mardi 8 septembre 2015

Je te bénirai chaque jour, ô mon Dieu



DISCOURS SUR LE PSAUME 144 par le Bienheureux  Augustin d'Hippone


Loue le Seigneur ton Dieu, et bénis le chaque jour, et quand chacun de tes jours sera écoulé, quand sera venu le jour sans fin, passe de la louange à la louange, comme on va de vertus en vertus 1(Ps. LXXXIII, 8.) « Chaque jour », dit-il, « je te bénirai »; il n’y aura pas un jour que je ne te bénisse. Louer Dieu dans vos jours de félicité n’a rien de bien admirable. Mais qu’il arrive des jours tristes, comme c’est l’ordinaire dans les vicissitudes humaines, dans ces scandales sans nombre, dans ces épreuves si multipliées, qu’il arrive quelque chose de fâcheux, cesseras-tu de bénir Dieu? Cesseras-tu de bénir ton Créateur ? Si tu cesses, tu ne saurais dire sans mensonge: « Je te bénirai chaque jour, ô mon Dieu ». Si tu ne dois point cesser, quelque chagrin qui puisse t’arriver, tu trouveras alors ton bonheur en Dieu. Car au plus fort de ton malheur, tu pourrais être heureux; quel que soit en effet le malheur qui t’afflige, il se trouvera aussi un bien qui te réjouira. Or, quel plus grand bien que ton Dieu dont il est dit: « Nul n’est bon que Dieu seul »(Luc, XVIII, 19.). Vois, en effet, et comprends à propos de ce bien suprême, combien on peut le louer sûrement, combien il est stable. Qu’il t’arrive en effet quelque bien qui te réjouisse, cela dure un jour, mais le lendemain ce bien qui faisait ta joie est passé. Je suis heureux, dis-tu, voilà une bonne journée; tu as réalisé quelque profit, tu as été invité ou tu as assisté à quelque festin qui a duré longtemps : un long festin fait ton bonheur, et un autre te plaint de n’en pas rougir. Mais enfin, quel que puisse être ce bien qui fait ta joie, c’est un bien qui passe. Si, au contraire, tu mets en Dieu ta joie, tu entendras l’Ecriture qui te dit « Que Dieu soit tes délices» (Ps. XXXIV).Ta joie sera d’autant plus solide que celui qui fait ta joie est immuable. Mets ta joie dans l’argent, tu crains le voleur; mais que Dieu soit ton bonheur, qu’as-tu à craindre? Que Dieu ne te soit enlevé? Nul ne saurait te l’enlever, si tu ne l’abandonnes le premier. Dieu, en effet, n’est point comme cette lumière qui luit dans le ciel. Nous n’en approchons pas quand nous voulons, parce qu’elle ne luit point partout. Notre infirmité nous fait quelquefois goûter un certain plaisir à être en pleine lumière; tandis que maintenant, pendant l’été, vous nous voyez chercher quelque place où il y ait moins de soleil. Mais si tu t’affermis en Dieu, si tu trouves quelque bonheur dans la lumière de la vérité, tu ne chercheras pas un lieu pour t’approcher de lui; c’est ta conscience qui s’en approche, et la conscience qui s’en éloigne. Ce qu’a dit le Prophète : « Approchez, et soyez éclairés 1 », s’entend de l’esprit, et non de quelque véhicule; des affections, et non de nos pieds. Affermi en lui, tu ne craindras aucun souffle brûlant; son Esprit aura des souffles pour toi, et tu espéreras à l’abri de ses ailes.

dimanche 6 septembre 2015

La cellule du saint ermite Daniel



C'est la cellule d'un moine. Elle a été sculptée dans la pierre pendant 11 ans par cet homme. Et voilà à quoi cela ressemble. Par un travail acharné un homme,a transformé un rocher en sa maison. Le vénérable et théophore Père Daniel l'Ermite de Voroneţ, Sf. Daniil sihastru de la Voroneţ en roumain, était un moine du 15e siècle et le père spirituel d'Etienne le Grand, le Voïvode de Moldavie. Sous sa direction, Etienne le Grand a défendu la Moldavie de l'invasion ottomane et a consacré son règne à Dieu. 
 Daniel a vécu seul pendant 14 ans dans cette cellule creusée dans un rocher dans une vallée boisée près de Putna, qui est maintenant utilisée comme chapelle selon les règles du mont Athos. Ses reliques sont logées au monastère Voroneţ, et il a été officiellement glorifié par le Synode de l'Eglise de la Roumanie en 1992. Il est s'est endormi dans le Seigneur en 1496, et son jour de fête est le 18 Décembre. 

Daniel est né dans une famille pauvre d'un village proche de Rădăuţi dans les premières années du 15ème siècle. Il a été baptisé avec le nom Dumitru mais a pris le nom de David quand il est entré au monastère de la cathédrale à Rădăuţi. Là, il a appris à suivre la vie monastique cénobitique, mais finalement, souhaitant mener une vie vraiment sainte, loin des tentations du monde, il s'est retiré à la skite Saint Laurent dans la communauté de Vicovul de Sus. Là, il a reçu le grand Schème avec le nom de Daniel (Daniil). C'est plus tard qu'il est allé vivre seul dans une petite cellule taillée dans un rocher de la vallée de Putna. Finalement, il est devenu le père spirituel du prince Etienne le Grand de Moldavie qu'il a conseillé de nombreuses années et qui a construit, à la demande pressante de Daniel, le monastère de Putna à proximité du site de sa cellule. Après la mort du métropolite Teoctist de Moldavie en 1478, il a quitté Putna et s'est fait une nouvelle cellule creusée dans une falaise près de la rivière Voroneţ. Il y a vécu dans une grande pauvreté et dans la prière incessante, gagnant une grande renommée en tant que moine d'une grande sagesse spirituelle, et il a continué à encourager le prince dans sa défense de la Moldavie contre l'agression turque. En 1488, Etienne le Grand fit édifier un autre monastère, Voroneţ, construit près de nouvelle cellule de Daniel. A sa mort, Daniel a été enterré dans ce monastère.  (Version française par Maxime le minime de la source)"