PAROLES de SURVIE


La Parole de Dieu est salvifique, c'est dire qu'elle nous sauve. De quoi  ? A coup sûr de la mort spirituelle c'est à dire de la mort tout court. Le professeur Jean Dimos s'attache à aller chercher pour nous, dans les réserves inépuisables des Saintes Écritures, cette Parole de survie – ainsi a-t-il nommé son site  et ses réflexions sont bien utiles en ces temps de perdition spirituelle. 

1. Nourriture

"La parole de Dieu est une nourriture inépuisable pour l’homme. Si ceux qui la dédaignent savaient de quoi ils se privent, ils la réclameraient avec insistance comme l’affamé recherche sa nourriture. 
Le manque de nourriture, comme on le sait, s’appelle famine. Le manque de la Parole de Dieu, comme on ne le sait peut être pas, est aussi une famine.
C’est dans des passages de la sainte Bible que l’on peut trouver les fondements de tout cela :

a)     Quand le Seigneur Lui-même définit sa parole comme la « bonne part », c’est bien de « nourriture » qu’Il parle, c’est ainsi qu’Il dit à Marthe à propos de Marie qui l’écoute « Marie a choisi la meilleure part et personne ne la lui enlèvera ». (Luc 10,42)
b)    Le Seigneur Lui-même, également, définit sa parole comme nourriture quand Il dit « il est écrit : L’homme n’a pas seulement besoin de pain pour vivre mais aussi de toute parole que Dieu prononce »  (Mat. 4,4).
c)     Et pour montrer que le manque de parole de Dieu est famine, Dieu Lui-même dit les paroles suivantes « Voici venir des jours, c’est là ce que déclare le Seigneur, l’Éternel, où je répandrai la famine dans le pays, on aura faim et soif, non pas de pain ou d’eau, mais faim et soif d’entendre les paroles de l’Eternel ». (Amos 8,11)

Cependant de nos jours où la parole de Dieu est offerte en abondance comme nourriture, il faut pourtant faire attention, car il y a danger d’anorexie et de mort de faim volontaire."





2. La Renaissance du chrétien

Ce que l'on appelle Renaissance d’un chrétien ne se fait pas par une cérémonie ou une pratique à un moment donné de sorte qu’à partir de là l’homme peut être appelé renaissant comme c’est le cas avec le baptême par lequel il reçoit le nom de baptisé.
La Renaissance est le changement du chrétien d’homme charnel en homme spirituel conformément encore une fois aux paroles de Saint Paul : « Pour moi, frères, je n’ai pu vous parler comme à des hommes spirituels, mais comme à des êtres de chair, comme à de  petits enfants dans le Christ » (1 Cor. 3.1).
La Renaissance est l’état dans lequel se trouve le chrétien quand il ne fait pas obstacle lui-même à l’action du Saint-Esprit en lui et en sa transformation, selon les paroles de Saint Paul : « Et ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner qu’elle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plait, ce qui est parfait » (Rom.12,2).
Ainsi donc la Renaissance n’est pas la garantie d’une réalité qui mène à l’hesychia car elle exige une continuelle vigilance que Saint Paul recommande quand il : « C’est pourquoi, si quelqu’un se croit debout, qu’il prenne garde de ne pas tomber » (1 Cor.10,12). Ainsi, comme il est connu, si quelqu’un commet un péché, il ne doit pas rester effondré puisqu’il a les moyens de se relever. 



3. L'absurdité de l'athéisme  

1.Comment peut-on caractériser un homme qui nie l'existence de Dieu?
L'homme qui nie l'existence de Dieu est qualifié par la Bible d’« insensé ». En effet en exerçant sa raison, il ne serait pas difficile d’admettre l'existence de Dieu, parce que la simple logique permet de recevoir cette vérité. C’est à juste titre que la Bible dit « L'insensé a dit en son cœur : Il n’y a pas de Dieu!» (Ps 13,1).

2. Ceux qui nient l'existence de Dieu sont ils vraiment incroyants?
Ce n'est pas absolu, car cette négation peut n’être qu’apparente et externe, et n’est due qu’à l'ignorance ou la futilité ou bien parce que, devant une difficulté ou une souffrance insurmontable, ceux qui ne parviennent pas faire face nient alors l’existence de Dieu. Dieu est un besoin de l'âme humaine et il y a des moments où ceux qui le refusent, ressentent Sa nécessité et Le cherche. Mais si même dans ces moments-là ils ne se tournent pas vers Dieu, il s’agit plutôt de négligence et d’inconscience.

3. Comment ceux qui nient l'existence de Dieu peuvent-ils justifier leur position?
En se fondant sur leur égoïsme et leur grande idée d’eux-mêmes, ils peuvent dire qu'ils n’ont pas de preuves de l’existence de Dieu, qu’ils veulent être libres du joug de Dieu, mais ils peuvent exprimer des opinions différentes pour justifier et défendre leur refus.

4. Est-ce que ces revendications ont un certain fondement ?
Non, car il est déraisonnable de demander à quelqu'un des preuves de l'existence de Dieu alors qu’il ne peut pas prouver son inexistence. Par ailleurs, nous avons de nombreuses preuves logiques que Dieu existe, alors qu’il n’est pas facile de faire valoir des arguments logiques pour affirmer que Dieu n'existe pas. Avoir pour souci de se libérer du joug de Dieu, calomnie Dieu car Il nous veut libres et non ses esclaves.

5. Est-ce qu’il y a d'autres affirmations signalées par ceux qui nient l'existence de Dieu, et pourquoi ces affirmations ne sont-elles pas correctes ?
Ils peuvent dire que Dieu est une construction de l'imagination de l'homme ou que la science nie l'existence de Dieu. La première affirmation est subjective, arbitraire, n'a aucun fondement, ne peut pas être démontrée, et elle est absurde, et c’est ainsi que l'imagination humaine est déifiée, puisque celle-ci peut créer Dieu et le supprimer quand l'homme le veut. Mais l'homme ne peut pas créer Dieu dans son imagination, car il est création lui-même de Dieu. Non seulement l’homme ne peut pas créer Dieu, mais non plus le connaitre, si Dieu Lui-même ne le conduit pas sur la voie de la connaissance de Dieu et la révélation divine.
En ce qui concerne la seconde affirmation selon laquelle la science n'accepte pas l'existence de Dieu, cela est une pure médisance et peut être reçu par des gens qui sont tout sauf de vrais scientifiques. Les vrais scientifiques savent que la science non seulement n'a pas résolu les problèmes métaphysiques du monde, mais qu’en outre, chaque fois qu'il y a progrès dans la résolution des problèmes physiques, beaucoup de nouveaux problèmes se présentent. Ainsi la science est modeste et ne s’élève pas pour nier Dieu, ce qui n’est également pas soumis à l'investigation scientifique.
Mais si un scientifique prétend que la science n'accepte pas l'existence de Dieu, bien sûr cette position est subjective et sans les preuves nécessaires puisque celui-là ne peut pas être porteur de la vérité scientifique. Par ailleurs, il y a eu et il y a tant de grands savants qui n’ont pas songé à nier l’existence de Dieu à travers leurs recherches scientifiques.

6. Quels sont les effets sur l’homme de la négation de l'existence de Dieu?
Ils sont très nombreux et leur développement nécessiterait beaucoup de place, mais limitons-nous à quelques uns.
a) Toute personne qui nie l'existence de Dieu est privée de tous les biens dont jouissent les croyants, avec pour résultat différents états psychologiques défavorables avec toutes leurs conséquences.
b) Toute personne qui nie l'existence de Dieu ne peut avoir d’espoir ni affronter les problèmes de la vie avec optimisme et courage. Cet homme ne peut pas ressentir la joie qui provient de la foi et l'amour, et plus généralement des dons de Dieu. Bien plutôt, il tombe facilement dans le découragement, le désespoir, et peut même aller jusqu’au suicide.
c) La négation de Dieu conduit l'homme à un vide qui ne peut être comblé par toutes sortes de substituts. Ces substituts ne peuvent offrir à l'âme humaine ce que Dieu peut lui donner car l’âme humaine est faite pour Dieu.

7. Dieu, comment voit-Il ceux qui nient Son existence?
Dieu les voit avec amour et considérer avec bienveillance leur irréflexion. Dieu est miséricordieux et souhaite leur salut et leur amendement. Il travaille par différents moyens dans le but de ce traitement, il y a donc toujours espoir pour ceux qui nient l'existence de Dieu de retourner vers Lui.
C’est ce que doivent également faire ceux qui acceptent l'existence de Dieu, car Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim. 2,4 ).





4. L'autorité

L'apôtre Paul a dit ce qui suit :

"Que chacun se soumette aux autorités en charge. Car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent sont instituées par Dieu.

Si bien que celui qui résiste à l'autorité se rebelle contre l'ordre établi par Dieu. Et les rebelles se feront eux-mêmes condamner.

En effet, les magistrats ne sont pas à craindre quand on fait le bien, mais quand on fait le mal. Veux-tu n'avoir pas à craindre l'autorité ? Fais le bien et tu recevras des éloges ;

car elle est un instrument de Dieu pour te conduire au bien. Mais crains, si tu fais le mal ; car ce n'est pas pour rien qu'elle porte le glaive : elle est un instrument de Dieu pour faire justice et châtier qui fait le mal.

Aussi doit-on se soumettre non seulement par crainte du châtiment, mais par motif de conscience.

N'est-ce pas pour cela même que vous payez les impôts ? Car il s'agit de fonctionnaires qui s'appliquent de par Dieu à cet office.

Rendez à chacun ce qui lui est dû : à qui vous devez l'impôt, l'impôt ; à qui vous devez les taxes, les taxes ; à qui vous devez la crainte, la crainte ; à qui vous devez l'honneur, l'honneur.

N'ayez de dettes envers personne, sinon celle de l'amour mutuel. Car celui qui aime autrui a de ce fait accompli la loi."
(Rom. 13,1-8).

Qui honore l'apôtre du Christ, et pourtant méprise ses paroles, il a un problème et doit y penser sérieusement.