SURVIVRE en ORTHODOXE‼️

🔥ULTIMES MESSAGES : pour un SURVIVALISME ORTHODOXE

(NOUVELLE VERSION ACTUALISÉE) AIDE-TOI, LE CIEL T'AIDERA !« Ne mettez pas votre confiance dans les princes qui n'ont pas en eux le salut »

/var/folders/z5/7m32prvs0cjb78y_r44jfvvm0000gn/T/com.microsoft.Word/WebArchiveCopyPasteTempFiles/Saint_Jean_Chrysostome.jpg

« Ne mettez pas votre confiance dans les princes, ni dans les enfants des hommes, qui n'ont pas en eux le salut. » Un autre texte : « Dans celui qui ne peut vous sauver. » Ecoutez ce conseil, cet avertissement, vous tous qui regardez avec admiration les choses humaines, appui fragile et périssable. Mais que veut dire, « qui n'ont pas en eux le salut ? » Ils n'ont pas même en eux leur propre salut; ils ne peuvent pas se défendre eux-mêmes; arrive la mort, ils se coucheront plus muets que des pierres. Car, voilà ce qu'exprime le Psalmiste en disant : « Son âme sortira, et il retournera dans la terre d'où il est sorti. En ce jour-là, périront toutes leurs pensées. » Un autre texte « Tous leurs projets. » Ce que dit le Psalmiste, revient à ceci : Celui qui ne peut pas se défendre lui-même, comment sauvera-t-il les autres ? Rien, en effet, n'est aussi faible et fragile qu'une telle espérance, et c'est ce que montre la nature même des choses. Aussi Paul, parlant de l'espérance en Dieu, disait « Cette espérance n'est point trompeuse. » (Rom. V, 5.)
Ce qu'on ne peut pas dire des choses humaines, plus vaines que l'ombre. Ne me dites pas : c'est un prince.
Un prince n'a rien de plus que le premier homme venu; il est également soumis à une condition incertaine; et tenez, dût cette parole vous surprendre précisément parce que c'est un prince, ayez encore moins de confiance. Ce sont là en effet des choses bien sujettes à l'écroulement, que ces principautés. Supposez qu'on ne le précipite pas du haut de son pouvoir, c'est lui qui se précipite dans les emportements de la colère, dans les abus de pouvoir, attendu qu'il ne se croit pas comptable envers celui qui a reçu ses promesses.
Et si ce prince est sage, il sera encore plus exposé aux chutes que les particuliers, parce qu'il est entouré d'ennemis plus redoutables, plus nombreux; parce qu'il est d'autant plus facile à prendre, qu'il y a plus de gens pour lui tendre des pièges.
Que signifient ces gardes du corps ? Que signifient toutes ces escortes qui veillent sur lui ? Et
comment celui qui, au milieu d'une ville bien policée, n'est pas même sûr de défendre sa personne, mais se trouve là comme au milieu d'un peuple ennemi, exposé à tant de combats et de dangers, pourra-t-il sauver les autres ? Celui qui, en pleine paix, a plus à craindre que ceux qui font la guerre, comment pourra-t-il mettre les autres en sûreté, au-dessus de tous les périls ?

Certes, il n'est pas difficile de compter ceux qui pouvaient vivre en toute sécurité chez eux, et qui se sont perdus, pour avoir mis leur confiance dans les princes.

St Jean Chrysostome (né au Ciel en 407)

/var/folders/z5/7m32prvs0cjb78y_r44jfvvm0000gn/T/com.microsoft.Word/WebArchiveCopyPasteTempFiles/ICXCNIKA.gif

« … Comme des brebis au milieu des loups ; soyez donc prudents comme les serpents et simples comme les colombes. Et soyez en garde contre les hommes… » [Mat. 10;16]

Constater les yeux grand ouverts, nous informer les uns les autres, nous indigner, pétitionner auprès des autorités (au fait, lesquelles ? quand déjà au plus bas niveau de notre vie sociale, un maire censé être le représentant de l'État dans la commune et, à ce titre, officier d'état civil et officier de police judiciaire, ne fait pas respecter la loi !) attendre de voter aux prochaines élections, en espérant à peine des bribes de jours de liberté, d’égalité et de justice, de restauration du respect de notre culture, de nos valeurs et de notre patrie qui rencontreront contre eux forcément tous les imbéciles utiles qui ont déjà voté comme un seul homme pour le gouvernement handicapé qui n’est compétent que pour nous asservir davantage à tout ce qui n’est pas nous, et nous enfoncer encore un peu plus… tout cela n’est-il pas vain ou du moins bien insuffisant ?

Nous avons au moins trois raisons principales d’être plus que vigilants :

La première est bien celle de l’islamisation croissante de nos pays d’Europe qui n’attend que l’inversion du rapport de forces en sa faveur – auquel elle travaille sans relâche, étape après étape – pour pouvoir laisser libre cours à son caractère impitoyable envers tout ce qui n’est pas musulman. La deuxième est le risque de guerre mondialeavec utilisation possible des armes nucléaires, et tous ceux qui soutiennent – aveuglément jusqu'à prôner la guerre contre telle ou telle nation (qui paraît-il ne respecterait pas les droits de l'homme) ou en attendant sagement à l'abri d’évaluer le pour et le contre – sans se rendre compte le moins du monde de nos intérêts réels, économiques, stratégiques, culturels et religieux participent à rendre ce risque de plus en plus réel. La troisième et non des moindres est l’effondrement bancaire suivi d'un effondrement économique mondial prévisible qui se fait progressivement mais risque de devenir de plus en plus rapide et inéluctable.

N’est-il pas venu (depuis longtemps d’ailleurs pour les plus lucides et les plus critiques…) le temps de s’occuper de nous-mêmes sans attendre la moindre sollicitude, le moindre soutien, la moindre compréhension de tous ceux qui se sont hissés à tous les niveaux jusqu’au seuil de leur incompétence ( selon le fameux « principe de Peter ») pour satisfaire, sans scrupule, leur appétit de vaine gloire, leur cupidité, leur soif de jouir de privilèges (dont on nous a fait croire qu’ils avaient été définitivement abolis) le plus tôt possible, sans le moindre souci réel d’un avenir désormais plus qu’incertain, qu’ils maquillent pour conserver leur place le plus longtemps possible (même s’ils savent que ce n’est pas pour longtemps, c’est pour eux toujours ça de pris) et qu’ils aggravent inconsidérément, sans le moindre souci d’un peuple dont ils ne connaissent rien de la vie.

Certains s’occuperont d’eux-mêmes en quittant le pays avant (car ils le peuvent – parce que sans attache, ou bien suffisamment à l’aise financièrement, ou bien avec déjà de nouvelles perspectives professionnelles). Mais le peuple, lui, que fera-t-il pour prendre soin des siens – hommes, femmes, enfants et vieilles personnes ?

Eh bien il aura intérêt à se préparer au pire, s’équiper, s'informer, se former, s’entrainer et se positionner dans tout domaine pour s’organiser, résister et survivre. Chacun – selon ses compétences, ses dispositions, son tempérament, sa situation, sa localisation, le groupe social auquel il est attaché – trouvera ce qui lui convient. Il sera nécessaire de communiquer et de nouer des liens forts de solidarité entre tous.

Le confinement imposé, pour une "épidémie" supposée dangereuse, restreignant drastiquement la liberté de culte — ou bien simplement l'éloignement géographique des lieux de culte offrant une nourriture spirituelle consistante — nous incite à une pratique de notre foi moins glorieuse mais pas moins profonde et communautaire. Nous avons certes besoin de pasteurs et de saints pasteurs, mais pas de hiérarques dont la fonction est plus diplomatique voire politique et géopolitique, que de défense de la foi et de transmission de notre tradition spirituelle, et dont on peut s'attendre à toutes les compromissions voire les pires trahisons. La religion mondiale s'organise étape après étape, à notre insu. Et l'eau tiède, dont la température augmente insensiblement mais irrésistiblement, dans laquelle le peuple des grenouilles orthodoxes se complait dans un doux rêve œcuméniste, procède à notre cuisson mortelle jusqu'à notre transformation en ingrédients de la soupe religieuse universelle, inodore, incolore, sans saveur et sans grâce, qui sera servie aux consommateurs d'opium des peuples. L'Orthodoxie des catacombes a existé et s'est renouvelée à différentes périodes, en divers lieux, depuis les origines du Christianisme. Il faudra y revenir. Les "Vieux Croyants" par exemple ont fait preuve d'une telle résilience. face à la persécution. Les juridictions seront moins importantes que la solidarité des communautés ayant la même foi chevillée au corps avec ou sans guide spirituel. La créativité, l'adaptabilité, la (re)lecture des Saintes Écritures et des œuvres des Saints Pères qui figureront en bonne place avec les livres des offices dont nous aurons besoin dans nos bibliothèques. Juste à côté des divers manuels de survie.

Avoir une foi forte sera plus que nécessaire. Celui qui n’en a pas fera bien de s’y mettre… en comptant en un premier temps que l’appétit vient en mangeant et en fréquentant ceux qui pourront l’aider à l’alimenter et la conforter. De toute façon la nature a horreur du vide, tout le monde peut le constater et quand les églises se vident les minarets poussent, et pour ceux qui ont eu une mauvaise expérience de l'Église et qui ne veulent plus entendre parler de rien de religieux, il ne faut pas dire que c'est du pareil au même parce que, même si les préceptes chrétiens les ont empêché de jouir comme ils le voulaient, ils peuvent constater facilement que ce qui les attend est bien pire.

Action et prière. Là où nous sommes et dès maintenant :


· Prier sans cesse dans l'action,

· agir pour nos frères et pour Dieu,

· transformer toute action en prière,

· orienter tout ce que nous faisons vers Dieu,

· prendre toute action pour prétexte à la prière,

· profiter de toute action pour s'en servir de support à notre prière

· nous organiser, former des réseaux, des fraternités

· et être certain qu'avec la prière DIEU EST AVEC NOUS.

Mourir en martyr, si Dieu veut, est une chose envisageable pour nous sans problème, voire avec gloire pour les plus ardents, mais l’empire chrétien d’orient a bien montré également qu’il n’était pas du tout interdit, en premier lieu, de se défendre quand c’était nécessaire. Fidèle en cela à l’empire romain plus antique : Si vis pacem para bellum. Rien à voir avec le militantisme, encore moins avec le djihad.

Foi et courage, vigilance et sagacité, discrétion et ténacité, solidarité et fraternité.« Aide-toi et le Ciel t’aidera » énonce le dicton. C’est bien là où nous en sommes.

Maxime le minime

/var/folders/z5/7m32prvs0cjb78y_r44jfvvm0000gn/T/com.microsoft.Word/WebArchiveCopyPasteTempFiles/ICXCNIKA.gif




L'autolimitation (самоограничение)

par A. SOLJENITSYNE

/var/folders/z5/7m32prvs0cjb78y_r44jfvvm0000gn/T/com.microsoft.Word/WebArchiveCopyPasteTempFiles/soljenitsyne03.jpg

«Seule l’autolimitation permettra à l’humanité, toujours plus nombreuse et plus dense, de continuer à exister. Et sa longue évolution aura été vaine si elle ne se pénètre pas de cet esprit : tous les animaux possèdent en effet la liberté de happer des proies et de se remplir le ventre. La liberté humaine, elle, va jusqu’à l’autolimitation volontaire pour le bien d’autrui. Nos obligations doivent toujours dépasser la liberté dont nous jouissons»

- Des voix sous les décombres
- L'erreur de l'Occident

L'ULTIME ET VITALE RÉSISTANCE CHRÉTIENNE par Le moine Moïse de la Sainte Montagne/var/folders/z5/7m32prvs0cjb78y_r44jfvvm0000gn/T/com.microsoft.Word/WebArchiveCopyPasteTempFiles/ICXCNIKA.gif

"La Communauté du désert et la solitude des villes

par Le moine Moïse de la Sainte Montagne"
"Le seul refuge est pour chacun d’entre nous…"

/var/folders/z5/7m32prvs0cjb78y_r44jfvvm0000gn/T/com.microsoft.Word/WebArchiveCopyPasteTempFiles/moisis.jpg

Moine Moïse l'Athonite (1952-2014) prie Dieu pour nous !

Dans cette solitude sacrée l’homme se trouve face à face avec sa pauvreté existentielle et la peur de la mort qu'elle provoque. Pourtant, même ici, il y a danger qu'il puisse choisir la procrastination comme solution et, pour un temps calmer son état de panique. Il peut reprendre sa course avec ses allées et venues sans fin, augmenter ses activités sociales et chercher à varier ses divertissements : un programme d’occupation maximale. D'autres personnes, d'autres choses, du travail et des implications tous azimuts peuvent servir de couverture à son appauvrissement spirituel – pour un temps. Et il peut continuer à errer sans but, poussé par les circonstances, tourmenté, papillonnant d’une chose à une autre, luttant, étant déchiré – et finalement anéanti.

Une vie de travail sans la libération de la communion avec Dieu est de l'esclavage. La lutte excessive pour la richesse est une maladie incurable source de souffrances. La peur de l’avenir peut stimuler la cupidité, l'avarice, la thésaurisation et Dieu peut être facilement oublié.

Voici ce que dit Abba Markos sur comment l'homme peut éviter l'esclavage d’un travail sans discernement et à la place devenir un libre serviteur de Dieu : «
Celui qui se débarrasse du soin anxiogène pour les choses éphémères et est libéré de tout ce que cela nécessite, mettra toute sa confiance en Dieu et dans les bonnes choses éternelles. Le Seigneur n'a pas interdit les nécessaires soins quotidiens pour notre bien-être physique, mais Il a indiqué que l'homme ne devait se sentir concerné que pour chaque jour [auquel suffit sa peine]. Limiter nos besoins et nos soucis de ce qui est absolument nécessaire est tout à fait possible par la prière et la maîtrise de soi, mais les éliminer est tout à fait impossible. »

Dans les judicieuses remarques d’Abba Markos qui suivent, permettez-moi d'attirer votre attention sur un point subtil qui s’applique à de nombreux fidèles. «
Les tâches nécessaires que nous sommes obligés d’accomplir, nous devons bien sûr les accepter et les assumer, mais nous devons lâcher ces autres activités sans but et préférer plutôt passer notre temps dans la prière, en particulier lorsque ces activités nous conduisent à la cupidité et au luxe de l’argent et de la richesse. En effet, plus on pourra, avec l'aide de Dieu, limiter, ces activités mondaines, plus on pourra préserver son esprit de ces errances anxieuses. Si à nouveau quelqu'un, de peu de foi ou ayant quelque autre faiblesse, ne peut pas faire cela, alors, au moins, qu'il comprenne bien la vérité et qu’il essaye, autant qu'il peut, de se blâmer de demeurer dans cette faiblesse et dans cet état immature. Car il est beaucoup mieux d'avoir à rendre compte à Dieu de ses omissions que de sa faute et de son orgueil

Un drame se joue dans l'homme, dans lequel il cherche, à l’extérieur, continuellement et intensément, la paix et la connaissance Mais quand il revient à lui-même, il se rend compte qu’une véritable hospitalité existe dans un endroit inattendu. C’est en effet précisément en lui-même qu’il découvre et expérimente la particularité de cette personnalité. C’est ici que se trouve la divine solitude libératrice, fondée sur la connaissance de sa personnalité. C’est ici, dans la quiétude mystique, qu'il mesure, décide, et prend ses responsabilités.

La réalisation de l'expérience mystique de ce que nous sommes, de ce que nous devrions chercher, et de ce que nous pouvons faire, implique un effort pénible qui, néanmoins, est crucial. C’est en nous que nous nous arrachons à la solitude de l’ego et où nous trouvons le chemin de la lumière et de la joie de la communion.

Une grande partie du monde est gouvernée par des sophismes, la sagesse a été mise à l'écart, et la décence a été perdue. Mensonges et trahison abondent, le révisionnisme a contrefait l'histoire, l'Évangile est mal interprété, les manuels scolaires sont des outils politiques au service de l'idéologie de ceux qui sont au pouvoir. Il y a une tendance à imiter les idéologies occidentales erronées, y compris le piétisme sentimental et le néo-christianisme social indolore. La vie de l’Église et ses traditions sacrées et vivifiantes sont ignorées.

Le seul refuge est pour chacun d’entre nous, de mettre en place notre propre sanctuaire où nous le pouvons. À un monde qui considère la tromperie comme de l'intelligence et l'honneur comme de la faiblesse, il faut oser dire «Ne me touchez pas! »

Nous devons choisir de rester seuls, volontairement et en assumant la responsabilité même si cette solitude nécessite un grand courage dans une société qui cherche agressivement nos applaudissements et nous pousse à nous y amalgamer. La lassitude de ces vanités, l’amertume, le mouvement constant et les joies sans joie qui ont rempli nos vies nous aident à venir à la réalisation que c’est la meilleure résistance à la désorientation générale.

En rétablissant notre monde intérieur, nous augmentons notre résistance, et dans le temps devenons invincibles aux attaques organisées du mal. En plaçant toute notre vie aux pieds de Dieu et dans la recherche de la vie authentique qu’Il veut que nous vivions, nous commençons à avoir un avant-goût de l’immortalité, où nous ne sommes jamais seuls, mais en compagnie du Christ et de ses saints. Toute solitude est dissipée par l'autosuffisance intérieure.

Et
cela peut vous aider de savoir qu’ils sont nombreux, sans que vous les voyiez, ceux qui vous aident par leurs prières. Ce sont les moines, totalement consacrés à Dieu, qui veillent sans cesse. Même si vous ne les avez pas rencontrés, ils prient pour vous, leurs bras levés, leurs genoux et leurs articulations couverts de cal de par leurs prosternations.

(version française par Maxime le minime de la source)

jeudi 24 mars 2011

"Nous avons besoin de faire un pas et Dieu alors en fera dix" par Père Moïse de l'Athos

L'Ancien Porphyrios - Témoignage et expériences
Conversations avec des amis grecs et chypriotes 


P. Moïse de la Skite
St Panteleimon
de l'Athos
K.I. : Père Moïse, comme on peut le constater à la lecture de vos livres, la question de la souffrance est un sujet qui vous préoccupe beaucoup, un sujet important pour vous sur lequel vous vous êtes sérieusement penché ?
L’Ancien Porphyrios, que vous avez connu, était un homme qui a beaucoup souffert et beaucoup aimé.

Père Moïse: Je vous remercie de m'avoir donné cette occasion de parler d'un Ancien, en vérité, à propos de la souffrance et de l'amour. Je vous remercie également de présenter les choses de cette manière, parce que nous parlons parfois de certains événements merveilleux dans la vie d'une figure vertueuse et nous sommes impressionnés ou bien nous sommes remplis d'enthousiasme, voire d'extase. Nous oublions que, pour y arriver, ils ont eu une longue lutte d’ascèse, humble, et déterminée.

Cet ascétisme n'est certainement pas un but en soi mais c'est un moyen de parvenir à la fin, qui est la sainteté, la theosis, la participation de l'homme, par la grâce, en Dieu. Ainsi cette pauvre petite personne peut devenir comme le fer qui tombe dans le feu et devient lui-même le feu.

Comme les textes patristiques nous le disent, vous devez donner du sang pour recevoir l'esprit. La vie spirituelle n'est pas une conversation de salon, une conversation philosophique sur Dieu sans avoir ressenti Dieu. Pour que nous puissions devenir libre et parvenir à la bénédiction de Dieu comme ses enfants dans la grâce et la joie de ses bien-aimés, une lutte longue et déterminée d'obéissance dans l'Eglise est nécessaire.

Père Porphyrios était vraiment un homme de vertu. C’est avec beaucoup de modestie et parcimonie, que nous devons parler des événements qui ornent sa vie, sans exagération, sans falsification, mais plutôt avec un sens des responsabilités et de la sobriété, en citant ces choses que nous connaissons bien.

Nous devons d'abord réaliser que les saints vivent dans notre siècle, que les saints sont à côté de nous, que la sainteté est possible et qu’elle est réalisée après une discrète et humble lutte ascétique.

Père Porphyrios a atteint un niveau élevé de vertu. Il y est parvenu, car il a maintenu une grande pureté dans sa vie. Il y est parvenu, car il était très humble. Il y est parvenu, car il était très obéissant. Il a vécu avec des Anciens exigeants à Kavsokalyvia sur la Sainte Montagne jusqu'à ce qu’une grave maladie le sépare de sa chère Sainte Montagne et l'amène auprès du monde, pour devenir un guérisseur de personnes, non seulement de leur maladie spirituelle et leur péché (car il était un bon père spirituel), mais aussi de leurs maux corporels.

Il avait beaucoup d'amour qui découlait avant tout de son amour envers Dieu. L'amour chrétien a toujours deux natures: vous ne pouvez pas aimer l'homme, si vous n'avez pas l'amour de Dieu et vous ne pouvez pas aimer Dieu sans aimer l'homme.

Ainsi, l’Ancien Porphyrios, surtout vers la fin de sa vie, s'est entièrement consacré aux personnes. Ils venaient à lui par dizaines et par centaines pour être consolés par ses conseils et par son don de clairvoyance que Dieu donne à ceux qui sont purs et qui en sont dignes. Il s'agit d'un don de Dieu, qu’Il donne aux humbles et à ceux qui savent le conserver ainsi. Dieu ne veut pas accorder ce don à ceux qui n’en sont pas dignes, car alors il deviendrait une arme meurtrière.

L’Ancien nous montre de la façon la plus claire et indubitable que la sainteté existe dans notre siècle. Si le monde manque de saints, alors le monde manque de sens. Les saints soutiennent le monde et le plus important besoin du monde est la sainteté. Nous sommes soutenus par la sainteté, nous sommes soutenus par les saints. Voyez-vous quel pouvoir et quelle richesse une personne sainte comme l’Ancien Porphyrios constitue pour l'Eglise et pour le monde?
Je vais dire quelque chose sur mes rencontres avec l’Ancien Porphyrios.

KI : Nous allons écouter ce que vous avez à nous dire sur l’Ancien Porphyrios avec grand plaisir. Je suis vraiment ému, Père Moïse, par ce que vous nous avez dit de l’Ancien Porphyrios.

Père Moïse : Mes rencontres avec l’Ancien Porphyrios m'ont laissé ces choses que je viens de mentionner.

Une fois, quand j'étais malade, je suis allé lui rendre visite pour recevoir sa bénédiction. Il m'a dit exactement ce dont je souffrais, alors que les médecins, pendant de nombreuses années, avaient eu beaucoup de difficulté à faire un diagnostic précis. Lorsque, après être revenu de consulter à nouveau des médecins je suis retourné rendre visite à l’Ancien Porphyrios Elder, il m’a dit : «Ce don, mon enfant, ne m’appartient pas, il vient de Dieu. Je dis ce que Dieu me dit, et pas ce que disent mon esprit, mon imagination, mon avis, ou mes autres capacités. »

Ensuite, il a parlé de l'incident suivant : « Il ya quelque temps un professeur d'université qui est venu me rendre visite et il s'est plaint d'un problème qu'il avait. Je lui ai dit, Professeur, ces problèmes proviennent du ventre de votre mère. » Le professeur s’est mis à pleurer. Je lui ai dit : « Vous, un professeur d'université, vous pleurez ? »
«Vous avez raison, Père, m’a-t-il répondu mais vos paroles résonnent très profondément en moi. Ma mère m'a dit que quand j'étais dans son ventre, mon père lui a lancé un coup de pied de sorte qu’elle fasse une fausse couche. » Puis l’Ancien Porphyrios a ajouté: « Étais-je, mon enfant, dans l'utérus de la mère de ce professeur ? Dieu éclaire-moi pour dire ce que je dis. »

Il y a tellement de choses à dire sur l’Ancien Porphyrios que nous pourrions parler pendant des heures.

Je voudrais insister sur l’humilité de Père Porphyrios. Son humilité était si grande que quand il a prévu sa fin, il s'est retiré du monde, afin qu'il ne soit pas honoré à à sa mort, en retournant à l'endroit où il a commencé sa lutte spirituelle à la skite de Kavsokalyvia. C'est une preuve de plus de la richesse de son cœur, qui a attiré la grâce de Dieu et lui a donné de riches bénédictions.
La grâce de Dieu est nécessaire, mais notre lutte personnelle est également nécessaire. Nous avons besoin de faire un pas et Dieu alors en fera dix. Nous avons besoin de travailler, mais pas de croire en nos propres bonnes œuvres, car comme Saint Marc l'Ascète le dit aussi : l'homme n'est pas justifié par ses œuvres.

La coopération est nécessaire; la coopération avec Dieu. Nous devons faire connaître notre volonté, et Dieu se donnera totalement à nous. Il nous donnera tout, si nous le suivons avec bonté et fidélité.

KI: « C'est pourquoi, comme nous en avons l'occasion, faisons du bien à tous, en particulier à ceux qui sont de la maison de la foi. »

(version française par Mamime le minime du site http://www.oodegr.com/english/biblia/Porfyrios_Martyries_Empeiries/B6.htm)