas par de bonnes actions. Les bonnes actions qui sont effectuées pour l'amour du Christ et dans l'esprit de ses commandements nous rendent capables de recevoir la grâce de Dieu. Sans la grâce de Dieu, indépendamment de la qualité d'une personne, il ne peut être sauvé. Le centurion Corneille, a effectué beaucoup de bonnes actions , mais il lui a été révélé qu'il ne pouvait être sauvé que lorsque le Saint-Esprit descendrait sur lui par l'apôtre Pierre. Ce concept est développé de manière simple et en profondeur dans le dialogue célèbre de saint Séraphim avec Motovilov : " Sur l'acquisition du Saint-Esprit. " En essence, sans la grâce de Dieu, il ne peut y avoir vraiment de bonnes actions. On peut dire la même chose à propos des larmes. Si une personne est imparfaite ses larmes sont imparfaites . Il existe différents types de larmes. Parfois, elles proviennent de la sensibilité, parfois de la douleur, parfois de la colère, ce ne sont pas des larmes chrétiennes. Les véritables larmes ne viennent que quand on est en deuil à cause de ses péchés ou quand on éprouve de la gratitude envers le Seigneur pour Sa bonté et Sa miséricorde envers nous. Pour vivre une vie pleine de grâce il faut éviter les distractions et préserver la paix du cœur. Il est donc plus avantageux pour celui qui désire une vie de grâce de vivre une vie plus isolée, plutôt que de s'absorber dans toutes sortes d’activités mondaines. "

vendredi 4 octobre 2013

Bénédiction des fruits de la terre

 
Bénédiction de la récolte des pommes et autres fruits lors de la Fête de la Transfiguration à Turov, à quelque 250 km au sud de Minsk, le 19 Août 2013. AFP PHOTO / VIKTOR DRACHEV

(source)
 


jeudi 3 octobre 2013

Force et faiblesse du chrétien par st Jean de Karpathos

St Jean de Karpathos
"Les démons tentent de nuire à votre résolution intime en combattant vos âmes avec une variété indicible de tentations. Cependant, de ces nombreuses tribulations une guirlande est tissée pour vous ; la puissance du Christ « vient en sa plénitude en nous dans notre faiblesse» (II Cor 12:9)"

dimanche 29 septembre 2013

Vertu personnelle et Miséricorde divine par St Jean Chrysostome


St Jean Chrysostome

"Même si nous avons à notre crédit des milliers d'actes de grande vertu, notre confiance à nous faire entendre doit être fondée sur la miséricorde de Dieu et son amour pour les hommes. Même si nous sommes au sommet de la vertu, c'est par miséricorde que nous serons sauvés."

mercredi 18 septembre 2013

Avec crainte de Dieu, foi et amour, approchez !

"Que la participation à tes saints Mystères, Seigneur, ne me soit ni jugement, ni condamnation, mais la guérison de mon âme et de mon corps. Amin"

jeudi 12 septembre 2013

прелесть : L’illusion spirituelle selon l'enseignement ascétique orthodoxe [1]

"Le concept de прелесть, une des clés de l'enseignement ascétique orthodoxe, est complètement absent dans le monde protestant et catholique qui a produit le mouvement "charismatique" ; et ce fait explique pourquoi une illusion si évidente peut prendre une telle influence sur des cercles formellement "chrétiens" et aussi pourquoi un "prophète" comme Nicolas Berdiaïev, venu d'un horizon orthodoxe, peut regarder comme absolument essentiel que "dans le nouvel âge du Saint-Esprit" "il n 'y aura plus rien de la vision ascétique du monde". La raison en est évidente : la vision du monde ascétique orthodoxe donne les seuls moyens par lesquels les hommes, ayant reçu le Saint-Esprit à leur baptême et à leur chrismation, peuvent vraiment continuer à acquérir le Saint-Esprit dans leurs vies ; et il enseigne comment reconnaître et se garder de l'illusion spirituelle. La "nouvelle spiritualité" dont rêvait Berdiaïev et que le "renouveau charismatique pratique en réalité, a un fondement entièrement différent et est vue comme une fraude à la lueur de l'enseignement ascétique orthodoxe. Par conséquent, il n'y a pas de place pour les deux conceptions dans le même univers spirituel ; pour accepter la "nouvelle spiritualité" du "renouveau charismatique", on doit rejeter le christianisme orthodoxe ; et inversement, pour rester un chrétien orthodoxe, on doit rejeter le "renouveau charismatique" qui est une contrefaçon de l'Orthodoxie."  (à suivre)
Père Seraphim Rose (in "L'Orthodoxie et la religion du futur"
 traduit par Laurence Guillon) (à suivre)

vendredi 6 septembre 2013

L'habillement liturgique de l'évêque orthodoxe

St Nectaire d'Egine





Le fidèle n'a pas toujours la "chance" d'assister à l'habillement du premier des pasteurs soit parce qu'il n'a pas eu le courage de se lever assez tôt pour être dans l'église avant l'arrivée de l'évêque (ce qui est fort dommage...) soit parce que l'évêque préfère le "court" : courte barbe, office raccourci, venues dans les paroisses réduites à l'essentiel etc. (ce qui est encore plus dommage malheureusement...) Mais quand le fidèle est à l'heure et que l'évêque donne toute son importance à sa fonction symbolique, mystérique, liturgique autant que pastorale, on peut alors percevoir à quel point l'Orthodoxie a su conserver à travers les siècles, les épreuves, les vicissitudes et le martyre, son sens profond du sacré dans les moindres détails et tout à la fois dans ses traditions mystériques et ascétiques, sans contradiction. Rien n'est en effet trop beau pour Dieu*, et tout ce que l'homme peut offrir à Dieu (prière continue, longs offices, liturgies sacrées, objets, ornements et lieux du culte) doit être l'expression de ce que l'homme est capable de donner de meilleur de lui-même, de plus beau, de plus précieux, avec tout son coeur, toute son âme, toutes ses forces, toute sa créativité pour rendre simplement  à Dieu ce qu'Il lui a donné... jusqu'à sa vie même ! pourtant la plus précieuse aux yeux de la miséricorde infinie du divin Amour.
Regardez cette vidéo et rappelez-vous qu'il n'y a aucun détail de rituel qui n'ait un sens profond et sacré dans nos offices orthodoxes en lisant ci-dessous le nom et  la signification de chaque ornement de l'évêque.


             Visite de Mgr Tikhon le 27 Mars 2011 à la modeste paroisse des Saint Apôtres
                                                            en Colombie de l'Ouest


Le sticharion – Il s’agit de la longue robe intérieure qui est appelée « la robe du salut et le vêtement de la joie. » Il est le symbole de la pureté, d’une  vie sans taches  et de  la joie spirituelle.

L’epitrachelion – C’est un ornement long porté autour du cou et qui descend sur la poitrine vers le bas jusqu’à  presque toucher le sol. Ιl symbolise la grâce, la puissance et l’autorité de la prêtrise. Ιl symbolise aussi la croix portée par le  Christ et sur laquelle Il a été crucifié. Les petites franges au bas de l’Epitrachelion symbolisent les âmes confiées à la garde et la guidance de l’évêque.

La zoni  C’est la  ceinture qui est mise par dessus le sticharion et l’epitrachelion. Elle se porte autour de la taille. Elle symbolise la force – en  rappelant que Dieu accorde au prêtre le don de la force dans l’exécution de sa tâche difficile et sainte. Elle symbolise aussi la corde utilisée par les soldats pour lier les mains du Christ.

Les epimanikia  Ils sont  portés autour des poignets. Ils symbolisent les liens utilisés pour  attacher  les mains du Christ quand il a été flagellé. Ils servent également à rappeler à l’évêque que Dieu a tout créé de ses mains et que l’évêque doit mettre sa confiance en Dieu.

L’Epigonation – L’Epigonation symbolise l’épée de l’Esprit – la Parole de Dieu. Il symbolise aussi la serviette que le Christ a utilisée et placée autour de Lui-même quand il a lavé les pieds de ses disciples.

Le Saccos – Similaire au sticharion du diacre, avec de larges manches. Il est symbolique de la robe sans couture portée par le Christ durant son procès et juste avant sa crucifixion.

L’Omophorion – Ce vêtement très large pend à l’avant et à l’arrière. Il symbolise la brebis égarée. L’évêque le porte sur ses épaules comme un symbole du Bon Pasteur qui, quand il découvre la brebis perdue, la place sur ses épaules et la ramène au troupeau.

La Mitre – La couronne sur la tête. C'est le symbole de l’autorité  de l’évêque.

La Croix pectorale et l’Engolpion – La Croix pectorale et l’Engolpion (médaillon où est représentée  l’icône de la Toute Sainte tenant l’enfant Jésus) sont portés sur le cœur comme un rappel vivant que le cœur de l’évêque doit toujours être gardé pur. Le Christ, son sacrifice pour nous et la Vierge Marie doivent toujours être présents dans le cœur et l’âme de l’évêque.

La Pateritsa – C’est le bâton pastoral. C’est un symbole de la responsabilité de l’évêque qui doit garder, protéger et diriger le troupeau qui lui a été confié. Les serpents sur la partie supérieure du bâton symbolisent l’évènement lors duquel Moïse a érigé un serpent d’airain sur un poteau pour aider à sauver le peuple juif quand ils ont été mordus par des serpents venimeux ( livre des Nombres 21,6-9). Il dit au peuple de regarder le serpent d’or en cas de morsure de sorte que quiconque qui aurait été mordu et le regarderait aurait la vie sauve.

Lorsque les diacres, les prêtres et les évêques s’habillent, ils font une prière chaque fois qu’ils mettent un de leurs vêtements. Quand ils ont fini, ils se lavent les mains, offrant à nouveau une autre prière pour se préparer à commencer la Divine Liturgie.

  *6 Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux,7 une femme s'approcha de lui, tenant un vase d'albâtre, qui renfermait un parfum de grand prix; et, pendant qu'il était à table, elle répandit le parfum sur sa tête.8 Les disciples, voyant cela, s'indignèrent, et dirent: A quoi bon cette perte? 9 On aurait pu vendre ce parfum très cher, et en donner le prix aux pauvres.10 Jésus, s'en étant aperçu, leur dit: Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme? Elle a fait une bonne action à mon égard;11 car vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m'avez pas toujours. 12 En répandant ce parfum sur mon corps, elle l'a fait pour ma sépulture. 13 Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu'elle a fait. Matthieu 26:6-13

dimanche 1 septembre 2013

Cimetière roumain - Les jours de commémoration des défunts


Sapanta "Happy" Cemetery / Cimitirul Vesel de la Sapanta - Maramures, Romania from Adrian Lupascu on Vimeo.



Selon la Tradition de l'Église Orthdoxe, pendant quarante jours après la mort, l'âme du défunt se prépare au Jugement divin.
Du 1er au 3e jour, l'âme reste dans les lieux de la vie terrestre fréquentés par le défunt.
Du 3e au 9e jour, le paradis lui est présenté.
Du 9e au 40e jour, ce sont les souffrances des pécheurs se trouvant dans l'enfer qui lui sont présentées.
Le 40e jour est prise la décision divine à l'égard de l'âme, qui déterminera l'endroit où se trouvera l'âme jusqu'au Jugement dernier.
C'est pour cela que l'Église prescrit de marquer d'une commémoration particulière les 3e, 9e et 40e jours. Puis, chaque année, le jour du décès du défunt.
 

mardi 16 juillet 2013

прелесть : L’illusion spirituelle par le Saint évêque Ignace Briantchaninov

"L’illusion spirituelle est la blessure de la nature humaine par le mensonge. L’illusion spirituelle est l'état de tous les hommes sans exception, et elle a été rendue possible par la chute de nos premiers parents. Nous sommes tous soumis à l’illusion spirituelle. Contre elle, c’est la conscience de ce fait qui en est la meilleure protection. De même, la plus grande illusion spirituelle de toutes est de se considérer comme en étant exempt. Nous sommes tous trompés, tous illusionnés, nous nous trouvons tous dans un état de mensonge et nous devons tous en être libérés par la Vérité. La Vérité est notre Seigneur Jésus-Christ (Jean 08:32-14h06). Assimilons cette Vérité par la foi en cela ; supplions cette Vérité dans la prière, et elle nous tirera de l'abîme de la tromperie démoniaque et de l'auto-illusion. Pénible est notre état! C'est en confessant le nom du Seigneur que nos âmes seront libérées de la prison dans laquelle nous sommes (Ps. 141:8). C'est cette terre sombre dans laquelle notre vie a été jetée par l'ennemi qui nous hait et nous poursuit. C'est cet esprit charnel (Rom. 8:06) et cette prétendue connaissance on ne peut plus fausse (I Tim. 6.20) dont le monde entier est infecté, et qui refuse de reconnaître sa maladie car il est persuadé qu’il est d’une santé florissante. C'est cette « chair et ce sang» qui «ne peuvent hériter le royaume de Dieu» (I Cor. 15:50). C'est cette mort éternelle qui est guérie et détruite par le Seigneur Jésus, Lui «la Résurrection et la Vie» (Jean 11:25). Tel est notre état. Et la conscience de cet état est pour nous une nouvelle raison de nous lamenter. Avec des larmes crions vers le Seigneur Jésus pour nous qu’Il nous fasse sortir de prison, pour qu’Il nous extraie des entrailles de la terre, et pour qu’Il nous arrache des griffes de la mort! "Pour tout cela que notre Seigneur Jésus-Christ descende pour nous», dit le vénérable Syméon le Nouveau Théologien, "parce qu'il voulait nous sauver de la captivité et de l’illusion spirituelle la plus pernicieuse."
(version française par Maxime le minime de la source)

vendredi 12 juillet 2013

L'Orthodoxie vis à vis des pratiques Pentecôtistes prétendues chrétiennes

Le "parler en langues"

Mouvement Charismatique expérimente une croissance rapide dans le monde

"Loin d'être donné librement et spontanément, sans intervention de l'homme, comme le sont les vrais dons du Saint-Esprit, le "parler en langues" peut être amené à se produire de façon assez prévisible par une technique régulière de "prière" de groupe concentrée, accompagnée d'hymnes protestants psychologiquement suggestifs ("Il vient ! Il vient !"), culminant dans "l'imposition des mains" et impliquant quelquefois des efforts purement physiques comme la répétition d'une phrase donnée encore et encore (Koch, p. 24), ou en faisant juste des bruits avec la bouche. Une personne admet que, comme beaucoup d'autres, "Je faisais souvent avec la bouche des syllabes privées de sens dans un effort pour enclencher le flot de la prière-dans-les-langues" (Sherrill, p. 127) ; et de tels efforts, loin d'être découragés, sont réellement préconisés par les pentecôtistes. "Produire des sons avec la bouche n'.est pas "parler-en-langues" mais cela peut refléter un honnête acte de foi, que l'Esprit saint va honorer en donnant à cette personne le pouvoir de parler dans un autre langage" (Harper, p.11). Un autre pasteur protestant dit : "Le pas initial vers le parler en langues, semble-t-il, est simplement la réalisation que vous devez vous "exprimer"... Les premières syllabes et les premiers mots peuvent rendre un son étrange à votre oreille. Ils peuvent être hésitants et inarticulés. Vous pouvez avoir le sentiment que vous les inventez simplement. Mais comme vous continuez à parler dans la foi.., l'Esprit formera pour vous un langage de prière et de louange" (Christenson, p. 130). Un "théologien" jésuite dit comment il met un tel avis en pratique : "Après le petit déjeuner, je me sentis presque physiquement attiré vers la chapelle où je m'assis pour prier. Suivant les descriptions de Jim de sa propre réception du don des langues, je commençai à dire calmement pour moi-même "la, la, la." A mon immense consternation, il s'ensuivit un rapide mouvement de la langue et des lèvres accompagné par un énorme sentiment de dévotion intérieure" (Gelpi, p. 1). 

N'importe quel chrétien orthodoxe sobre peut-il confondre ces jeux psychiques dangereux avec les dons du Saint-Esprit ? Il n'y a clairement rien de chrétien là-dedans, absolument rien de spirituel. C'est le domaine, plutôt, des mécanismes psychiques qui peuvent être mis en action par le moyen de techniques psychologiques ou physiques, et le "parler en langues" semblerait occuper un rôle-clé comme une sorte de "ressort" dans ce domaine. En tous cas, il n'offre aucune ressemblance que ce soit avec le don spirituel décrit dans le Nouveau Testament, et se rapproche plutôt du "parler dans les langues" chamanique tel qu'il est pratiqué dans les religions primitives, où le chaman ou médecin-sorcier a une technique éprouvée pour entrer en transe et délivrer ensuite un message d'un "dieu" ou à un "dieu" dans une langue qu'il n'a pas apprise (voir Burdick, pp. 66-67)." (Père Seraphim Rose in "L'Orthodoxie et la religion du futur" traduit par Laurence Guillon)

mardi 11 juin 2013

CE QUE DOIT ÊTRE UN PÈRE SPIRITUEL CONFESSEUR

Celui qui reçoit les confidences des hommes doit être un modèle de toutes les vertus: tempérant, humble, faisant le bien, priant Dieu à toute heure, afin qu’il donne une parole de sagesse pour corriger ceux qui viennent à lui. Et tout d’abord, il doit lui-même jeûner le mercredi et le vendredi pendant toute l’année, comme le prescrivent les saints canons, afin que ce qu’il pratique lui-même, il puisse ordonner aux autres de l’accomplir. Car, s’il est lui-même ignorant, intempérant et voluptueux, comment peut-il enseigner les vertus aux autres? Et, d’autre part, quel insensé peut l’écouter dans les choses qu’il dit, le voyant déréglé et ivrogne, alors qu’il enseigne aux autres à ne pas s’enivrer, ou à pratiquer quelque autre vertu qu’il ne pratique pas lui-même? Car les yeux sont plus sûrs que les oreilles, dit la sainte Écriture. Ainsi, veille sur toi-même, ô Père spirituel, car si une des brebis périt à cause de ta négligence, c’est de tes mains qu’on l’exigera. Car, dit l’Écriture, maudit celui qui fait l’oeuvre du Seigneur avec négligence. Et Basile le Grand dit : Veille à ne pas craindre l’homme tombé dans le péché, afin de ne pas livrer le Fils de Dieu aux mains des indignes, afin de ne pas avoir peur d’un des puissants de la terre, et de ne pas donner la communion, fût-ce même à celui qui porte le diadème. Car les saints canons ne permettent pas aux indignes de communier, puisqu’ils sont considérés comme des païens. S’ils ne se convertissent pas, malheur à eux et à ceux qui les communient ! ... Gardant ces préceptes, et d’autres semblables, et, avant tout, conservant intacts les enseignements de l’Église, tu te sauveras toi-même et ceux qui t’écoutent. Si quelqu’un ose recevoir des confidences et des confessions sans lettre d’autorisation de l’évêque du lieu, celui-là encourra les peines canoniques, comme transgresseur des divins canons; car non seulement il se perd lui-même, mais ceux qui se sont confessés à lui ne sont pas confessés. Et ce qu’il a lié ou délié ne l’est pas en réalité, d’après le sixième canon du concile de Carthage, et le quarante-troisième du même concile.
(in Trebnik - Trad. Feu P. Denis Guillaume d'Eternelle mémoire)

mardi 28 mai 2013

Jalousie : pourquoi se comparer aux autres n'apporte rien et peut même nous détruire...

Un bon article sur Atlantico 

sur la Jalousie et ses méfaits

La montée du matérialisme et de la consommation a favorisé l’ampleur des frustrations par un sentiment très ancré en nous : la jalousie. Par l’intermédiaire des médias, des relations sociales et des moyens de communication, les citoyens d’aujourd’hui passent une partie importante de leur temps à s’observer les uns les autres. Et à se comparer. Pourquoi le voisin a- t-il une voiture plus grosse que la mienne ? Pourquoi sa femme est- elle plus belle que la mienne ? Pourquoi lui et pas moi ? De manière indirecte, la comparaison implique une jalousie pour tout ce que je n’ai pas et que je devrais avoir. Sentiment fortement renforcé par l’idée qu’un des grands principes républicains émanant de la Révolution française, l’égalité, est ainsi bafoué. Si nous sommes égaux, il n’est pas normal que nous n’ayons pas la même chose que les autres. Et voilà comment naissent des pensées terriblement négatives. Pour se débarrasser définitivement l’esprit de ce sentiment qui contrarie l’accès à la force mentale, il faut comprendre d’où vient l’erreur que nous commettons. En premier lieu, il importe de cesser de se comparer en permanence à ceux qui nous entourent. Car comparaison n’est pas raison. C’est même plutôt le point de départ de la folie...lire la suite ICI
Un article de Jacques H. Paget

jeudi 9 mai 2013

Le LAMMELE l'ageau pascal de la tradition chrétienne alsacienne

Lammele - Agneau PascalLes traditions particulières des pays orthodoxes, qui ne se confondent pas obligatoirement avec la Tradition de l’Église qui est universelle, peuvent très bien trouver leur équivalent, leur  correspondant voire leur substitut ou tout simplement leur complément dans nos pays  ainsi en est-il du Lamelle, l'agneau pascal alsacien donc voici une recette (pour l'an prochain maintenant bien sûr !)


Le Lammele est un biscuit qui à la forme d'un agneau et que l'on confectionne traditionnellement à Pâques pour les enfants. Pâte à biscuit de type génoise, celle-ci prend sa forme d'agneau dans un moule en terre cuite composé de deux formes assemblées.

Informations

Pour

Un moule de 20 cm
(4 pers.)

Durée

Préparation
20 minutes
Cuisson
40 minutes
Lammele - Beurrer le moule

Ingrédients

  • Farine type 45 (100 gr)
  • Fécule (50 gr)
  • Oeufs (3)
  • Sucre (150 gr)
  • Sucre vanillé (1 sachet 7,5 gr)
  • Levure chimique (3,5 gr)

CHRIST est RESSUSCITE ! Dansons !


lundi 6 mai 2013

La nécessité vitale du jeûne...

Certes il aurait mieux valu poster cette vidéo pendant le Grand Carême et pas cette semaine où tout jeûne est proscrit... Mais cette semaine du renouveau permettra d'envisager les choses sans stress et plus sereinement pour la suite... Le printemps et la fin de l'été sont, selon les médecines "naturelles" deux saisons particulièrement propices pour une purification de l'organisme et bizarrement ces périodes peuvent facilement correspondre respectivement au Jeûne du Grand Carême et au jeûne de la Dormition qui sont nos deux plus importants jeûnes... Regardez cette vidéo :


vendredi 3 mai 2013

Le sens et la fonction de l'affliction


Dialogue entre St Maxime le Confesseur et l'évêque Théodose

Théodose. – Comment te portes-tu, Seigneur Abbé?
Maxime. — Ainsi que dans sa Providence à mon égard Dieu a prédestiné (προώρισεν) avant tous les âges de me conduire au terme, ainsi je me porte.
T. – Quoi donc? Avant tous les âges Dieu a prédestiné chacun d'entre nous?
M. – S'il est vrai qu'il a préconnu toutes choses, il les a aussi prédestinées totalement.
T. – Qu'est-ce préconnaitre et prédestiner?
M. – La précοnnaissance concerne les pensées, les paroles et les oeuvres qui dépendent de nous, la prédestina¬tiοn concerne les choses qui nous arrivent sans que cela dépende de nous.
T. – Quelles choses dépendent de nous et lesquelles ne dépendent pas de nous?
M. – Semble-t-il, Monseigneur connais tout et discute avec son serviteur pour le mettre à l'épreuve!
T. –        Par la vérité de Dieu, je t'ai interrogé par ignorance et veux apprendre la différence entre les choses qui dépendent de nous et celles qui ne dépendent pas de nous et comment les unes appartiennent à la précοnnaissance de Dieu et les autres à sa prédestination.
M. – Dépend de nous tout ce qui est délibéré (εκούσια), c'est-à-dire les vertus et les vices; ne dépend pas de nous ce qui survient pour nous éprouver, ou le contraire, par exemple : ni la maladie qui éprouve, ni la santé qui réjouit ne dépendent de nous, bien que nous puissions en être la cause, par exemple une vie désordonnée est cause de maladie, une vie bien ordonnée cause de santé; et la garde des commandements est cause du Royaume des cieux, de même que leur transgression l'est du feu éternel.
T. – Quoi donc? Ce pourquoi tu es affligé dans cet exil, c'est que tu as fait des choses dignes de cette affliction?
M. – Je demande que Dieu circonscrive par cette affliction les peines de ceux qui péchèrent contre lui par la transgression de ses justes commandements.
T. – L'affliction ne vient-elle pas à beaucoup en vue de les éprouver?
M. – Les saints sont éprouvés pour que, par leur affliction, soient manifestées pour la vie des hommes leurs dispositions naturelles pour le bien et que par elles soient illustrées leurs vertus ignorées de tous, comme en Job et Joseph. En effet le premier a été tenté pour que se manifeste sa force d'âme cachée; le second a été éprouvé pour que soit proclamée sa sainte chasteté; et chacun des saints a été affligé en cet âge sans l'avoir voulu, selon des économies de ce type, afin de souffrir pour que soit pardonnée la faiblesse de ceux qui ont commercé avec le dragon apostat et orgueilleux, c'est-à-dire le diable, car la patience est l'œuvre de l'épreuve dans chacun des saints.
T. – Par la vérité de Dieu, tu parles bien, et je rends grâce à ton aide. Je cherchais toujours à parler ainsi avec vous, mais puisque c'est sur un autre chapitre que moi et messeigneurs les patriciens sommes venus vers toi et avons parcouru de pareilles distances, nous t'invitons à accueillir ce qui te sera proposé par nous et à réjouir ainsi toute la terre (Acta 137 13-140 A).

jeudi 4 avril 2013

« Non, je ne te laisserai pas aller que tu ne m'aies béni. »


23 Il [Jacob] se leva cette nuit-là, prit ses deux femmes, ses deux servantes, ses onze fils et il passa la passe du Yabok ; 24 et il les prit et il passa le torrent et il fit passer tous ses biens. 25 Or Jacob demeura seul en arrière et un homme luttait avec lui jusqu'au matin. 26 Il vit qu'il ne l'emportait pas sur lui ; et il toucha le plat de sa cuisse, et le plat de la cuisse de Jacob fut engourdi tandis qu'il luttait avec lui. 27 Et il lui dit : « Laisse-moi aller, car l'aube s'est levée. » L'autre lui dit : « Non, je ne te laisserai pas aller que tu ne m'aies béni. » 28 Il lui dit : « Quel est ton nom ? » L'autre dit «Jacob. » 29 Il lui dit : « On ne t'appellera plus du nom de Jacob, mais Israël sera ton nom, parce que tu as été fort avec Dieu et, avec les hommes, puissant. » 30 Jacob fit cette demande : « Fais-moi connaître ton nom. » Il dit : « Pourquoi me demandes-tu mon nom? » et là, il le bénit. 31 Et Jacob donna à ce lieu le nom de Forme-visible-de-Dieu. « Car j'ai vu Dieu face à face et mon âme été sauvée. » 32 Le soleil se leva sur lui alors qu'il dépassait Forme-visible-de-Dieu, et sa cuisse le faisait boiter. 33 Voilà pourquoi les fils d'Israël ne mangeront pas le nerf qui fut engourdi, celui qui est sur le plat de la cuisse, et ce jusqu'à ce jour parce qu'il avait touché le nerf du plat de la cuisse de Jacob et qui avait été engourdi. ( LXX, Genèse 32, 23-33 )