SURVIVRE en ORTHODOXE‼️

🔥ULTIMES MESSAGES : pour un SURVIVALISME ORTHODOXE

(NOUVELLE VERSION ACTUALISÉE) AIDE-TOI, LE CIEL T'AIDERA !« Ne mettez pas votre confiance dans les princes qui n'ont pas en eux le salut »

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« Ne mettez pas votre confiance dans les princes, ni dans les enfants des hommes, qui n'ont pas en eux le salut. » Un autre texte : « Dans celui qui ne peut vous sauver. » Ecoutez ce conseil, cet avertissement, vous tous qui regardez avec admiration les choses humaines, appui fragile et périssable. Mais que veut dire, « qui n'ont pas en eux le salut ? » Ils n'ont pas même en eux leur propre salut; ils ne peuvent pas se défendre eux-mêmes; arrive la mort, ils se coucheront plus muets que des pierres. Car, voilà ce qu'exprime le Psalmiste en disant : « Son âme sortira, et il retournera dans la terre d'où il est sorti. En ce jour-là, périront toutes leurs pensées. » Un autre texte « Tous leurs projets. » Ce que dit le Psalmiste, revient à ceci : Celui qui ne peut pas se défendre lui-même, comment sauvera-t-il les autres ? Rien, en effet, n'est aussi faible et fragile qu'une telle espérance, et c'est ce que montre la nature même des choses. Aussi Paul, parlant de l'espérance en Dieu, disait « Cette espérance n'est point trompeuse. » (Rom. V, 5.)
Ce qu'on ne peut pas dire des choses humaines, plus vaines que l'ombre. Ne me dites pas : c'est un prince.
Un prince n'a rien de plus que le premier homme venu; il est également soumis à une condition incertaine; et tenez, dût cette parole vous surprendre précisément parce que c'est un prince, ayez encore moins de confiance. Ce sont là en effet des choses bien sujettes à l'écroulement, que ces principautés. Supposez qu'on ne le précipite pas du haut de son pouvoir, c'est lui qui se précipite dans les emportements de la colère, dans les abus de pouvoir, attendu qu'il ne se croit pas comptable envers celui qui a reçu ses promesses.
Et si ce prince est sage, il sera encore plus exposé aux chutes que les particuliers, parce qu'il est entouré d'ennemis plus redoutables, plus nombreux; parce qu'il est d'autant plus facile à prendre, qu'il y a plus de gens pour lui tendre des pièges.
Que signifient ces gardes du corps ? Que signifient toutes ces escortes qui veillent sur lui ? Et
comment celui qui, au milieu d'une ville bien policée, n'est pas même sûr de défendre sa personne, mais se trouve là comme au milieu d'un peuple ennemi, exposé à tant de combats et de dangers, pourra-t-il sauver les autres ? Celui qui, en pleine paix, a plus à craindre que ceux qui font la guerre, comment pourra-t-il mettre les autres en sûreté, au-dessus de tous les périls ?

Certes, il n'est pas difficile de compter ceux qui pouvaient vivre en toute sécurité chez eux, et qui se sont perdus, pour avoir mis leur confiance dans les princes.

St Jean Chrysostome (né au Ciel en 407)

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« … Comme des brebis au milieu des loups ; soyez donc prudents comme les serpents et simples comme les colombes. Et soyez en garde contre les hommes… » [Mat. 10;16]

Constater les yeux grand ouverts, nous informer les uns les autres, nous indigner, pétitionner auprès des autorités (au fait, lesquelles ? quand déjà au plus bas niveau de notre vie sociale, un maire censé être le représentant de l'État dans la commune et, à ce titre, officier d'état civil et officier de police judiciaire, ne fait pas respecter la loi !) attendre de voter aux prochaines élections, en espérant à peine des bribes de jours de liberté, d’égalité et de justice, de restauration du respect de notre culture, de nos valeurs et de notre patrie qui rencontreront contre eux forcément tous les imbéciles utiles qui ont déjà voté comme un seul homme pour le gouvernement handicapé qui n’est compétent que pour nous asservir davantage à tout ce qui n’est pas nous, et nous enfoncer encore un peu plus… tout cela n’est-il pas vain ou du moins bien insuffisant ?

Nous avons au moins trois raisons principales d’être plus que vigilants :

La première est bien celle de l’islamisation croissante de nos pays d’Europe qui n’attend que l’inversion du rapport de forces en sa faveur – auquel elle travaille sans relâche, étape après étape – pour pouvoir laisser libre cours à son caractère impitoyable envers tout ce qui n’est pas musulman. La deuxième est le risque de guerre mondialeavec utilisation possible des armes nucléaires, et tous ceux qui soutiennent – aveuglément jusqu'à prôner la guerre contre telle ou telle nation (qui paraît-il ne respecterait pas les droits de l'homme) ou en attendant sagement à l'abri d’évaluer le pour et le contre – sans se rendre compte le moins du monde de nos intérêts réels, économiques, stratégiques, culturels et religieux participent à rendre ce risque de plus en plus réel. La troisième et non des moindres est l’effondrement bancaire suivi d'un effondrement économique mondial prévisible qui se fait progressivement mais risque de devenir de plus en plus rapide et inéluctable.

N’est-il pas venu (depuis longtemps d’ailleurs pour les plus lucides et les plus critiques…) le temps de s’occuper de nous-mêmes sans attendre la moindre sollicitude, le moindre soutien, la moindre compréhension de tous ceux qui se sont hissés à tous les niveaux jusqu’au seuil de leur incompétence ( selon le fameux « principe de Peter ») pour satisfaire, sans scrupule, leur appétit de vaine gloire, leur cupidité, leur soif de jouir de privilèges (dont on nous a fait croire qu’ils avaient été définitivement abolis) le plus tôt possible, sans le moindre souci réel d’un avenir désormais plus qu’incertain, qu’ils maquillent pour conserver leur place le plus longtemps possible (même s’ils savent que ce n’est pas pour longtemps, c’est pour eux toujours ça de pris) et qu’ils aggravent inconsidérément, sans le moindre souci d’un peuple dont ils ne connaissent rien de la vie.

Certains s’occuperont d’eux-mêmes en quittant le pays avant (car ils le peuvent – parce que sans attache, ou bien suffisamment à l’aise financièrement, ou bien avec déjà de nouvelles perspectives professionnelles). Mais le peuple, lui, que fera-t-il pour prendre soin des siens – hommes, femmes, enfants et vieilles personnes ?

Eh bien il aura intérêt à se préparer au pire, s’équiper, s'informer, se former, s’entrainer et se positionner dans tout domaine pour s’organiser, résister et survivre. Chacun – selon ses compétences, ses dispositions, son tempérament, sa situation, sa localisation, le groupe social auquel il est attaché – trouvera ce qui lui convient. Il sera nécessaire de communiquer et de nouer des liens forts de solidarité entre tous.

Le confinement imposé, pour une "épidémie" supposée dangereuse, restreignant drastiquement la liberté de culte — ou bien simplement l'éloignement géographique des lieux de culte offrant une nourriture spirituelle consistante — nous incite à une pratique de notre foi moins glorieuse mais pas moins profonde et communautaire. Nous avons certes besoin de pasteurs et de saints pasteurs, mais pas de hiérarques dont la fonction est plus diplomatique voire politique et géopolitique, que de défense de la foi et de transmission de notre tradition spirituelle, et dont on peut s'attendre à toutes les compromissions voire les pires trahisons. La religion mondiale s'organise étape après étape, à notre insu. Et l'eau tiède, dont la température augmente insensiblement mais irrésistiblement, dans laquelle le peuple des grenouilles orthodoxes se complait dans un doux rêve œcuméniste, procède à notre cuisson mortelle jusqu'à notre transformation en ingrédients de la soupe religieuse universelle, inodore, incolore, sans saveur et sans grâce, qui sera servie aux consommateurs d'opium des peuples. L'Orthodoxie des catacombes a existé et s'est renouvelée à différentes périodes, en divers lieux, depuis les origines du Christianisme. Il faudra y revenir. Les "Vieux Croyants" par exemple ont fait preuve d'une telle résilience. face à la persécution. Les juridictions seront moins importantes que la solidarité des communautés ayant la même foi chevillée au corps avec ou sans guide spirituel. La créativité, l'adaptabilité, la (re)lecture des Saintes Écritures et des œuvres des Saints Pères qui figureront en bonne place avec les livres des offices dont nous aurons besoin dans nos bibliothèques. Juste à côté des divers manuels de survie.

Avoir une foi forte sera plus que nécessaire. Celui qui n’en a pas fera bien de s’y mettre… en comptant en un premier temps que l’appétit vient en mangeant et en fréquentant ceux qui pourront l’aider à l’alimenter et la conforter. De toute façon la nature a horreur du vide, tout le monde peut le constater et quand les églises se vident les minarets poussent, et pour ceux qui ont eu une mauvaise expérience de l'Église et qui ne veulent plus entendre parler de rien de religieux, il ne faut pas dire que c'est du pareil au même parce que, même si les préceptes chrétiens les ont empêché de jouir comme ils le voulaient, ils peuvent constater facilement que ce qui les attend est bien pire.

Action et prière. Là où nous sommes et dès maintenant :


· Prier sans cesse dans l'action,

· agir pour nos frères et pour Dieu,

· transformer toute action en prière,

· orienter tout ce que nous faisons vers Dieu,

· prendre toute action pour prétexte à la prière,

· profiter de toute action pour s'en servir de support à notre prière

· nous organiser, former des réseaux, des fraternités

· et être certain qu'avec la prière DIEU EST AVEC NOUS.

Mourir en martyr, si Dieu veut, est une chose envisageable pour nous sans problème, voire avec gloire pour les plus ardents, mais l’empire chrétien d’orient a bien montré également qu’il n’était pas du tout interdit, en premier lieu, de se défendre quand c’était nécessaire. Fidèle en cela à l’empire romain plus antique : Si vis pacem para bellum. Rien à voir avec le militantisme, encore moins avec le djihad.

Foi et courage, vigilance et sagacité, discrétion et ténacité, solidarité et fraternité.« Aide-toi et le Ciel t’aidera » énonce le dicton. C’est bien là où nous en sommes.

Maxime le minime

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L'autolimitation (самоограничение)

par A. SOLJENITSYNE

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«Seule l’autolimitation permettra à l’humanité, toujours plus nombreuse et plus dense, de continuer à exister. Et sa longue évolution aura été vaine si elle ne se pénètre pas de cet esprit : tous les animaux possèdent en effet la liberté de happer des proies et de se remplir le ventre. La liberté humaine, elle, va jusqu’à l’autolimitation volontaire pour le bien d’autrui. Nos obligations doivent toujours dépasser la liberté dont nous jouissons»

- Des voix sous les décombres
- L'erreur de l'Occident

L'ULTIME ET VITALE RÉSISTANCE CHRÉTIENNE par Le moine Moïse de la Sainte Montagne/var/folders/z5/7m32prvs0cjb78y_r44jfvvm0000gn/T/com.microsoft.Word/WebArchiveCopyPasteTempFiles/ICXCNIKA.gif

"La Communauté du désert et la solitude des villes

par Le moine Moïse de la Sainte Montagne"
"Le seul refuge est pour chacun d’entre nous…"

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Moine Moïse l'Athonite (1952-2014) prie Dieu pour nous !

Dans cette solitude sacrée l’homme se trouve face à face avec sa pauvreté existentielle et la peur de la mort qu'elle provoque. Pourtant, même ici, il y a danger qu'il puisse choisir la procrastination comme solution et, pour un temps calmer son état de panique. Il peut reprendre sa course avec ses allées et venues sans fin, augmenter ses activités sociales et chercher à varier ses divertissements : un programme d’occupation maximale. D'autres personnes, d'autres choses, du travail et des implications tous azimuts peuvent servir de couverture à son appauvrissement spirituel – pour un temps. Et il peut continuer à errer sans but, poussé par les circonstances, tourmenté, papillonnant d’une chose à une autre, luttant, étant déchiré – et finalement anéanti.

Une vie de travail sans la libération de la communion avec Dieu est de l'esclavage. La lutte excessive pour la richesse est une maladie incurable source de souffrances. La peur de l’avenir peut stimuler la cupidité, l'avarice, la thésaurisation et Dieu peut être facilement oublié.

Voici ce que dit Abba Markos sur comment l'homme peut éviter l'esclavage d’un travail sans discernement et à la place devenir un libre serviteur de Dieu : «
Celui qui se débarrasse du soin anxiogène pour les choses éphémères et est libéré de tout ce que cela nécessite, mettra toute sa confiance en Dieu et dans les bonnes choses éternelles. Le Seigneur n'a pas interdit les nécessaires soins quotidiens pour notre bien-être physique, mais Il a indiqué que l'homme ne devait se sentir concerné que pour chaque jour [auquel suffit sa peine]. Limiter nos besoins et nos soucis de ce qui est absolument nécessaire est tout à fait possible par la prière et la maîtrise de soi, mais les éliminer est tout à fait impossible. »

Dans les judicieuses remarques d’Abba Markos qui suivent, permettez-moi d'attirer votre attention sur un point subtil qui s’applique à de nombreux fidèles. «
Les tâches nécessaires que nous sommes obligés d’accomplir, nous devons bien sûr les accepter et les assumer, mais nous devons lâcher ces autres activités sans but et préférer plutôt passer notre temps dans la prière, en particulier lorsque ces activités nous conduisent à la cupidité et au luxe de l’argent et de la richesse. En effet, plus on pourra, avec l'aide de Dieu, limiter, ces activités mondaines, plus on pourra préserver son esprit de ces errances anxieuses. Si à nouveau quelqu'un, de peu de foi ou ayant quelque autre faiblesse, ne peut pas faire cela, alors, au moins, qu'il comprenne bien la vérité et qu’il essaye, autant qu'il peut, de se blâmer de demeurer dans cette faiblesse et dans cet état immature. Car il est beaucoup mieux d'avoir à rendre compte à Dieu de ses omissions que de sa faute et de son orgueil

Un drame se joue dans l'homme, dans lequel il cherche, à l’extérieur, continuellement et intensément, la paix et la connaissance Mais quand il revient à lui-même, il se rend compte qu’une véritable hospitalité existe dans un endroit inattendu. C’est en effet précisément en lui-même qu’il découvre et expérimente la particularité de cette personnalité. C’est ici que se trouve la divine solitude libératrice, fondée sur la connaissance de sa personnalité. C’est ici, dans la quiétude mystique, qu'il mesure, décide, et prend ses responsabilités.

La réalisation de l'expérience mystique de ce que nous sommes, de ce que nous devrions chercher, et de ce que nous pouvons faire, implique un effort pénible qui, néanmoins, est crucial. C’est en nous que nous nous arrachons à la solitude de l’ego et où nous trouvons le chemin de la lumière et de la joie de la communion.

Une grande partie du monde est gouvernée par des sophismes, la sagesse a été mise à l'écart, et la décence a été perdue. Mensonges et trahison abondent, le révisionnisme a contrefait l'histoire, l'Évangile est mal interprété, les manuels scolaires sont des outils politiques au service de l'idéologie de ceux qui sont au pouvoir. Il y a une tendance à imiter les idéologies occidentales erronées, y compris le piétisme sentimental et le néo-christianisme social indolore. La vie de l’Église et ses traditions sacrées et vivifiantes sont ignorées.

Le seul refuge est pour chacun d’entre nous, de mettre en place notre propre sanctuaire où nous le pouvons. À un monde qui considère la tromperie comme de l'intelligence et l'honneur comme de la faiblesse, il faut oser dire «Ne me touchez pas! »

Nous devons choisir de rester seuls, volontairement et en assumant la responsabilité même si cette solitude nécessite un grand courage dans une société qui cherche agressivement nos applaudissements et nous pousse à nous y amalgamer. La lassitude de ces vanités, l’amertume, le mouvement constant et les joies sans joie qui ont rempli nos vies nous aident à venir à la réalisation que c’est la meilleure résistance à la désorientation générale.

En rétablissant notre monde intérieur, nous augmentons notre résistance, et dans le temps devenons invincibles aux attaques organisées du mal. En plaçant toute notre vie aux pieds de Dieu et dans la recherche de la vie authentique qu’Il veut que nous vivions, nous commençons à avoir un avant-goût de l’immortalité, où nous ne sommes jamais seuls, mais en compagnie du Christ et de ses saints. Toute solitude est dissipée par l'autosuffisance intérieure.

Et
cela peut vous aider de savoir qu’ils sont nombreux, sans que vous les voyiez, ceux qui vous aident par leurs prières. Ce sont les moines, totalement consacrés à Dieu, qui veillent sans cesse. Même si vous ne les avez pas rencontrés, ils prient pour vous, leurs bras levés, leurs genoux et leurs articulations couverts de cal de par leurs prosternations.

(version française par Maxime le minime de la source)

samedi 29 décembre 2012

LE PSAUME 36, un bon programme pour 2013


Ne sois pas jaloux des méchants, 
n'envie pas ceux qui commettent l'iniquité,

Car ils sècheront bientôt comme le foin,
et comme la verdure des plantes, ils seront vite flétris.

Mets ton espérance dans le Seigneur et agis avec bonté,
habite la terre, et tu seras nourri de ses richesses.

Mets tes délices dans le Seigneur,
et il t'accordera les demandes de ton cœur.

Expose tes épreuves au Seigneur,
espère en lui, et il agira;

il fera éclater ta justice comme la lumière,
et ton droit comme le plein midi.

Soumets-toi au Seigneur et prie-le;

ne sois pas jaloux de celui qui réussit dans sa voie,

de l'homme qui transgresse la Loi.

Apaise ta colère et laisse là ton indignation;

que l'envie ne te porte pas à faire le mal.

Car ceux qui font le mal seront exterminés,
mais ceux qui attendent le Seigneur
auront la terre en héritage.

Encore un peu, et le pécheur ne sera plus;
tu chercheras sa place,
et tu ne la trouveras plus;

mais les doux auront la terre en héritage,
et ils goûteront avec délices une immense paix.

Le pécheur guette le juste,
il grince des dents contre lui;

mais le Seigneur s'en rit,
car il voit venir son jour.

Les pécheurs ont tiré l'épée,
ils ont bandé leur arc pour abattre le pauvre et l'indigent,
      pour égorger ceux qui ont le cœur droit.

que leur épée leur entre dans le cœur,
 et que leurs arcs soient brisés !

Pour le juste, mieux vaut le peu qu'il possède, 
que toutes les richesses des pécheurs.

Car les bras des pécheurs seront brisés, 
mais le Seigneur fortifiera les justes.

Le Seigneur connaît les jours des hommes sans tache, 
et leur héritage sera éternel ;

ils ne seront pas confondus au temps du malheur, 
et aux jours de famine, ils seront rassasiés.

Mais les pécheurs périront,
et les ennemis du Seigneur, au faîte de leur gloire,
s'évanouiront comme la fumée, sans laisser de trace.

Le pécheur emprunte et ne rend pas, 
mais le juste est compatissant et donne.

Ceux qui bénissent le Seigneur auront la terre en héritage, 
mais ceux qui le maudissent seront exterminés.

Le Seigneur guide les pas de l'homme, 
et il se réjouit grandement de sa conduite.

S'il tombe, il ne sera pas brisé, 
car le Seigneur le soutient de sa main.

J'ai été jeune, puis j'ai vieilli,
et jamais je n'ai vu le juste abandonné, 
ni sa descendance mendier son pain.

Tout le jour il est compatissant et prête, 
et sa descendance sera en bénédiction.

Détourne-toi du mal et fais le bien,
et tu auras une demeure pour les siècles des siècles;

car le Seigneur aime la justice, 
et il n'abandonnera pas ses saints; 
éternellement, ils seront à l'abri.

Les pécheurs seront châtiés,
et la descendance des impies sera exterminée;

mais les justes obtiendront la terre en héritage, 
et ils y auront une demeure pour les siècles des siècles.

La bouche du juste médite la sagesse, 
et sa langue redit ce qui est juste.

La loi de Dieu est dans son cceur, 
ses pas ne trébucheront pas.

Le pécheur épie le juste et cherche à le faire mourir, 
mais le Seigneur ne l'abandonnera pas entre ses mains, 
lui ne le condamnera pas, quand on le jugera.

Attends le Seigneur et veille à suivre sa voie; 
il t'élèvera jusqu'à posséder la terre en héritage, 
tu verras les pécheurs exterminés.

J'ai vu l'impie triomphant,
il se dressait comme les cèdres du Liban;

      quand je suis repassé, voici qu'il n'était plus, 
      je l'ai cherché, et on ne trouvait plus sa place.

Garde l'innocence et observe la rectitude 
car il y a une postérité pour l'homme de paix;

mais les transgresseurs seront exterminés tous ensemble, 
la postérité des impies sera anéantie.

Ie salut des justes vient du Seigneur,
il est leur protecteur au temps de la tribulation;

le Seigneur leur portera secours et les délivrera, 
il les arrachera aux pécheurs,
il les sauvera, car ils ont mis en lui leur espérance.

(traduction du RP Placide Deseille YMCA PRESS1979)

mercredi 26 décembre 2012

Qui offre de l'or au Seigneur ?


« Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l'adorèrent; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe.. » (Matthieu 2:11) Non sans raison, mes frères, il y avait là trois cadeaux à la crèche du Christ, trois - ni plus, ni moins. Était-ce un signe de la Très Sainte Trinité comme l'essence de la Divinité, ou est-ce que cela symbolisait la nature trinitaire du futur ministère du Christ : prophétique, royale, sacerdotale, ou peut-être était-ce l'expression d'une des trois composantes de la nature de l'homme : l’esprit, l'âme et le corps? Nous laissons cela à votre foi et à votre réflexion le soin d’examiner cette question. Notre attention se portera pour ce qui nous concerne sur les mages porteurs des offrandes. On pourrait dire que ces pèlerins de l'Orient se tenaient devant la crèche de Jésus-Christ pour toute l'humanité. Leurs offrandes représentent symboliquement tout ce que nous, disciples du Sauveur, Lui apportons. L'or signifie les dons matériels; l'encens – les offrandes immatérielles, les dons de l'esprit, et la myrrhe représente ces offrandes qui sont à la fois spirituelles et matérielles. Il y a, par conséquent, les personnes qui apportent de l'or au Seigneur, il y a ceux qui offrent de l'encens, d'autres encore qui apportent la myrrhe, enfin, certains apportent plusieurs cadeaux en même temps. Qui sont ces personnes? En examinant cette question, nous verrons comment nous aussi, comme les mages, pouvons servir notre Seigneur et Sauveur. 

 Qui apporte de l'or au Seigneur?

 L'or est porté par ceux qui, pour la gloire de Dieu et pour le profit du prochain, offrent quelque chose de leur travail et de leurs biens. Par exemple, vous apportez de l'or au Seigneur si vous construisez, renouvelez ou ornez le temple de Dieu. Votre don Lui plaît, car même s’Il siège maintenant sur le trône de gloire, pour l'amour de notre salut Il continue en même temps à apparaître aussi bien dans la crèche. Cette mangeoire est présente dans l'église sur la table d'oblation, où à chaque Liturgie Il naît pour ainsi dire à nouveau de façon à lui offrir de nouveau comme un sacrifice pour nos péchés. 
Combien de fois Il souffre dans cette crèche. Ici, il a besoin à la fois de vêtements et d’un abri, de lumière et de chaleur. Par conséquent, si vous faites quelque chose pour le bien de l'église, votre offre fait les délices du Seigneur, autant que l'a fait le cadeau des mages qui lui apportèrent de l'or. 
Combien de cet or est apporté au Seigneur? Ah, si l'on compare ce qui est apporté à ce qui est dépensé pour répondre aux exigences des passions, pour la satisfaction non seulement de nos besoins, mais de nos caprices mêmes - ou même avec ce qui est ostensiblement livré à la consommation de la chair et du monde - cela s'avère être vraiment la plus petite part.... 
Devant nous un pauvre homme tremble de froid, de faim et de maladie, et pourtant soit nous le repoussons durement soit nous lui donnons une toute petite pièce, et ce même jour, nous sommes prêts à dilapider la moitié de notre fortune dans un jeu absurde, ou à gaspiller abondamment notre argent pour aller voir quelque spectacle vulgaire. Telle est notre gratitude envers Celui qui, étant riche, pour notre salut s’est fait mendiant à ce jour, pour que par sa pauvreté nous fussions enrichis (II Cor. 8:9).
(Version française par Maxime le minime de Les cadeaux des Rois Mages - Homélie lors de la Journée de la Nativité du Christ par Mgr Innocent archevêque de Chersonèse)