dimanche 19 décembre 2010

Ce que vous lisez a un impact sur votre façon de penser...


Ce que vous lisez a un impact sur votre façon de penser. Il en est ainsi avec ce que vous regardez à la télévision ou au cinéma. Pensez à ce que vous voulez laisser dans votre esprit qui influencera votre façon de penser. Vos lectures doivent vous laisser quelque chose qui aura un impact positif sur votre croissance spirituelle, qui façonnera votre esprit et l'orientera vers Dieu.


Afin de prédisposer au mieux votre esprit de façon positive, vous devez prévoir de prendre le temps de lire régulièrement les Saintes Écritures, les écrits des Saints Pères et la vie des Saints. Vous devez organiser votre vie afin que vous puissiez passer au moins une demi-heure par jour pour cette occupation, peut-être au lieu de l'un des programmes de télévision que vous regardez habituellement. Un bon moment pour cela c’est le soir, juste avant le coucher, avant ou après votre prière du soir. Cela vous permettra de vous endormir avec de douces pensées..


La vie spirituelle est un défi. C'est comme l’ascension d'une pente raide ou du flanc d’une montagne. C'est un chemin long et lent, mais avec des moments de joie tout au long du chemin. Au fur et à mesure de votre avancée vous allez accumuler des forces. Vous pourrez commencer à regarder en arrière et apprécier la distance parcourue tout en étant conscient du chemin qu’il vous reste à faire. Comme vous accroissez vos forces, vous serez en mesure de vous confronter à un terrain de plus en plus difficile aussi bien que de faire face à l'incertitude des tempêtes que vous ne pouvez pas prévoir. C’est souvent un chemin solitaire, et parfois il vous semblera que vous n’atteindrez jamais le sommet.

Quand vous aurez affaire à ces difficultés, les lectures, en particulier la vie des Saints, pourront vous inspirer du courage pour continuer votre chemin. Vous pourrez voir que d'autres ont parcouru ce chemin avant vous, et que grâce à leur persévérance et leur foi, ils ont atteint des sommets beaucoup plus élevés que vous n’êtes capables de voir à l’heure actuelle. Quand vous allez vous tourner vers ceux qui ont eu une relation intime avec Dieu, ils vont vous redonner de l'espoir et faire naître une étincelle de chaleur dans votre cœur. Ils vous aideront à garder la tête haute et les yeux fixés sur le sommet qui vient. Ils vont vous montrer que votre capacité de choisir, de changer, et de supporter, est bien réelle. Ils vous montreront le chemin de la sagesse et de l'amour et la capacité en germe d'irradier vous-même la gloire spirituelle provenant de votre découverte de la lumière incréée de Dieu et vous vous retrouverez dans une union glorieuse avec Lui.

La Bible contient des livres les plus importants à lire régulièrement. Voici quelques suggestions sur la façon de lire la Bible:
Lire la Bible avec obéissance. Rappelez-vous qu'elle est inspirée par Dieu. C'est le Christ lui-même qui vous parle. Cela signifie que vous devez conserver un sentiment d'émerveillement à son écoute, sans jugement. Ne tenez pas cet émerveillement pour acquis. En effet à cause de ce que vous savez déjà ou de ce qui a été vulgarisé de la Bible, vous pouvez considérer ce qui est écrit dans la Bible comme un texte comme les autres et perdre votre sentiment de crainte révérencielle et d’émerveillement en la lisant. La lecture de la Bible ne peut se faire comme la lecture d'un roman ou celle d’un quotidien. Tout comme pour la prière, vous avez besoin de préparer votre esprit à la nature du texte que vous vous apprêtez à lire. C'est la Parole de Dieu. Avec un esprit ouvert d’émerveillement, vous pouvez rendre votre écoute réceptive à ce qui est dit. C’est la signification spirituelle de ce qui est écrit que vous devez rechercher. Rappelez-vous ceci : la Bible n'est pas un manuel d’histoire, mais un document spirituel. Soyez à l’écoute des mots que vous lisez, vous vous rendrez compte de la tâche colossale que Dieu a avec vous et de son Amour sans bornes pour l'humanité tout entière.
Lorsque vous lisez la Bible, ne faites pas le projet de vous faire vous-même votre propre interprétation. L’Écriture doit être interprétée par l'Église. Rappelez-vous l'histoire de Philippe rencontrant l’Éthiopien lisant la Bible dans son char (Ac 8,26) ? Philippe lui demande: «Comprends-tu ce que tu lis ?» et l'Éthiopien répond : «Comment le pourrai-je si personne ne me guide». C'est cette même attitude que vous devriez avoir. L’Écriture n'est pas toujours évidente. Selon les différentes étapes de votre croissance spirituelle, des passages prendront une signification différente. Plus vous grandirez spirituellement, plus la Bible aura à vous apprendre. Vous devriez profiter des commentaires bibliques des Pères de l'Église pour vous aider. Lorsque vous lirez la Bible votre propre compréhension sera pleinement éclairée par l'Esprit Saint en prenant connaissance des commentaires des Pères de l'Église. Et si finalement vous avez encore des questions ou des opinions, soumettez-les à l'Église pour obtenir des éclaircissements.

Votre lecture de la Bible doit toujours être centrée sur le Christ. Votre interprétation doit être faite à la lumière de l'harmonie et de la plénitude que Jésus a apportées à ce monde. Adopter une approche analytique et détacher chaque livre ou chapitre du tout serait une erreur. Pour nous Orthodoxes, la Bible doit être comprise comme un tout, avec le Christ au centre reliant et unifiant tout.

St Marc l'ascète
Vous devriez également lire la Bible en vous l’appliquant à vous-même. Saint Marc le moine (5ème -6ème siècle) dit: «Celui qui est humble dans ses pensées et engagé dans le travail spirituel, quand il lit les Saintes Écritures, s'applique tout à lui-même et non à son voisin. » 
Ne pas demander : «Qu'est-ce ce que cela signifie ?» Mais, plutôt demander : «Qu'est-ce que cela signifie pour moi ? » En lisant la Bible, il y a lieu d'abord d’avoir à l’esprit que l'Écriture est l’histoire sainte du monde de l’instant de la création jusqu’à la formation de l'Eglise primitive. Il faut ensuite considérer comment cette histoire s’applique à nous-mêmes, à nos rencontres avec Dieu intervenant à des moments et des lieux qui nous sont propres et entrer en dialogue avec ces personnes qui appartiennent à notre propre histoire spirituelle particulière. Vous devez vous approprier ces lieux et ces périodes éloignés et les transposer à votre propre vie en en saisissant les correspondances avec vous.

samedi 11 décembre 2010

"Si l'homme se calme il voit arriver son salut" par l'Ancien Thadée

envoyé par orthodoxie. -
Mille mercis au Père Jivko (Panev) d'orthodoxie.com de nous avoir offert cette précieuse vidéo avec ses sous-titres en français ! Merci à la traductrice Zaklina Krstic. Puisse-t-elle être suivie d'autres ! Il y en a tellement en Roumain qui pourraient être aussi traduites  par des Roumains francophones ou des Français qui parlent roumain...

samedi 27 novembre 2010

CONSEILS AUX DÉBUTANTS POUR LA PRIÈRE DE JÉSUS par P. Christophoros Klitou

"Quand nous sommes débutants, nous devons faire face à des difficultés et faire des erreurs. Nous allons prier d'une manière imparfaite. Donc, ayant cela à l'esprit, il ne faut pas perdre espoir ni courage si l’on ne parvient pas à se concentrer, ni perdre tout intérêt à prendre l'habitude de la prière, mais il faut seulement rediriger son esprit vers la prière. Il y faut beaucoup de travail, de l’acharnement et de la persévérance comme le demande l’acquisition d’une maîtrise de n’importe quelle compétence. N'essayez pas de faire plus d'un "komboskini" (100 prières de Jésus) jusqu'à ce que vous vous soyez accoutumés à la prière. 

Pour le reste de la journée utilisez de courtes prières pour demander à Dieu de bénir tout ce que vous faites. Par exemple, au réveil louez Dieu pour la nouvelle journée, remerciez-le de vous extraire du sommeil et demandez-Lui de bénir votre journée. Si vous avez une règle de prière pour le matin, faites vos prières et demandez-Lui de bénir votre petit déjeuner ou votre boisson du matin. Lorsque vous quittez votre maison pour aller travailler, demandez-Lui de bénir votre départ et de veiller sur votre retour. Quand vous montez dans votre voiture demandez-Lui de bénir votre voyage, quand vous commencez votre travail demandez-Lui de bénir votre tâche et votre lieu de travail. Demandez-Lui de bénir et d'éclairer vos collègues de travail qui travaillent à côté de vous, vous ne rencontrerez pas de problèmes d'humeur ni de stress lié à la jalousie. En fait, en tout nous devons d'abord demander à Dieu de bénir nos actions et de cette manière nous allons prendre l'habitude de nous souvenir de Dieu toute la journée. Il s'agit d'une forme de prière incessante et qui peut facilement être adaptée à notre vie. Lorsque nous avons maîtrisé ce stade, nous pouvons alors passer à l'étape suivante et dire la prière de Jésus, non seulement au moment que nous avons fixé pour la prière, mais à chaque occasion où nous n'avons pas à nous concentrer sur notre travail. Par exemple lors de notre pause café et au moment des repas ou si notre travail ne mobilise pas notre esprit, ou sil ne demande pas de concentration, ce sont alors d'excellentes occasions pour s'exercer à dire la prière. Dans ces moments la prière doit être dite silencieusement sinon les gens vont penser que quelque chose ne tourne pas rond chez vous. Peu à peu, vous remarquerez une différence en vous-mêmes. Vous vous verrez récitant la prière sans même avoir conscience de la prière. La prière deviendra alors une partie de votre vie et bientôt vous vous demanderez comment vous avez vécu sans elle."

mardi 23 novembre 2010

En fait, le bien le plus modeste est plus nécessaire à l'humanité que le plus éminent

par Son Éminence Jean (Shahovskoy)
Archevêque de San Francisco et de l'Ouest
Beaucoup de gens pensent que vivre selon la foi et accomplir la volonté de Dieu est très difficile. En fait c’est très facile. Il suffit de prêter attention à des détails, à des bagatelles, et essayer d'éviter le mal dans les moindres des choses, les plus triviales. C'est le moyen le plus simple et le plus sûr pour entrer dans le monde de l'esprit et se rapprocher de Dieu. L’homme pense souvent que le Créateur exige de lui de grandes choses, que l'Évangile insiste sur le sacrifice total de soi, l'abolition de sa personnalité, etc. comme condition de la foi. L’homme est tellement effrayé par cela qu'il commence à craindre de se familiariser avec Dieu, de se rapprocher de Dieu, et il se cache lui-même de Dieu, ne voulant même pas examiner la Parole de Dieu. "Si je ne peux rien faire d'important pour Dieu, alors je ferais mieux de rester loin des choses spirituelles, arrêter de penser à l'éternité, et vivre "d’une manière normale."

Il existe à l'entrée du Royaume spirituel une "hypnose des grandes choses" : il faudrait soit faire quelque chose de grand ou ne rien faire. Et c’est ainsi que les gens ne font rien du tout pour Dieu ou pour leur âme ! C’est très étrange, plus un homme se consacre aux petites choses de la vie, moins il veut être honnête ou pur ou fidèle à Dieu dans ces mêmes petites choses. Et, pourtant, on doit adopter une attitude correcte envers les petites choses si l'on désire s'approcher du royaume des cieux.

si l'on désire s'approcher ... Dans ces mots sont résumées toutes les difficultés de la vie religieuse. Souvent, on veut entrer dans le Royaume des Cieux de façon soudaine, de quelque façon miraculeuse et magique, ou, de droit – grâce à quelque chose comme un grand exploit. Mais ni l'une ni l'autre de ces voies n’est le bon chemin pour parvenir au monde le plus élevé. On n'entre pas dans la présence de Dieu de quelque manière merveilleuse, tout en restant indifférent sur terre aux besoins du Royaume de Dieu et à sa lumineuse éternité, pas plus qu’on ne peut obtenir les trésors du Royaume de Dieu par une sorte d'acte éternel, quelque magnifique qu’il puisse être. En revanche, de bonnes actions, de saintes actions sont nécessaires pour grandir dans une vie supérieure, une volonté brillante, un bon désir, une psychologie céleste, un cœur qui est à la fois pur et juste ...

«...Et quiconque donnera seulement un verre d'eau froide à l'un de ces petits parce qu'il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra point sa récompense." (Mat.10;42)  Dans cette parole du Seigneur est la plus haute expression de la petitesse du bien."Un verre d'eau", ce n'est pas beaucoup ... Dans tout rapport entre les gens, il doit y avoir immanquablement un esprit bon. Cet esprit est le Christ, ouvertement manifeste ou caché.

"Au nom d'un disciple" - c'est la première étape dans la relation avec une autre personne au nom de Jésus-Christ Lui-même. Beaucoup de gens, ne connaissant pas encore le Seigneur et la fraternité merveilleuse en Son Nom ont pourtant entre eux des relations humaines fraternelles, désintéressées et pures qui les rapprochent de l'Esprit du Christ ...

... En fait, le bien le plus modeste est plus nécessaire à l'humanité que le plus éminent. Les gens peuvent coexister en s’entendant sans le plus grand bien, mais sans le moindre, ils ne peuvent pas exister. L'humanité périt non pas d'un manque du plus grand bien, mais d'une insuffisance de ce simple bien moins important. Le plus grand bien n'est pas plus qu'un toit, posé sur les murs de briques du bien le plus petit. Le moindre bien, le plus simple, a été laissé sur cette terre pour l'homme par le Créateur Lui-même, qui a pris sur Lui tout le bien le plus noble. Quiconque fait le plus petit bien, crée lui-même – et à travers lui le Créateur Lui-même crée – le plus grand bien. De notre petit bien le Créateur fait son propre grand bien. Car de même que notre Seigneur est le Créateur qui a formé toutes choses à partir du néant, combien plus Il est capable de créer le plus grand bien à partir du plus petit ...

Par un tel travail plus modeste, facile, fait dans la plus grande simplicité, un homme prend l’habitude de faire le bien et commence à le servir de tout son cœur, sincèrement, et de cette manière entre dans une atmosphère de bonté, plonge les racines de sa vie dans un sol nouveau, le sol du bien. Les racines de la vie humaine s'accommodent rapidement de cette bonne terre, et bientôt ne peuvent pas vivre sans elle... C’est ainsi qu’un homme est sauvé : du petit vient le grand. "Être fidèle dans les petites choses" se révèle être "fidèle dans les grandes."

Laissons de côté toutes les considérations théoriques telles que : il est interdit de massacrer des millions de femmes, d’enfants et de vieilles personnes ; contentez-vous de manifester votre sens moral en ne tuant d’aucune façon la dignité humaine de votre prochain, ni par la parole, ni par l’insinuation, ni par le geste. Ne vous fâchez pas pour des vétilles "contre votre frère en vain" (Matthieu 5:22) ou dans les contacts quotidiens de la vie ne parlez pas faussement à votre voisin. Ce sont des bagatelles, de petits changements, de peu d’importance, mais essayez seulement de le faire et vous verrez ce qu’il en adviendra.

Il est difficile de prier la nuit. Essayez donc le matin. Si vous ne parvenez pas à prier à la maison, alors, quand vous roulez jusqu’à votre lieu de travail récitez au moins le "Notre Père" avec un esprit simple et laissez les mots de cette courte prière résonner dans votre cœur. Et la nuit confiez-vous en toute sincérité aux mains du Père céleste. C'est vraiment très facile.

Et donnez, donnez un verre d'eau froide à tous ceux qui en ont besoin ; donnez un verre rempli à ras bord avec un simple esprit de camaraderie humaine pour tous ceux qui en manquent, la plus simple des camaraderies ...

O merveilleux chemin des petites choses, je te chante un hymne ! Entourez-vous, bonnes gens, ceignez-vous avec de petites œuvres de bien – avec une chaîne de petits sentiments, simples, faciles et bons qui ne coûtent rien, une chaîne de radieuses pensées, paroles et actions. Laissons de côté les grandes et les difficiles. Elles sont réservées à ceux qui les aiment et ne sont pas pour nous, qui n'avons pas encore appris à aimer les plus grandes, pour nous pour qui le Seigneur dans sa miséricorde, a répandu partout l’amour le plus petit, libre comme l'eau et l'air."

dimanche 21 novembre 2010

Parvenir à sentir qu'on est... rien.


Quelle est cette ascension intérieure que nous sommes appelés à entreprendre ?  
Cela ressemble parfois à quelque chose comme un chemin incertain et difficile vers un but inaccessible. La plupart d'entre nous ne peut même pas imaginer ce que ça doit être de voir et de sentir la présence de Dieu opérant en nous à travers tous les membres de notre corps. 
Quand nous nous engageons sur le chemin orthodoxe en adhérant au mode de vie orthodoxe, nous sommes motivés avec un désir fort, un grand zèle, pour venir à bout de notre aveuglement et devenir pleinement unis à Dieu, pour partager sa lumière glorieuse . Au début, nous n’avons eu qu’un aperçu de cette union plus parfaite avec Dieu. Mais cela a suffi à mettre le feu à notre âme, nous motivant à changer notre façon d'être avec l’aide de Dieu, dans l'Église. Nous nous sommes rendu compte que nous devions prendre des mesures concernant notre propre mode de vie pour nous débarrasser du péché dont nous avons eu de plus en plus une conscience aigüe. Nous avons lutté et lutté. Nous avons constaté que c'est la nature de la voie.
Saint Théophane nous dit que cette ascension intérieure nous conduit à la "révélation et l'apparition à notre conscience de l'œuvre de Dieu en nous." Ce n'est pas autre chose que notre œuvre de salut et de purification, nous dit-il.

«Le zélote est éclairé sur cette réalité à travers de fréquents échecs rencontrés en dépit de tous ses efforts, et de beaux succès inattendus rencontrés sans tentative particulière. Erreurs et chutes sont particulièrement éclairantes en nous privant de la grâce. Tous ces manquements amènent un homme à la pensée et à la croyance qu'il n'est rien, alors que Dieu et sa grâce toute-puissante sont tout.»


C’est la destination finale, la réalisation que nous ne sommes "rien" car Saint Théophane affirme :
"Ce n'est pas possible à moins que la personne parvienne à sentir qu'elle n'est rien."

dimanche 7 novembre 2010

Compatibilité du travail et et de la prière


Est-il possible de prier pendant que nous travaillons ? A première vue, il semble que cela va nous détourner de notre travail. En réalité cela nous permettra d'améliorer notre concentration et notre capacité à faire un travail de qualité sans être gêné par les distractions et l'anxiété.
Voici ce que dit l'Ancien Paissios :

« Quand quelqu'un fait un travail qui nécessite de la concentration, comme conduire une voiture, ou opérer un patient, il doit aussi dire la prière de Jésus afin que Dieu puisse l'aider et l'éclairer, mais il doit prier avec son cœur, et utiliser son esprit pour se concentrer sur son travail et ainsi éviter de faire des erreurs. »

La prière peut nous aider à nous concentrer et à acquérir une plus grande compréhension de notre travail.
L’Ancien dit encore :

« Plus l'esprit se concentre sur la prière, et est dans l’humilité, plus il est illuminé par la grâce de Dieu. Au contraire, plus il devient dispersé et confus en raison de son arrogance, plus il se trouble, si bien que notre esprit, qui est propre par nature, se remplit de pensées sales. »

C'est par la prière que nous agissons avec un esprit «propre». Sans la prière, nous nous abandonnons à nos propres pensées souvent confuses. Nous produisons encore et encore dans notre esprit des pensées négatives sur telle ou telle personne. Nous fabriquons encore et encore des scénarios sur ce qui pourrait nous arriver dans le futur. Avec la prière continue notre esprit devient calme, pur de pensées distrayantes, seulement rempli de Dieu et le travail qui est en face de nous à ce moment-là. Nous demeurons dans la vision de Sa volonté pour nous.

Encore quelques paroles de Geronda Païssios sur le blog de Claude

mercredi 3 novembre 2010

Pour une croissance spirituelle solide par l'Ancien Ephraïm de la Sainte Montagne

 "Plus rapidement vous aurez acquis une vertu, plus facilement vous la reperdrez. Plus lentement et laborieusement vous l' aurez acquise, plus fermement elle demeurera;  tout comme cette plante de courge qui était devenue grande et qui disait  au cyprès :
– Tu as vu de combien j’ai poussé en quelques jours ? Tu es là depuis de nombreuses années et tu n’as presque pas grandi !
– Oui, dit le cyprès, mais tu n'as pas encore connu les tempêtes, les vagues de chaleur, et les périodes de froid !
Et peu de temps après la plante de courge se dessécha, tandis que le cyprès resta où il était.

Ainsi est l’homme spirituel. Par temps de tempête ou par temps calme, il reste le même. Pourquoi ? Parce qu'une longue période de temps a créé la stabilité. Quand cet homme a commencé à renoncer au monde, sa condition spirituelle était instable, mais avec le temps, la grâce de Dieu a progressivement travaillé à son salut et à la libération de ses passions. Ainsi, une personne a besoin de faire des efforts aujourd'hui, et la grâce de Dieu commencera à agir d’elle-même demain. Ensuite, vous n'aurez pas besoin de vous efforcer d’avoir de bonnes pensées ; c’est la grâce qui demeurera en vous qui les fera venir à votre esprit, sans votre effort. Ensuite, vous verrez de grands mystères ! Vous acquerrez, pour ainsi dire, la présence à l’esprit de la mort, ou un autre souvenir bénéfique. Lorsque vous vous réveillerez et commencerez d'ouvrir vos yeux, au lieu de vous sentir encore endormi, vous aurez progressé ; vous aurez déjà passé à travers tout le mystère de la theoria et vous direz : "Mais comment cette chose-là se produit-elle, alors que  je me lève à peine ? Comment cette chose se produit-elle ? " 

Tout pareillement, la grâce de Dieu agit par elle-même,  elle est le résultat d'une habitude de longue date.
La même chose arrive avec le péché : éveillé ou endormi, un homme pécheur pense constamment au mal Quand le péché est renforcé par une mauvaise habitude et par le diable, il devient un mal constant. Ainsi en est-il avec le bien, une bonne habitude assistée par la grâce de Dieu devient une seconde nature. "

vendredi 22 octobre 2010

Comment s’éveillent les passions

P.Dumitru Stăniloae
Si nous comprenons comment s’éveillent les passions alors nous pouvons trouver des moyens de les garder sous contrôle.

Père Dumitru Stăniloae écrit :
"Dans tous les écrits spirituels orthodoxes, nous trouvons exposé l’enchaînement dans lequel prennent naissance les passions en toute circonstance :
Satan met une pensée de péché dans notre esprit, ce que l'on appelle "l'attaque"... Elle a seulement d’abord l’apparence d'une  simple pensée que nous pouvons commettre tel ou péché. Elle apparaît dans l'esprit comme une simple possibilité. Ce n'est pas encore un péché, car nous n'avons pas encore pris position vis-à-vis d’elle. Elle semble être en dehors de nous, nous ne l'avons pas créée, et elle n’a encore qu'un caractère virtuel, c’est une possibilité mais cela ne semble pas très grave, et qui ne nous donne pas beaucoup d'inquiétude. Nous sommes préoccupés de tout notre être par autre chose. Nous ne savons pas d'où est venue cette pensée, c’est comme si quelqu'un jouait avec et l’avait jetée négligemment sur le côté de la route. Cependant nous continuons à y réfléchir. Ainsi, elle a toutes les caractéristiques d'une pensée abandonnée par quelqu'un d'autre et les saints Pères ne manquent pas de l'attribuer à Satan…"

Vous êtes-vous déjà demandé d'où venaient quelques-unes des pensées que vous avez ?

     De cette attaque jusqu'à l'acte de péché, nous avons de nombreuses étapes....
Le moment décisif, c'est quand notre pensée prend position. Si nous avons rejeté la pensée dès le premier moment, nous l’avons échappé belle. Si, toutefois, nous commençons à y réfléchir, à goûter le péché dans notre esprit, alors « la conjugaison», le mélange de nos pensées avec celles des démons malfaisants s'est déjà produit. Maintenant, nous nous sommes joints à la pensée du mal, elle est devenue une partie de nous .... par elle nous sommes entrés dans la zone du péché et nous pouvons difficilement arrêter le plein développement de ce processus une fois qu'il a été mis en mouvement. Suivent de près le consentement au fait, ou le dispositif opéré par nos pensées et les pensées de Satan pour que le fait se réalise. Maintenant seulement la simple pensée se concrétise en images.

Vous êtes-vous demandé pourquoi vous en êtes venu à examiner quelques-unes des pensées que vous prenez en considération?

Saint Paul, décrit sa frustration par rapport à cette question :

15 En effet, je ne comprends pas ce que je fais: je ne fais pas ce que je veux, et c'est ce que je déteste que je fais. 16 Et si je fais ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la Loi est bonne. 17 En réalité, ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. 18 Car je sais que le bien n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ce que je suis par nature. Vouloir le bien est à ma portée, mais non l'accomplir. 19 Je ne fais pas le bien que je veux, mais le mal que je ne veux pas, je le commets. 20 Si donc je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais mais c'est le péché qui habite en moi. 21 Lorsque je veux faire le bien, je découvre cette loi: c'est le mal qui est à ma portée. 22 Dans mon être intérieur, je prends plaisir à la Loi de Dieu. 23 Mais je vois bien qu'une autre loi est à l’œuvre dans tout mon être: elle combat la Loi qu'approuve ma raison et elle fait de moi le prisonnier de la loi du péché qui agit dans mes membres. 24 Malheureux que je suis! Qui me délivrera de ce corps voué à la mort ? 25 Dieu soit loué : c'est par Jésus-Christ notre Seigneur. En résumé: moi-même, je suis, par la raison, au service de la Loi de Dieu, mais je suis, dans ce que je vis concrètement, esclave de la loi du péché... (Romains 7:15-25)


Les implications de ce processus sont claires. Si l'on veut avancer dans la vie spirituelle, il faut d'abord avoir la foi et une solide conviction que ces pensées doivent être rejetées. Les rejeter exige une position ferme, un esprit discipliné, et l'aide de Dieu.

Père Dumitru écrit encore :
"Par conséquent, l'obligation imposée à celui qui veut aller de l'avant dans sa vie vers la perfection est d’observer sans cesse les pensées qui apparaissent dans le champ de la conscience. Il lui faut éliminer l'idée de toute passion, à sa première apparition. La garde de l'esprit, l'attention, et la ferme et sagace résistance aux pensées sont continument recommandées par les maîtres spirituels de ceux qui ne veulent pas être victimes des passions .... Cela signifie de garder son esprit immergé, plein d'amour, dans l'infini divin, qui l'enrichit de significations toujours nouvelles et pures.
C'est là la première tâche de la spiritualité orthodoxe.

dimanche 17 octobre 2010

Notre combat avec les pensées

Le contrôle de nos pensées n'est pas une tâche facile. Assurément, si nous pouvons le faire, notre esprit devient plus clair, plus silencieux et nous gagnons plus de discernement. Par conséquent, nous pouvons devenir plus saints. La vraie prière exige un esprit silencieux libre des pensées afin que nous puissions écouter la voix sans paroles de Dieu qui vient de notre cœur. C’est de cette façon que nous pouvons faire la volonté de Dieu. Mais être capable de contrôler nos pensées est quelque chose qui semble être hors de notre portée. C'est quelque chose que nous ne pouvons pas faire par nous-mêmes. Nous avons besoin d'aide.


Voilà ce que nous dit Saint Hesychius :
« L'esprit ne peut pas venir à bout d’un fantasme démoniaque par ses propres forces, et ne devrait jamais tenter de le faire ... Les démons sont extrêmement sournois: ils font semblant d'être vaincus et ensuite nous font chuter en nous remplissant de l'estime de soi. Mais quand nous faisons appel à Jésus-Christ, ils n'osent pas user de leurs tours avec nous, même pendant une seconde. » (in La Philocalie)

Ceux d'entre nous qui ont essayé de maîtriser leurs pensées peuvent affirmer que, peu importe de combien nous progressons, car soit nous sommes vaincus par davantage de pensées qui monopolisent notre attention, soit nous commençons à penser à la façon dont nous avons le contrôle de nos pensées. Dès qu’en nous naît la pensée que nous nous y prenons vraiment bien, nous avons perdu la bataille.

La solution se trouve dans les propos de Saint Hesychius - nous devons demander de l'aide à Jésus Lui-même.

Saint Théophane le Reclus nous dit :
« Chaque fois que nous lançons un appel directement au Seigneur avec crainte, respect, espoir et foi en Son activité complète sans entrer dans une bataille verbale avec la pensée passionnée, la pensée passionnée s'éloigne alors de l'œil de l'esprit, qui est fixé sur le Seigneur. Quand elle est coupée de l'esprit par une telle attention, la pensée passionnée s’éloigne d’elle-même… »

Le fait de faire appel au Seigneur pour obtenir de l’aide enracine une pensée plus puissante dans notre esprit et repousse celle que nous voulons ignorer à l'arrière-plan. Sans cette attention accordée à la pensée à laquelle on substitue un appel à Dieu pour lui demander son aide, celle-là disparaît. Le démon qui cherchait à introduire dans notre esprit cette pensée non désirée est vaincu. C'est une des raisons pour lesquelles la pratique de la prière de Jésus est si importante. Dieu nous aide à lutter contre les pensées indésirables lorsque nous faisons appel à Son Nom.


Saint Théophane utilise un exemple d'une légende qu'il connaissait
« Un ancien vivait dans le désert de silence. Les démons l'attaquèrent de façon visible, et commencèrent à le traîner hors de sa cellule de façon à complètement le chasser du désert. L' ancien lui-même commença à riposter, mais ils le poussèrent et réussirent même à le traîner jusqu'à la porte même. Il s’en était fallu de peu qu’ils ne réussissent à le faire sortir. Se voyant dans un danger extrême, l'ancien cria : "Seigneur Jésus-Christ! Pourquoi m'as-tu abandonné? Aide-moi, Seigneur!" Dès qu'il appela, le Seigneur apparut immédiatement, chassa les démons, et dit à l’ancien : « Je ne t'abandonne pas, mais comme tu n'as pas fait appel à moi et que tu as pensé que tu pourrais faire face aux démons tout seul, je ne suis pas venu à ton aide. Appelle-moi, et tu recevras toujours promptement mon aide. " Après avoir dit cela, le Seigneur disparut. Cet incident est une leçon non seulement pour l’ancien, mais pour nous tous : Ne lutte pas contre des pensées passionnées par une altercation spirituelle avec elles, mais tourne-toi immédiatement vers le Seigneur par des prières contre eux ». (in La vie spirituelle)


Une dernière pensée de Saint Théophane :
« La purification durable des pensées est un don de Dieu, mais ce don n'est pas donné sans l'intensification d’efforts personnels. En même temps que vous ne parviendrez à rien uniquement par votre seul effort, Dieu ne vous donnera rien si vous n’engagez pas tout votre être dans la bataille. Telle est la loi fondamentale. » (in La vie spirituelle)

lundi 11 octobre 2010

Lignes directrices pour tous les chrétiens orthodoxes par le Métropolite Philarète Voznesensky, le nouveau confesseur

Métropolite Philarète Voznesensky, le nouveau confesseur

1. Rappelez-vous, vous êtes un fils (ou fille) de l'Eglise orthodoxe. Ce ne sont pas de vains mots. Rappelez-vous l'engagement que cela implique.

2. La vie terrestre est éphémère: on est à peine conscient de la rapidité avec laquelle elle s’écoule. Néanmoins, cette vie passagère détermine le destin éternel de votre âme. Ne l'oubliez pas un instant.

3. Essayez de vivre pieusement. Priez Dieu à l'église, priez Dieu à la maison - avec ferveur, avec foi, ayant confiance en la volonté de Dieu. Appliquez les saints et salvateurs préceptes de l'Eglise, ses règles et ses commandements. Hors de l'Eglise, en dehors de l'obéissance qui lui est due, il n'y a pas de salut.

4. Le don de la parole est l'un des plus grands dons de Dieu. Il ennoblit l'homme, l’élevant au-dessus toutes les autres créatures. Mais comme ce don est mal utilisé par une humanité corrompue ! Préservez ce don et apprenez à l'utiliser comme il convient à un chrétien. Ne jugez pas, ne parlez pas à la légère. Evitez, comme le feu, la mauvaise langue et les séductions de la conversation, n’oubliez pas les paroles de notre Seigneur et Sauveur : "Car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné." (Mt 12:37) Ne vous livrez pas au mensonge. L’Ecriture Sainte avertit sévèrement: « Tu fais périr ceux qui disent le mensonge. » (Ps 5, 6)

5. "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (Mc 12,29-31), selon le commandement du Seigneur. Sans amour, il n'y a pas de christianisme. Rappelez-vous, l'amour chrétien est fait de sacrifice de soi, et n’est pas égocentrique. Ne manquez pas une occasion de montrer de l'amour et de la miséricorde.

6. Soyez doux, pur et modeste dans vos pensées, vos paroles et vos actes. N’imitez pas les débauchés. Ne prenez pas exemple sur eux, et évitez d’avoir des relations trop étroites avec eux. N'ayez pas de relations qui ne soient pas nécessaires avec les infidèles- l’incroyance est contagieuse. Observez de la douceur et de la bienséance, toujours et partout; évitez de devenir contaminé par les habitudes éhontées du monde d'aujourd'hui.

7. Repoussez la peur, la vanité et l’orgueil. L’orgueil a été la cause que l'ange le plus élevé et le plus puissant a été jeté du haut des cieux. Rappelez-vous, «Oui, tu es poussière et à la poussière tu retourneras..."(Genèse 3:19) Soyez profondément humble.

8. La tâche fondamentale dans la vie est de sauver son âme pour l'éternité. Conservez cela comme la tâche la plus essentielle, la préoccupation principale de votre vie. Malheur à ceux dont l'indifférence et la négligence mèneront leurs âmes à la ruine éternelle.

samedi 9 octobre 2010

"MYSTERES" ou "SACREMENTS" ?

On ne devrait pas utiliser dans l'Orthodoxie la catégorie de "sacrements" comme on le fait trop souvent par commodité. En effet la théologie scolastique occidentale parle des sept sacrements comme de sept actions automatiques et unifonctionnelles, exprimant le rôle que doit jouer le clergé pour le salut du monde. Il y a dans la vie de l'Eglise une multitude de saints Mystères (il est bien préférable de les appeler ainsi) et il faut y inclure la bénédiction des autels, la tonsure monastique, les funérailles des fidèles, la bénédiction de l'eau etc. St Justin de Chelije disait que même la modeste bénédiction de l'encensoir que le prêtre orthodoxe répète de nombreuses fois dans les services est déjà un petit Mystère. Ou bien on peut dire également qu'il existe deux grands Mystères, qui sont celui de l'Assemblée eucharistique, au cours de laquelle les fidèles communient, et l'Initiation des nouveaux fidèles (dont le baptême et l'onction du Saint Chrème forment les deux points culminants).

jeudi 7 octobre 2010

L'attention par St Basile

Saint Basile nous conseille de développer notre attention car celle-ci nous aidera à acquérir la maîtrise de la colère, la tempérance et le contrôle de notre langue. Ce bénéfice résulte de la conjugaison de l'attention avec le souvenir que tous les désirs des plaisirs terrestres non maîtrisés ne feront que nous amener vers une fin amère. Voici ce qu'il écrit :
"Par conséquent soyez attentifs à vous-même, et sachez que la partie rationnelle de l'âme est aussi intelligente, tandis que la partie passionnée est aussi irrationnelle. Et l'une existe par nature pour gouverner, tandis que l'autre n’existe que pour obéir à la raison et être convaincue par elle. Alors ne laissez jamais votre esprit, réduit en esclavage absolu, devenir l'esclave des passions; par ailleurs, ne cédez pas aux passions qui luttent contre la raison et laissez les transférer à elles-mêmes l'autorité de l'âme ".

vendredi 1 octobre 2010

8 points pour notre croissance spirituelle par l'Ancien Païssios


Voici des conseils de l'Ancien Païssios sur la croissance spirituelle en réponse à une demande de bénédiction par un visiteur. Bien que ces paroles semblent parfois s'adresser plus particulièrement à un moine, nous pouvons tous en bénéficier : 
  1.  Vous devez prendre soin de la purification de votre âme et ceci quotidiennement.
  2.  Vous devez acquérir la justice divine et non pas la logique, car alors seulement la grâce de notre Christ viendra à vous.
  3.  Avant de faire quelque chose, pensez "Est-ce que le Christ veut que je le fasse ?" agissez ensuite en conséquence.
  4.  Vous devez vous-même parfaitement pratiquer l'obéissance, pour pouvoir parler à d'autres plus tard au sujet de la vertu d'obéissance.
  5.  Le «non» que vous dites aux gens doit être un «non», et le «oui» doit être un «oui». Ne faites pas semblant, mais dites ce que vous pensez, même si ça fait mal à l'autre personne, cependant dîtes-le avec bonté , et ne laissez pas l'autre sans quelques explications.
  6.  Vous devez avoir et maintenir cette dignité spirituelle : faire toujours attention à ce qui plaît à vos compagnons moines et non pas à ce qui vous plaît.
  7.  Tous les jours, vous devriez lire un passage du Nouveau Testament pour la purification de votre âme.
  8.  Ne regardez pas ce que les autres font, ni n'examinez comment et pourquoi ils le font.Votre propre objectif est la purification de votre âme et la parfaite soumission de votre esprit à la grâce divine. Donc, privilégiez tout ce qui va dans le sens de votre objectif : prier, étudier, dire humblement la prière de Jésus, savoir que vous avez absolument besoin de la miséricorde de Dieu. En d'autres termes, faites attention à votre travail spirituel.

samedi 25 septembre 2010

La vie des orthodoxes ordinaires


Pour vivre la vie orthodoxe nous avons évidemment beaucoup à apprendre. Peut-être pouvons-nous constater qu’actuellement nous ne vivons pas intégralement les dix points du programme. Il faut pourtant se rappeler qu'être chrétien orthodoxe c'est être dans une croissance continue. En nous rapprochant de Dieu, nous apprenons plus clairement ce qu'Il attend de nous. En grandissant près de Lui, Il nous donne une plus grande aptitude à la pratique de ses enseignements. Nous sommes tous pécheurs et l'Église est le lieu où nous venons pour la direction spirituelle et le pardon. Aux yeux de Dieu il n'est jamais trop tard pour changer notre façon de vivre. Certes Il attend de nous que nous soyons parfaits comme Il est parfait, mais plus grands sont les pécheurs, plus grande encore est sa miséricorde.

Réfléchissons sur chacun de ces points et cherchons des moyens de les inclure dans notre vie actuelle, aussi occupée ou agitée soit-elle, et nous verrons que nous grandirons spirituellement. En progressant, nous trouverons tout ce que nous avons besoin de savoir. Il faut cependant avoir à l'esprit ceci : les points de cette liste ne peuvent pas faire l’objet d’une sélection selon nos goûts. Il est très important d'inclure tous ces points dans notre mode de vie. Ils sont intimement liés. Pas un seul d'entre eux ne suffit à lui seul.

Trouver un père spirituel pour nous guider est évidemment une chose des plus précieuses et ce n'est pas toujours chose facile. Un bon père spirituel – même s'il n'a pas les charismes de grands staretz ou de grands Gerondas (comme Père Porphyrios qui lisait dans les âmes de ceux qui venaient le consulter avant même qu'ils ne commencent à parler...) – doit être un miroir fidèle de nous-mêmes non seulement pour refléter nos faiblesses mais également pour discerner ce qui existe de meilleur en nous, de façon à y faire appel plus que tout, pour nous encourager et alimenter notre engagement de foi dans la Voie, la Vérité et la Vie.

Et nous qui sommes dans le monde avec nos familles, celle de nos origines et celle de notre conjoint, et celle que nous avons fondée nous-mêmes et dont nous souhaitons ardemment faire une petite église, rappelons-nous que la porte est étroite et que s'il est bien souvent difficile de discerner et d'harmoniser ce qui est dû à Dieu et ce qui est dû à nos proches, seule notre prière nous permettra d'être éclairé par l'Esprit Saint, qui seul est bon, pour nous comporter non selon la morale des hommes mais selon la volonté de Dieu.
Impossible de ne pas conserver à l'esprit ces terribles (quelquefois) paroles de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ :

« C'est pourquoi, quiconque Me confessera devant les hommes, Je le confesserai aussi Moi-même devant Mon Père qui est dans les Cieux. Mais quiconque Me reniera devant les hommes, Je le renierai aussi Moi-même devant Mon Père qui est dans les Cieux. Ne pensez pas que Je sois venu apporter la paix sur la terre; Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Car Je suis venu séparer l'homme d'avec son père, et la fille d'avec sa mère, et la belle-fille d'avec sa belle-mère; et l'homme aura pour ennemis ceux de sa propre maison. Celui qui aime son père ou sa mère plus que Moi, n'est pas digne de Moi; et celui qui aime son fils ou sa fille plus que Moi, n'est pas digne de Moi. Celui qui ne prend pas sa croix et ne Me suit pas, n'est pas digne de Moi."

Et à Pierre qui dit à Jésus: «Voici, nous avons tout laissé et nous t'avons suivi. Que dirons-nous ? "

Jésus répond : "En vérité, je vous le dis, dans le nouveau monde, quand le Fils de l'homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m'avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, pour juger les douze tribus d'Israël. Et tous ceux qui ont laissé maisons, frères, sœurs, père, mère, enfants ou champs à cause de mon nom, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Mais nombreux sont les premiers seront derniers, et les premiers seront les derniers. "

Comment résoudre ce dilemme entre ce que nous pensons être l'amour des nôtres et l'Amour du Christ ?Encore une fois, seul l'Esprit Saint peut nous guider sûrement dans ce domaine comme dans d'autres, ce Saint Esprit de Dieu que nous pouvons obtenir essentiellement par une vie de prière.
Ainsi nous pouvons dire et redire :

Tu es béni Seigneur enseigne-moi ta volonté
Tu es béni Maître fais-moi comprendre ta volonté
Tu es béni Saint illumine-moi par ta volonté