mardi 26 février 2019

Les obstacles sur le chemin du salut par la moniale Moniale Iouliana


Quels sont les obstacles pour vous et nos contemporains sur le chemin du salut ?

- Vous savez, je ne veux pas théoriser. Il y a beaucoup de choses écrites sur ce sujet par des personnes qui en savent beaucoup plus et qui sont autorisées à répondre à cette question. Je peux seulement parler pour moi.

Nous parlons de tels sujets dans nos réunions monastiques; Cependant, chacune parle à partir d’elle-même et se garde  d'en faire une règle générale. Vous ne pouvez rien apprendre à personne en reprenant les idées de quelqu'un d'autre. Les idées, les doutes et les conclusions doivent être les vôtres. En ce moment, ma vie dans le monastère, mes pensées et mes prières me portent à croire que Dieu n’est limité par rien et ne nous limite pas non plus. Le salut peut venir de partout et par tous les moyens, même ceux auxquels vous n’avez jamais pensé. Je me contenterai de dire que je n’avais pas pensé que le monachisme aurait été le moyen de mon salut trois mois avant que je ne devienne religieuse. Il y a des gens qui avaient envisagé de devenir religieuse depuis leur enfance et leurs rêves se sont enfin réalisés lorsqu'ils se sont rendus au couvent. Il y avait des gens qui ont pensé ce chemin mais ne se sont jamais présentés: leur salut doit être ailleurs. Nos plans sont tellement délirants! Ils peuvent être ruinés au moindre contact de la main de Dieu - et être reconstruits comme de nouveaux plans complètement différents.

Le salut d'un être humain est un processus collaboratif et créatif. Dieu ne sauvera ni ne voudra sauver l’homme sans ses efforts. Dieu peut tout faire mais il nous a accordé le libre arbitre et c’est son don le plus vital. Il ne le viole pas. Dieu viole les lois naturelles qu'il n'a établies que lorsqu'il veut faire un miracle. Ce n’est pas ma propre idée. Je ne fais qu'absorber ce que je trouve utile et ensuite le partager avec d'autres.

En ce qui concerne les obstacles… Il y a peut-être des gens qui peuvent voir beaucoup d'obstacles. Personnellement, je ne vois qu’un obstacle, et c’est l’orgueil humain. C’est tout : il n’y a pas d’autres obstacles à notre salut. Tu peux être une rock star, un plombier, un prêtre ou un Japonais qui ne connaît rien au christianisme. Dieu trouvera le moyen de te sauver et de te conduire dans son Royaume. Cherchez-le aussi fort que vous pourrez. Notre chœur interprète une chanson avec les paroles suivantes: «Cherchez Dieu, cherchez-le avec des larmes. Cherche Dieu, mon peuple, avant qu’il ne soit trop tard. Cherchez-le partout, cherchez chacun de vous et vous finirez par le trouver. » C’est le sens de la vie d’un chrétien : rechercher Dieu. Toujours. Continuellement. Comment cherche-t-on Dieu? Chaque personne a sa propre façon de le faire."

traduction par Maxime de la source

mercredi 20 février 2019

Tomber et se relever…



"À l’origine, l’homme fut créé juste. Mais il tomba et perdit son harmonie intérieure. L’orgueil entra en lui, et avec l’orgueil, une multitude de passions, qui le détournèrent du bien et l'entraînèrent au péché. En cet état, l’homme souffrit. Aussi le Seigneur instaura-t-Il sur terre une infirmerie : la Sainte Église et les sacrements. Dans le baptême, on renonce à Satan et à ses œuvres, à son service et à son orgueil, c’est-à-dire à toutes les passions, et on reçoit la force de les combattre. Pour ceux qui tombent après le baptême, il y a le sacrement de pénitence, dans lequel les promesses du baptême sont répétées et les forces perdues de la Grâce renouvelées... Si le pénitent tombe à nouveau, il se relève à nouveau par le repentir. S’il tombe encore, il se relève encore, et ainsi jusqu’à la mort! C’est la voie commune du salut ! Nous avons, en outre, les carêmes", le jeûne” avec la préparation“ qui convient pour recevoir la communion. Il serait, certes, préférable de ne pas tomber après le baptême ou, du moins, de ne plus tomber après être tombé et s’être relevé par le repentir. Mais les passions sont proches de notre cœur — la vie en famille et en société leur fournit de nombreuses occasions de s’exacerber— et il arrive que le chrétien ne résiste pas à la tentation et tombe. Ou encore, il résiste deux ou trois fois et tombe à la quatrième ou à la cinquième. Il se repent, mais tombe à nouveau. Tant que sa conscience est fidèle et que les sentiments de piété et de crainte de Dieu demeurent vivants en lui, l’homme ressent ses chutes avec douleur. Les éviter dépend en partie de sa volonté. Ainsi, l’un s’enflamme à la pensée de vaincre et de déraciner les passions, d’accomplir sans faillir les promesses du baptême et de pénitence, ou de vivre sans blesser sa conscience ni offenser Dieu. 
N’estimant pas pouvoir y parvenir dans la société, un autre s'éloigne, fuit et demeure au « Désert» : il quitte le monde et entre au monastère. L’entrée au monastère implique donc la détermination de vivre sans plus s'adonner aux passions. La vie monastique, elle-même, est un combat incessant pour vaincre et déraciner les passions, afin d’être purs et irréprochables devant la Face de Dieu."

St Théophane le Reclus
in Pour garder la flamme

Comment puis-je apprendre la volonté de Dieu ?


Il est essentiel de plonger dans la loi de Dieu, de la contempler, de la parcourir, en se référant toujours aux saints pères.
La volonté de Dieu est la source de la justice et la source du bien.

Prêtre Daniel Sysoev