vendredi 18 novembre 2011

Le jeûne de Noël: Quand, pourquoi et comment?


La deuxième longue période de jeûne après le Grand Carême est le jeûne de Noël. Il dure aussi quarante jours, mais n’a pas le même caractère d’austérité que le jeûne d'avant Pâques. Il commence le 15 Novembre et se termine le 24 Décembre.

La célébration de la naissance dans la chair de notre Seigneur Jésus-Christ est la deuxième fête majeure des chrétiens.

C’est vers le milieu du quatrième siècle qu’elle a été instituée dans les Églises d'Orient... On y célébrait jusque là le même jour  –   le 6 janvier –   la naissance et le baptême du Christ. Ce n’est que vers la fin du IV° s. qu’on a introduit, en provenance d’Occident, la fête de Noël le 25 décembre.

Originellement donc les fêtes de la nativité, de la circoncision et du baptême du Christ étaient célébrées ensemble. Désormais la Nativité se fête séparément le 25 décembre tandis que l’on a conservé la simultanéité de la circoncision et du baptême le 6 janvier.
La grande importance qu’ a prise cette nouvelle célébration de la Nativité, mise à part, chez les fidèles comme chez les moines, a eu pour conséquence que l’on a institué également pour cette fête un jeûne important selon le modèle du Grand Carême précédant Pâques.

Ce  jeûne préparant à la célébration de l’anniversaire du Christ s’est d’abord appelé "jeûne de St Martin" en Occident, vu sa proximité avec la fête du Saint Apôtre des Gaules tandis qu’en Orient on l’a souvent appelé "jeûne de St Philippe" puisqu’il commençait après la célébration de la fête du Saint Apôtre également.
C’est au V°s que nous trouvons des traces de ce jeûne avant Noël en Occident et au VI°s. en Orient. Des auteurs comme Anastase du Sinaï, le patriarche de Constantinople Nikiforos le Confesseur, saint Théodore le Studite, ainsi que le patriarche d'Antioche Théodore Balsamon le mentionnent dans leurs écrits.

Le jeûne au début, semble-t-il, était de courte durée. Théodore Balsamon, auteur du XIIe siècle nous apprend qu’il ne durait que sept jours à son époque – puisqu’il l’appelle le « jeûne des sept jours ». Mais sous l'influence du jeûne du Grand Carême de Pâques, il a été étendu à quarante jours, sans toutefois avoir la rigueur de celui-là.

En quoi consiste le jeûne ?
Pendant quarante jours, on s’abstient de toute viande, produits laitiers et œufs. En revanche on peut manger du poisson tous les jours – sauf bien sûr le mercredi et le vendredi et ceci jusqu’au 17 décembre. On peut aussi manger du poisson le jour de la fête de la Sainte Mère de Dieu quel que soit le jour. Du 18 au 24 décembre, la veille de la fête, vin et huile sont permis sauf le mercredi et le vendredi. L’abstinence de viande ne concerne pas le 15 novembre et la veille de la fête à moins que cela ne tombe un samedi un dimanche où il faut s’abstenir de tout péché.

« Nous devons non seulement respecter les consignes du jeûne concernant l’alimentation mais également nous abstenir de tout péché, de sorte qu’au jeûne du ventre nous devons ajouter celui de la parole en évitant le mensonge, les polémiques, les moqueries, la colère et tout péché que nous pourrions commettre avec la parole.
Nous devons également pratiquer le jeûne du regard et nous abstenir de regarder des choses vaines.
En fait c’est de tout notre être, quels qu’en soient les mouvements et expressions, que nous devrions jeûner et nous abstenir de tout mal, par tous nos sens, par un saint jeûne agréable à Dieu pour devenir dignes de communier aux saints mystères. » (De Le jeûne de l'Eglise par l'Archimandrite Siméon Koutchma Ed. Ministères apostoliques, pp 88-92) article de Dorothée Gazis (version française de Maxime le minime de source)

mardi 15 novembre 2011

Pourquoi il ne faut pas éteindre trop tôt les bougies allumées par les fidèles dans l’église


On peut lire dans le synaxaire de St Dimitri le Myroblyte (26/10) qu’il y avait un homme du nom d’Onésiphore dont le ministère était, auprès du tombeau du Saint, d’éteindre les bougies allumées devant l’icône par les fidèles venus prier.
Onésiphore avait pour habitude de se hâter d’éteindre les bougies avant qu’elles ne se soient bien consumées.
Une nuit le Saint lui apparut dans son sommeil et lui dit : « Sais-tu que  je n’aime pas ce que tu fais, et sais-tu aussi que de cette façon tu portes préjudice à ceux qui offrent leurs cierges et leurs bougies. Sache que plus les bougies brûlent devant les icônes, plus les péchés de ceux qui les offrent avec foi sont brûlés. En revanche, si tu les enlèves, celui qui les a offerts en perd le bénéfice et toi-même oriente ton âme vers l’enfer. »



Tombeau de St Dimitri

Onésiphore ne donna pas une importance considérable à ce rêve mais il cessa de le faire néanmoins. Une nuit un chrétien apporta deux beaux cierges, les alluma, se prosterna, pria un moment et partit. Onésiphore alors, renouant avec  sa fâcheuse habitude, vint les éteindre. C’est alors qu’il entendit une grosse voix lui dire « Ainsi, tu recommences Onésiphore ? » Onésiphore eut tellement peur qu’il en perdit connaissance mais dès qu’il revint à lui, il se repentit aussitôt et ne recommença jamais, ayant compris comment un acte de piété aussi simple, lorsqu’il est fait avec foi, a un pouvoir énorme. 
(source - version française de Maxime le minime) 

mardi 8 novembre 2011

La "justice divine" et la Paix d'en-Haut par Geronda Aemilianos

"Il arrive parfois que des croyants  sont scandalisés par des méchants et des incroyants. En effet, lorsque nous jetons un coup d'œil autour de nous,  nous voyons que Dieu, selon la logique humaine, répartit de manière très injuste ses bienfaits. Où Il devrait plutôt accorder du bonheur Il ne concède que du malheur. Où Il devrait octroyer la richesse, il donne la pauvreté, et où Il devrait infliger la pauvreté, Il donne la richesse. Lorsque nous attendons sa bénédiction, Il nous gratifie alors  d’un coup dur, tandis qu’en même temps Il maintient les autres dans un perpétuel sourire. Nous sommes amenés à dire, en utilisant une expression moderne, que  Dieu fait toujours des discriminations. Nous sommes scandalisés par cela. Pourquoi ?

Simplement parce que notre cœur est orienté vers toutes ces choses, y adhère, les aime, et y aspire. Mais c’est ailleurs que l’on doit chercher le dénouement de ce drame. Nous ne devrions pas chercher à supprimer cette apparente  discrimination d’injustice apparente. C’est en nous que le changement devrait se produire. Nous devons devenir totalement étrangers  à  l’égard de  l’humain, en tout cas  certainement envers la logique humaine et la pensée humaine, et envers la possession de toutes les bonnes choses. Nous devons être indifférents à l'égard de tout cela. Lorsque nous avons pris de la distance avec  toutes ces choses, alors Dieu peut tout pour nous, car Dieu seul demeure avec nous. Cela nous donne une paix intérieure réelle. Sinon, s’il y a quelque chose dans notre cœur qui n'est pas tourné vers l'autre vie, mais vers celle-ci,  nous ne cesserons pas d'être tourmentés." 
(source  version française de Maxime le minime)

lundi 7 novembre 2011

Laissons les enfants tranquilles...

Extrait d'une interview publiée Par L'Express Styles, le 03/09/2008
"Inscriptions dans les meilleures écoles, surcharge d'activités, etc. La tentation de transformer nos bambins en petits génies est grande... et dangereuse. C'est ce phénomène qu'analyse le journaliste britannique Carl Honoré dans son nouveau livre, Manifeste pour une enfance heureuse.


Carl Honoré
"Tout aurait commencé lors d'une réunion parents-élèves, à Londres, il y a quelques mois. Complimenté par le professeur de dessin sur le travail de son fils de 7 ans, Carl Honoré, journaliste écossais élevé au Canada et vivant à Londres, réagit comme tout papa en de telles circonstances: il rougit de plaisir, se gondole au son de cette douce et si rassurante musique intérieure -"Mon fils est doué!"- avant d'imaginer pour celui-ci, qui n'en demande pas tant, un destin à la Picasso. "Mais, papa, je veux juste dessiner. Pourquoi les adultes doivent-ils toujours tout contrôler?" lance en rentrant de l'école le gamin à son père médusé. Oui, pourquoi vouloir prendre en otage ces années d'insouciance si déterminantes pour l'épanouissement des petits? Sorti en mars dernier en Grande-Bretagne, Manifeste pour une enfance heureuse (éd. Marabout), deuxième livre de Honoré après le remarqué Eloge de la lenteur (50 000 exemplaires vendus en France), se présente comme une réponse à cette pas si naïve interrogation enfantine. Et comme un avertissement adressé à ces trop zélés parents du XXIe siècle - les hyperparents, comme les surnomme Honoré - dans lesquels chacun se retrouvera. " 
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jeudi 3 novembre 2011

La Voie du Christ, par St Raphaël de Lesbos


St Raphaël de Lesbos

"La Voie du Christ est un peu difficile, mais avec de la patience, de la volonté et de l'humilité, on fait des progrès ... Elle implique la tribulation et la souffrance, sans lesquelles il n'est possible à personne de trouver le chemin ouvert pour le bénéfice de son âme."
(Version française de Maxime le minime
 extrait de Modern Orthodox Saints Saints Raphael, Nicholas and Irene of Lesvos,
 by Constantine Cavarnos, INSTITUTE FOR BYZANTINE AND MODERN STUDIES,
 Belmont, Massachusetts, 1990, pp. 145-155)

mercredi 2 novembre 2011

LES DETTES selon le Saint Apôtre Paul

"Rendez à chacun ce qui lui est dû : à qui vous devez l'impôt, l'impôt ; à qui vous devez les taxes, les taxes ; à qui vous devez la crainte, la crainte ; à qui vous devez l'honneur, l'honneur.
N'ayez de dettes envers personne, sinon celle de l'amour mutuel. Car celui qui aime autrui a de ce fait accompli la loi." (Rom. 13,1-8).